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Nizar Baraka en voie de s’imposer comme l’alternative à Chabat

Nizar Baraka, par ailleurs président du Conseil économique, social et environnemental, poursuit un patient et discret travail de terrain. Son style progressif et sans heurts le positionne de plus en plus comme l’homme de la situation. 

Nizar Baraka en voie de s’imposer comme l’alternative à Chabat

Le 3 avril 2017 à 15h46

Modifié 11 avril 2021 à 2h39

Nizar Baraka, par ailleurs président du Conseil économique, social et environnemental, poursuit un patient et discret travail de terrain. Son style progressif et sans heurts le positionne de plus en plus comme l’homme de la situation. 

La date du congrès qui doit renouveler les instances de l’Istiqlal est toujours inconnue mais on sait qu'il se tiendra au plus vite, probablement fin juin. Le style de Ouled ennass de Nizar Baraka  tranche avec l'excitation ambiante et suscite les ralliements au sein de l’appareil du parti pour mettre fin au mandat de Hamid Chabat.

Depuis sa première sortie effectuée à Tanger où il défendait l’unité du parti, le candidat multiplie les rencontres sur le terrain avec des militants de base, des notables et des parlementaires de son parti.

La dernière a eu lieu ce week-end dans région de Berrechid, Settat, Oued Zem, Khouribga où on a l’a même vu en compagnie de l’ancien haraki Lahcen Haddad élu député sous les couleurs de l’Istiqlal dans la ville de Khouribga.

Après les violences verbales et physiques qui ont eu lieu samedi 1er avril au siège de l’Istiqlal à Rabat avec des affrontements entre partisans de Chabat et ceux de Hamdi Ould Rachid qui soutient Baraka, ce dernier apparaît de plus en plus comme une alternative reposante.

Interrogé par Médias24, Toufik Hejira, président du Conseil national (parlement) du PI, soutient que "le seul candidat valable pour mettre fin au désordre qui règne dans le parti est Nizar Baraka".

"Pour de plus en plus de militants et cadres, il est le seul à pouvoir effacer l’image ternie par les agissements inconsidérés de Chabat. Pour l’instant, seuls M’Hamed El Khalifa et Abdelouahed El Fassi (oncle de Nizar Baraka) ne se sont pas encore prononcés en sa faveur. Le mouvement de ralliement prend cependant de l’ampleur même si le secrétaire général sortant veut garder l’article 54 pour l’empêcher se porter candidat contre lui", affirme le numéro 2 de l’Istiqlal.

Il poursuit que si Chabat refuse d’amender cette disposition qui exclut la candidature de son rival car il ne fait pas partie du comité exécutif, les soutiens de Baraka esteront en justice comme l’ont fait avec succès Yasmina Baddou et Karim Ghellab après leur suspension.

"Le parti est confronté à un dictateur qui veut être le candidat unique et exclure tout adversaire. L’article 54 est non seulement en contradiction avec la loi 29-11 sur les partis mais aussi avec la Constitution de 2011 qui prônent toutes deux la démocratie au sein des organisations partisanes.

"De plus, après ses propos malheureux sur la Mauritanie, les affidés de Chabat n’ont pas hésité samedi 1er avril à traiter des istiqlaliens de Laâyoune d’éléments du polisario parce qu’ils ont rejoint le camp de Hamdi Ould Rchid et qu’ils voulaient être fixés sur la date du congrès reporté sine die".

"Pour l’instant, je pense qu’il serait suicidaire d’organiser le 17ème congrès dans les conditions actuelles car le risque d'affrontement avec ses troupes de l’UGTM, de la Chabiba et de Fès empêche tout débat serein. Il aura sans doute lieu après le ramadan mais en attendant, Baraka continue son tour des régions pour convaincre en plaidant l’unité du parti menacé d’implosion. Il est regrettable que ce conflit n’ait pas porté sur des idées mais sur une personne qui veut s’accrocher à tout prix à sa chaise", conclut l’ancien ministre.

Majoritaires au sein du conseil exécutif et dans les deux groupes parlementaires, les contestataires à la direction actuelle du parti qui se font appeler les réformateurs devaient s'affirmer mardi 4 avril lors d'une réunion du comité exécutif au siège central du parti. Cette réunion a toutefois été annulée lundi après midi par Chabat.

Hormis l’épisode de l’UNFP (ancêtre de l’USFP) née d’une scission avec l’Istiqlal en 1959, jamais le premier parti nationaliste du Maroc n’a été aussi menacé dans son unité voire dans son existence mais la stratégie consensuelle à petits pas du candidat Baraka pourrait changer les choses à terme. C'est en tous les cas le sentiment que nous avons relevé auprès de plusieurs membres de l'Istiqlal, du comité exécutif, du parlement ou du Conseil national.

Après avoir reproché à Nizar Baraka sa "timidité", les voilà qui trouvent son approche progressive bien pertinente.

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