Coronavirus : la distance physique ne suffit pas
Un ou deux mètres ? Quelle est la distance physique à prendre pour éviter la contamination au coronavirus ? Ventilation, densité d'occupation des lieux, temps d'exposition, niveau sonore... autant d'autres facteurs à prendre en considération, selon une récente étude.
La distanciation physique est l'une des mesures de précaution contre la covid-19, mais il n'est pas clair à quelle distance et pendant combien de temps la contamination est sûre dans différents contextes.
Une étude publiée en août dernier dans la revue médicale BMJ remet en question les règles stipulant une seule distance physique pour réduire la transmission du coronavirus.
Les règles qui stipulent une distance physique spécifique (1 ou 2 mètres) sont basées sur une notion "obsolète et dichotomique de la taille des gouttelettes respiratoires", estiment les auteurs de l'étude.
L’étude met l'accent sur les autres facteurs à prendre en considération: la ventilation, la densité d’occupation des lieux, le temps d’exposition, le port ou non du masque ou encore le niveau sonore auquel parlent les personnes présentes sur le même lieu.
Les chercheurs synthétisent le risque de transmission selon ces facteurs, comme suit:
Par exemple, dans un endroit bien ventilé, avec une densité de population élevée, le risque de contamination est faible si les personnes présentes portent un masque, parlent doucement et restent sur les lieux peu longtemps.
Le risque augmente si les personnes crient (même avec un masque et même sur une courte durée). Il devient encore plus élevé si elles ne portent pas de masque.
Données relatives
Ces niveaux de risque de contamination restent relatifs, selon les chercheurs, en particulier en ce qui concerne les seuils de temps et d'occupation. Ils n'incluent pas de facteurs supplémentaires tels que la vulnérabilité des individus à l'infection, la charge virale, la circulation de l'air... L'humidité peut également être importante, relève l'étude.
La distanciation physique ne devrait être considérée, selon l'étude, que comme une partie d'une approche de santé publique plus large pour contenir la pandémie de Covid-19.
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