L’ex-premier ministre Algérien pour la réouverture des frontières
Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien (1991-1992) a exprimé son souhait de voir les frontières entre le Maroc et l’Algérie rouvertes et les pays du Maghreb enfin unis.
Pour lui, les Marocains et les Algériens forment un seul peuple séparé par des frontières politiques.
En 2011, il avait affirmé qu’aucun gouvernement sensé ne souhaiterait l’existence de conflits avec les pays qui l’entourent. Vendredi, dans un entretien accordé à Attajdid, quotidien du PJD, l’homme à l’éternel nœud papillon a estimé que le Maroc et l’Algérie ne peuvent avoir des relations paisibles sans une confiance mutuelle. Justement, «c’est ce manque de confiance qui empêche de régler la question du Sahara», a-t-il déclaré.
Selon lui, le peuple algérien ne s’intéresse pas à la question du Sahara. «Ce qui l'importe avant tout, c’est de voir que les deux pays voisins ont de bonnes relations», avant d’ajouter qu’ «il est inadmissible et insensé que les frontières soient aujourd’hui fermées.»
Ensuite, l’ancien premier ministre, farouche opposant à la politique du président Abdelaziz Bouteflika, a insisté sur l’importance d’une vraie unification des pays d’Afrique du Nord. «Je ne vois aucun avenir pour nos pays en dehors du Maghreb Uni», précisant que le Maroc et l’Algérie doivent s’inspirer du modèle européen afin de créer une véritable force de négociation, dans un monde de plus en plus mondialisée.
Dans ce sens, il a rappelé que «les pays d’Europe ont connu des guerres pendant des siècles, avant de se rendre compte que la seule issue était de s’unifier(…). Nous avons la même langue, la même religion, nous sommes un même peuple. Notre sang est le même. En réalité, nous sommes un seul peuple séparé par des frontières politiques. Et rien ne justifie une telle situation», a-t-il conclu.
Acteur et témoin des cinquante années écoulées depuis l’indépendance de l’Algérie, Sid Ahmed Ghozali a été, entre 1988 et 1992, respectivement ministre des Finances, chef de la diplomatie et chef du gouvernement. Il était en poste lors de l'annulation des premières élections que le Front islamique du salut (FIS, dissous) a failli remporter en décembre 1991, ce qui avait provoqué en Algérie une guerre civile qui a fait 200.000 morts.
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