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Coronavirus

L'hydroxychloroquine n'est pas un remède, mais il freine la contagion (Ait Taleb)

Radio 2M a diffusé ce mardi 29 septembre ce qui est probablement la meilleure interview du ministre de la Santé, réalisée par la journaliste Fatiha Laouni. Voici ce qu'a répondu le ministre concernant l'hydroxychloroquine, la capacité en lits de réanimation et les respirateurs marocains.

L'hydroxychloroquine n'est pas un remède, mais il freine la contagion (Ait Taleb)
Rédaction Médias24
Le 29 septembre 2020 à 16h35 | Modifié 11 avril 2021 à 2h48

>Sur l'hydroxychloroquine, le ministère confirme qu'il ne s'agit pas d'un remède (il ne guérit pas), mais d'un produit qui freine l'infection au départ et réduit la contagiosité. Il utilise même le conditionnel et laisse au médecin la liberté de le prescrire ou pas.

Voici sa réponse:

"La chloroquine avait fait ses preuves dès le démarrage pour la riposte anti-Covid. Il n’y a pas de remède au jour d’aujourd’hui qui est avéré, qui a reçu l’AMM dédiée au Covid. Il n’y en a pas.

"Il y a eu des essais cliniques pendant la pandémie et bien sûr, il y a les utilisations de fortune que l’on peut préconiser. Et au vu de certains résultats, de certaines études cliniques, la chloroquine avait une certaine efficacité contre l’entrée du virus dans la cellule pour ne pas infecter l’organisme. Et ça permet, et c’est son rôle essentiellement, c’est pas dans les situations graves, tout au début, ça permettrait de diminuer la charge virale et de diminuer la contagion.

"Ça, c’est un élément fondamental que certains pays avaient préconisé.

"Vous dites que certains pays avaient interdit ce protocole : je dirais que non ; il y en a certains qui se sont acharnés, qui se sont attachés davantage ; je citerais par exemple la Russie qui est revenue sur la chloroquine, le Brésil qui a traité ses patients par la chloroquine, certains pays d’Afrique qui sont sur la chloroquine, et nous avons-nous certains résultats qui sont très probants et satisfaisants, depuis que nous avions commencé ce protocole sur la recommandation du comité technique et scientifique.

"Chaque pays a sa souveraineté et la prescription d’un médicament relève de la liberté du médecin. Donc, c’est au médecin de dire oui je suis convaincu je traite ou bien non, je ne traite pas".
 

>La vente d'hydroxychloroquine en officine.

Le ministre confirme l'info révélée par Médias24: l'hydroxychloroquine sera bien vendue en pharmacie, sur ordonnance, pour les maladies chroniques et pour la Covid. Voici ses propos:

"Le Maroc produisait le sulfate de chloroquine qui est la nivaquine. Mais la nivaquine reste un médicament qui est un peu mal toléré et donne des effets indésirables sur le plan gastrique.

"Le sulfate d’hydroxychloroquine est mieux toléré et d’ailleurs ce médicament n’est pas utilisé contre le covid à l'origine, mais dans les cas du paludisme, certaines maladies rhumatismales et inflammatoires chroniques, polyarthrites rhumatoïdes, vascularites etc...

 "Le Maroc a commencé à produire le sulfate d'hydroxychloroquine. C’est un générique du plaquenil qui bientôt sortira sur le marché marocain et nous n’aurons pas de problème de rareté du produit. Il sera délivré sur ordonnance."

>>>>IL FAUT CESSE DE FAIRE CROIRE QUE L'HYDROXYCHLOROQUINE EST UN TRAITEMENT

>Les respirateurs marocains

Le ministre s'explique sur la lenteur de leur homologation et de leur adoption par le ministère marocain de la Santé.

"Cela demande du temps. Sortir un respirateur jusqu’à l’étape clinique, cela passe par des étapes: les essais au niveau de l’animal, les essais cliniques sur l’homme et bien sûr des tests de solidité, de sécurité etc

"Ça prend du temps, on ne peut pas concevoir un respirateur rapidement et le mettre à l’utilisation, il faut d’abord le sécuriser.

"Un respirateur, c’est quelque chose de complexe, on ne connaît pas sa longévité, à quel moment il peut poser des problèmes, éventuellement pendant la ventilation d’un patient donc il faut avoir toutes les certitudes, et les garanties que c’est fiable pour permettre un ensemble de paramètres de réanimation pour qu’ils soit mis pour utilisation courante en réanimation.

"Ça, c’est une question qui revient aux spécialistes et aux experts de réanimation. Ça ne peut pas se faire du jour au lendemain s’il n'y a pas plusieurs essais sur des malades.

"C’est ce que nous avons demandé et nous sommes en train d‘accompagner ses concepteurs pour mettre à contribution au niveau de certains hôpitaux pour l’essai et que le comité d’éthique le valide".

>Réanimation

Le Maroc dispose de 1.833 lits de réanimation au total, dont seuls 280 sont occupés, soit 16% de la capacité, déclare le ministre. L'alerte de capacité est déclenché à 65%. Khalid Ait Taleb ne dit pas si le Maroc dispose ou pas des ressources humaines suffisantes pour prendre en charge l'ensemble de ce parc.

L'émission a été diffusée sur Radio 2M.

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Rédaction Médias24
Le 29 septembre 2020 à 16h35

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