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Aérien : la date de retour des compagnies étrangères dépendra des conditions d’accès au Maroc

Une semaine avant la réouverture des frontières, plusieurs transporteurs étrangers comme Ryanair et EasyJet n’ont toujours pas confirmé leur retour dans le Royaume. Joints par Médias24, ils disent conditionner la reprise de leur activité à l'annonce de mesures d’accès plus souples au territoire marocain.

Aérien : la date de retour des compagnies étrangères dépendra des conditions d’accès au Maroc

Le 1 février 2022 à 16h57

Modifié 1 février 2022 à 17h39

Une semaine avant la réouverture des frontières, plusieurs transporteurs étrangers comme Ryanair et EasyJet n’ont toujours pas confirmé leur retour dans le Royaume. Joints par Médias24, ils disent conditionner la reprise de leur activité à l'annonce de mesures d’accès plus souples au territoire marocain.

Après l’annonce de la réouverture des frontières prévue le 7 février prochain, une partie des compagnies étrangères, n’ont toujours pas dévoilé leur programme de vols entre les destinations internationales et le Maroc. Détails.

« L’annonce des conditions d’accès au territoire marocain est imminente »

Sollicité par téléphone, un dirigeant de Royal Air Maroc nous a de son côté confirmé que la reprise du trafic international aurait lieu dès le premier jour de la date de réouverture du ciel marocain, mais à un rythme progressif.

« Sachant qu’il reste moins de sept jours avant l’ouverture des frontières, la nature des conditions d’accès au territoire national sera normalement annoncée entre aujourd’hui et le jeudi 3 février à l’ensemble des compagnies desservant le Maroc, pour se préparer et pouvoir mettre en œuvre un programme de vols. »

« La RAM va démarrer en utilisant 50% de sa capacité aérienne »

À la question de savoir si toutes les lignes internationales de RAM allaient reprendre du service à la date du 7 février, notre source a répondu par la négative, indiquant qu’il faudra attendre plusieurs mois avant de retrouver un niveau d’activité proche de la période ayant précédé la fermeture des frontières.

« La compagnie nationale va démarrer en utilisant 50% de sa capacité pour desservir en premier lieu les marchés classiques comme la France, l’Espagne et l’Italie, mais il faudra attendre un certain temps avant de reprendre certaines lignes aériennes comme celles de la Grèce, de l’Autriche ou de la Floride (Miami). »

« Si nous prévoyons deux à trois mois avant de retrouver 100% de notre capacité, le retour à une activité normale dépendra en réalité du niveau de la demande qui sera exprimée par les marchés internationaux et, par conséquent, par l’attractivité ou pas des mesures qui seront bientôt annoncées. »

« Sans conditions flexibles, les compagnies étrangères mettront du temps à revenir »

« Pour booster cette demande comme ce qui se fait dans des destinations touristiques concurrentes, nous espérons que les autorités marocaines vont mettre en œuvre des conditions d’accès flexibles, avec la présentation d’un test PCR négatif et/ou d’un certificat de vaccination valide au cours du séjour », estime de son côté une source du transport aérien..

« A contrario, la mise en place d’autres mesures coercitives, comme l’obligation de rapatrier un voyageur testé positif à l’arrivée, risque de décourager plusieurs compagnies à revenir au Maroc », avance cette source.

La compagnie nationale sera également tenue de suivre les conditions d’accès au Maroc qui seront imposées à l’ensemble des transporteurs aériens.

« Un retour conditionné à la nature des restrictions qui vont être annoncées »

Sollicité à son tour, une source fiable de Ryanair nous a confié attendre avec impatience les décisions d’accès au territoire marocain qui doivent être annoncées sous peu sous forme de communiqué, ou à l’issue du prochain Conseil de gouvernement qui se tiendra le 4 janvier prochain.

« Tant que nous ne connaîtrons pas les mesures exactes à mettre en œuvre pour desservir le Maroc, Ryanair ne pourra pas annoncer de date de retour et encore moins un programme de vols », temporise notre interlocuteur. D’après lui, Ryanair se pliera dans la mesure du possible aux restrictions décidées.

« Dans l’idéal, Ryanair pourra démarrer avec un taux de remplissage de ses avions de 84% »

« À l’instar de nos concurrents, nous plaidons pour de nouvelles conditions d’accès qui se limiteront à la présentation nécessaire d’un test PCR négatif récent et/ou d’un pass vaccinal comme cela se fait pour les 18.000 vols opérés par Ryanair dans les pays européens contre zéro aujourd’hui au Maroc. »

« Si le Maroc devait maintenir des restrictions impossibles à mettre en œuvre, il n’y aura aucune reprise de sitôt, mais s’il suit la concurrence internationale qui réclame uniquement un test PCR négatif, Ryanair pourra démarrer avec un taux de remplissage aérien de 84% comme c’est déjà le cas partout ailleurs », explique notre source qui attend l’annonce des autorités avant de se décider à programmer des vols.

Air France et EasyJet dans l’expectative

Tout en excluant de quitter le marché marocain, la compagnie Air France, maison mère de Transavia qui a annoncé reprendre ses liaisons à partir du 7 février prochain, attend de prendre connaissance de la faisabilité des décisions publiques avant de desservir à nouveau toutes les villes touristiques marocaines où elle était présente.

De son côté, le transporteur EasyJet n’a pas souhaité faire de commentaires sur ses intentions de retour avant d’être informé des nouvelles conditions d’accès au territoire marocain.

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