Coronavirus : “Les consommateurs marocains doivent arrêter de paniquer”
Bouazza Kharrati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur estime que la panique des Marocains suite au Coronavirus "est la principale cause de la hausse des prix des produits alimentaires". Cette ruée doit s’arrêter compte tenu des stocks disponibles.
Une ruée vers les grandes surfaces et les commerces de proximité a été observée depuis ce vendredi 13 mars. Les Marocains paniquent à cause du Coronavirus et s'approvisionnent en masse. D'où une flambée des prix, notamment des produits alimentaires.
"Cette augmentation des prix est normale. Le consommateur en est directement responsable. La ruée est non justifiée, les supermarchés et les commerces ne vont pas fermer et leurs stocks ne vont pas s'épuiser”, nous déclare Bouazza Kharrati.
Il souligne par ailleurs que les rassemblements dans les commerces doivent être évités car ils augmentent le risque de contamination.
De ce fait, notre interlocuteur invite les consommateurs à arrêter de paniquer pour permettre à tous les citoyens d’accéder aux produits alimentaires.
De son côté, Ouadi Madih, président de l’Association de protection du consommateur Uniconso, affirme que "certes, les commerçants profitent et usent de cette situation de panique. Mais le manque de sensibilisation du consommateur joue un rôle primordial dans la hausse des prix."
“Les Marocains doivent arrêter de paniquer et n’acheter que ce dont ils ont besoin uniquement, le Maroc n’est pas en situation de crise,” ajoute la même source.
L’association de protection du consommateur est actuellement en train de mettre au point son plan d’action pour faire face à cette progression des prix des produits alimentaires, qui implique principalement la sensibilisation du consommateur ainsi que les commerçants et les fournisseurs.
D'autre part, le ministère de l'industrie et du commerce a également rassuré que l'offre des produits transformés les plus consommés couvre largement les besoins des ménages.
Par ailleurs, les citoyens ne doivent pas hésiter à déposer une réclamation s’ils remarquent une hausse anormale des prix. Cela en contactant le service économique et social de la préfecture de leur ville, ou à travers le portail Khidmate Al Moustahlik , mis en place par le ministère du commerce, ou encore l’application mobiConso, créée par la FNAC (Fédération nationale des associations du consommateur).
Pour rappel, l'article 4 de la loi 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence, des mesures temporaires contre des hausses ou des baisses excessives de prix, motivées par des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé, peuvent être prises par l’administration, après consultation du conseil de la concurrence. La durée d’application de ces mesures ne peut excéder six mois prorogeable une seule fois par l’administration.
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