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Tourisme. Le passeport désormais exigé pour toutes les nationalités aux frontières marocaines

L’absence de coordination entre les autorités et les opérateurs touristiques a entraîné le blocage de touristes pour défaut de passeport dans la zone internationale de l’aéroport d’Agadir. Le groupe a finalement été admis sur le territoire national, grâce à l’intervention du wali de la ville.

Tourisme. Le passeport désormais exigé pour toutes les nationalités aux frontières marocaines
Samir El Ouardighi
Le 25 juin 2015 à 13h10 | Modifié 25 juin 2015 à 13h10

Les touristes européens étaient autorisés à entrer au Maroc avec une simple carte d’identité, mais depuis le 18 juin dernier, le ministère de l’Intérieur les oblige à présenter un passeport aux frontières marocaines, pour des raisons de sécurité tout à fait compréhensibles.

Jusque là, rien de surprenant, sauf qu’avant d’appliquer ce changement de procédure administrative, les autorités n’ont pas jugé utile d’informer les tours opérateurs et les professionnels du secteur.

Ce défaut d’information a débouché sur une situation dont les opérateurs touristiques se seraient bien passés. Un groupe de 28 touristes français venant de Nantes avec le TO Marmara a été bloqué pendant de longues heures à l’aéroport d’Agadir avant d’être autorisé à entrer au Maroc. Cela se passait il y a quelques jours.

Le fait qu’ils n’avaient pas de passeport comme le stipule la loi est indiscutable, mais il aurait été préférable que les auteurs du changement de procédure en aient avisé au préalable les professionnels organisant ces voyages de groupe.

Joint par Médias 24, Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, affirme que ce genre de dysfonctionnement ne se reproduira plus à l’avenir, car son département a pris les choses en main.

Sur les 28 touristes finalement autorisés à entrer sans passeport au Maroc, trois d’entre eux, furieux de l’accueil, ont préféré rebrousser chemin pour rentrer en France.

Le TO Marmara, partenaire du groupe Atlas Voyages en charge de l’accueil de ce groupe de touristes n’était absolument pas au courant des nouvelles directives du ministère de l’Intérieur, malgré le fait qu’il dispose de représentants au Maroc.

Un professionnel d’Agadir interrogé désespère de la loi des séries qui risque d’impacter la destination Agadir: pancarte no bikinis, étudiantes poursuivies à Inezgane pour port de robe et maintenant un manque de communication et de coordination qui risque de nous porter préjudice.

"Nous avons tous été pris au dépourvu, personne n’était au courant, alors qu’il y a eu un précédent à Marrakech, avec le voyagiste Look Voyages quelques jours avant cet incident. Les mauvaises cartes s’enchaînent pour notre secteur et on ne pourrait pas s’y prendre mieux si on voulait délibérément ruiner la promotion du tourisme marocain. Si le PDG d’Atlas Voyages, partenaire du TO Marmara n’avait pas fait intervenir le wali pour faire entrer ce groupe au Maroc, nous n’aurions pas eu 3 détracteurs de l’accueil marocain, mais 28», conclut ce professionnel. 

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Samir El Ouardighi
Le 25 juin 2015 à 13h10

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