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Accusé d’escroquerie, un parlementaire comparaîtra en présentiel pour son procès

Poursuivi pour escroquerie, le député Babour Sghir comparaîtra le 16 février devant le tribunal correctionnel de Casablanca, date à laquelle l’audience a été renvoyée pour permettre au prévenu, placé en détention préventive, d’assister à son procès en présentiel.

Accusé d’escroquerie, un parlementaire comparaîtra en présentiel pour son procès

Le 11 février 2022 à 16h29

Modifié 16 février 2022 à 19h38

Poursuivi pour escroquerie, le député Babour Sghir comparaîtra le 16 février devant le tribunal correctionnel de Casablanca, date à laquelle l’audience a été renvoyée pour permettre au prévenu, placé en détention préventive, d’assister à son procès en présentiel.

Ce procès  risque de défrayer la chronique durant les prochains mois.  Poursuivi pour escroquerie, un parlementaire élu sous les couleurs de l’UC lors des dernières élections législatives est en détention préventive depuis début janvier.

Babour Sghir est poursuivi dans le cadre de deux affaires d’escroquerie, dont l’une en écho à une plainte déposée par BMCE (désormais BOA Bank of Africa). Dans ce dossier pénal, les accusations portent sur des sommes dont nous n’arrivons pas, pour l’heure, à déterminer le montant exact. Les faits sont récusés par la défense du député, évoquant une simple affaire de dettes commerciales.

Les deux procès se sont ouverts fin janvier 2022. Babour Sghir a comparu, ce mercredi 9 février en visio-conférence, devant le tribunal correctionnel de Casablanca, dans le cadre de l’affaire l’opposant à un particulier. Une audience sans grand enjeu qui n’a pas dépassé les 10 minutes chrono.

Apparu en début d’après-midi sur l’écran de la salle 2 du tribunal, aux côtés d’autres détenus, Babour Sghir a répondu à quelques questions routinières pour confirmer son identité. A la question relative à sa profession, le parlementaire a répondu « sans emploi ». « Je n’avais plus rien avant mon arrestation », assure l’ancien chef d’entreprise face à la caméra.

Il ajoute  « sans antécédents judiciaires », avant de préciser qu’il préfère assister à son procès en présentiel. Une demande à laquelle répond favorablement le juge qui annonce le report de l’audience au 16 février.

L’option du distanciel n’étant pas encore encadrée juridiquement, elle reste soumise à la volonté des détenus.

S’il est reconnu coupable d’escroquerie, Babour Sghir risque une peine d’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 500 à 5.000 DH, conformément aux dispositions de l’article 540 du Code pénal.

Le même article prévoit une peine d’emprisonnement portée au double (soit deux à dix ans) et une amende de 100.000 DH au maximum « si le coupable est une personne ayant fait appel au public en vue de l’émission d’actions, obligations, bons, parts ou titres quelconques, soit d’une société, soit d’une entreprise commerciale ou industrielle ».

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