Cri d'alarme du tissu associatif de Tanger pour sauver la nouvelle décharge contrôlée
Une coalition d’associations à Tanger, regroupant une vingtaine d’ONG, a lancé lundi 14 janvier 2019, un cri d’alarme concernant la décharge contrôlée et le traitement de déchets dans la ville du Détroit.
Si rien n’est fait et au rythme où vont les choses, il n’y aura pas de décharge contrôlée ni de gestion réelle des déchets de Tanger avant 2021 au plus tôt.
Cette situation rappellera aux lecteurs le cas de la décharge de Casablanca.
Le programme de développement Tanger Métropole 2013-2017, lancé par le Roi Mohammed VI, prévoyait selon cette coalition, la création d’une décharge contrôlée dans la zone de Sguedla, à l’horizon 2017.
La coalition appelle le gouvernement à assumer ses responsabilités et à prendre les choses d’une manière volontariste. Dans ce cas, il y a des chances pour que le projet aboutisse avant 2021, déclare Moez Adnane, secrétaire général de la coalition, joint par Médias24.
La situation actuelle est la suivante: Tanger dispose d’une décharge sauvage, située à Moghogha. Il a été décidé de créer une décharge contrôlée à Sguedla.
Le département de l’Environnement a effectué les travaux de terrassement et créé sur le site de Sguedla, 8 casiers d’enfouissement. En octobre 2017, la commune de Tanger avait accordé le marché de gestion déléguée de la nouvelle décharge à un adjudicataire. Cette société adjudicataire n’a pas encore pris possession des lieux selon le communiqué de la coalition, parce que le marché n’a toujours pas été visé par le ministère de l’Intérieur.
Les problèmes ne s’arrêtent pas là.
Le projet prévoit la création d’un Centre appelé centre de transformation, situé à Moghogha, où seront collectés les déchets de la ville, avant leur acheminement vers Sguedla. Ce centre n’a pas été construit. Ni d’ailleurs la route de 30 km qui doit le relier à Sguedla. Et si jamais la commune de Tanger souhaitait réaliser la route et le centre de collecte et de transformation, cela serait impossible, car elle n’en a pas les moyens financiers, déplore la coalition.
Cette dernière lance donc un appel au gouvernement, demandant une implication forte et rapide, notamment sur le plan financier et pour superviser le marché de gestion déléguée de la nouvelle décharge.
Affaire à suivre.
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