Risque politique: le Maroc est un pays à risque ''modéré''
Le Maroc est le pays le plus stable en Afrique du Nord. C’est ce que constate la 19e édition de la Carte des risques politiques (Political Risk Map 2016) établie par la société britannique AON Risk Solutions. Ce n'est pas une découverte, mais cela fait du bien de l'entendre et de le lire.
À la différence de ses voisins du Maghreb et de l’Afrique du Nord, le Maroc figure parmi les pays à risque politique ''modéré''. L’Algérie, la Mauritanie, la Tunisie et l’Egypte sont considérés comme pays à "haut risque moyen", tandis que la Libye est notée comme pays à ''très haut risque''.
Le classement du Maroc comme zone à risque modéré est quasiment le même depuis l'année 2011, sauf en 2014, où il était noté pays à "bas" risque.
Selon la société britannique de consulting ''AON'', qui vient de mettre à jour sa carte évaluant le risque pays/risque terroriste dans le monde, le Maroc partage la note "risque modéré" avec des pays émergents comme le Brésil, la Chine ou l'Afrique du Sud, sur le plan international.
"Le Maroc est une monarchie d'Afrique du Nord, relativement stable et dotée d’un très bon climat d’affaires, par rapport aux autres pays de la région. Il a un niveau modéré de risque politique," indique la note analytique sur le Maroc sur le site web de riskmaps.aon.co.uk.
Et de poursuivre que "les transitions difficiles qui ont eu lieu en Tunisie, Egypte, Syrie et en Libye ont réduit la pression sur le Roi Mohammed VI, qui a renforcé le rôle du législateur [gouvernement/Parlement], tout en conservant certains pouvoirs importants."
Concernant le volet économique, la note affirme que ''les zones offshores ont réussi à attirer les opérateurs européens d’offshoring'' et que ''la vulnérabilité de l’Europe a négativement impacté la croissance du Royaume et contribué au maintien du déficit de la balance commerciale''.
Elle précise également que "la réforme des subventions aux carburants va permettre d'assurer plus de soutenabilité fiscale. Cependant, le Maroc reste vulnérable face aux aléas climatiques et en l’occurrence la sécheresse, qui nuit à la croissance et exerce une pression sur le budget de l'Etat, à travers les subventions aux agriculteurs."
Notons que AON, la société mère de AON Risk Solutions est l’un des gestionnaires de risques et courtiers en assurances les plus importants au monde. Ses rapports sont sérieusement pris en compte par les multinationales dans leurs stratégies d'investissement.
à lire aussi
Article : Coupe du monde 2026 : avant le choc face au Brésil, Lekjaa rend visite aux Lions
Le président de la FRMF s’est rendu vendredi 12 juin au lieu de résidence de la sélection marocaine au New Jersey, à la veille de son entrée en lice, prévue samedi 13 juin à 23h00, dans le groupe C du Mondial.
Article : Travail des enfants : malgré le recul, 101.000 mineurs encore concernés
À l’occasion du 12 juin, l’ONDE lance une campagne nationale de sensibilisation, alors que 62.000 jeunes restent exposés à des activités dangereuses et que la déscolarisation demeure l’un des principaux signaux d’alerte.
Article : Financement de l’économie : en 2025, le marché des capitaux a changé de taille
Derrière la hausse du MASI et le retour des introductions en Bourse, un mouvement plus discret s’est accéléré : les levées de capitaux ont progressé de 30,6%, portées par la dette privée, les FPCT et les premiers signaux venus des OPCI. Détails.
Article : Hydrogène vert : les projets TAQA-Moeve et ORNX au Sahara prennent forme
Réunis le 11 juin à Rabat, les comités de suivi ont validé les premiers livrables techniques de deux unités prévues à Dakhla-Oued Eddahab et Laâyoune-Sakia El Hamra, quelques mois après la signature des contrats de réservation foncière avec l’État.
Article : Casablanca Broadcast Days revendique une place accrue de l’audiovisuel dans les grands chantiers du Maroc
Pour sa 10e édition, le salon professionnel a réuni plus de 1.000 participants et plusieurs marques internationales autour d’un enjeu désormais central : faire des technologies de l’image et du son un maillon des infrastructures publiques, de la sécurité, de l’éducation et de l’événementiel à l’horizon 2030.
Article : Bourse de Casablanca : les petits porteurs reviennent en force
En un an, le nombre de comptes-titres est passé de 230.604 à 401.169, selon l’AMMC. Derrière cette progression spectaculaire, les particuliers marocains concentrent l’essentiel de la hausse et pèsent désormais davantage dans l’activité réelle du marché. Détails.