Le Maroc lance son ambitieux plan solaire à Ouarzazate
Une première, très attendue au Maroc et dans toute la région: le lancement de l'ambitieux programme solaire marocain à Ouarzazate. A terme, une centrale de 500 MW et des investissements considérables.
Il s’agit d’une première dans la région et dans le monde, un moment très attendu par la communauté scientifique, les opérateurs économiques et tout le secteur de l’énergie et de l’environnement dans la région Mena (Afrique du Nord-Moyen Orient). Le Roi Mohammed VI a lancé vendredi 10 mai 2013, la phase I des travaux du plan solaire marocain à Ouarzazate. Il s’agit d’un plan très ambitieux qui va considérablement impacter le pays dans différents domaines : indépendance énergétique (42% de la capacité installée concernera des énergies renouvelables, dont le tiers en solaire), création d’une nouvelle filière solaire, exportation d’énergie verte vers l’Europe, création d’emplois…

Cette première centrale du complexe solaire intégré d'Ouarzazate a été baptisée « Noor » par le souverain.
Première du genre au monde en termes de capacité de production (160 MW), la future centrale (7 milliards de dirhams) sera opérationnelle dans un délai de 28 mois et permettra la promotion de l'industrie locale, l'acquisition d'une expertise de haut niveau en la matière, le développement intégré de la région d'implantation, ainsi que la production d'une énergie électrique propre et renouvelable, a rappelé M. Bakkoury, président du directoire du Masen (agence marocaine de l’énergie solaire) à l’occasion de cette cérémonie.
S 'étendant sur 3.000 hectares, le complexe solaire "Noor" devra atteindre à terme une capacité de production globale de 500 MW, a-t-il expliqué, notant que ce projet bénéficie du soutien de bailleurs de fonds internationaux, d'importants opérateurs et développeurs d'énergie solaire et d'acteurs de la société civile.
Le Maroc a opté pour le solaire, choix plus ambitieux et plus coûteux que des solutions faciles à financer telles que le nucléaire. Il s’agit d’un arbitrage royal, avec le dessein de construire une économie verte, respectueuse de l’environnement, et de créer autour, des filières industrielles intégrées.
À découvrir
à lire aussi
Article : La Princesse Lalla Asmaa lance à Rabat le programme “La prothèse auditive pour tous”
La Princesse Lalla Asmaa, présidente de la Fondation Lalla Asmaa, a présidé mardi 16 juin à Rabat la première Journée des patients souffrant de surdité. L’événement a été marqué par le lancement du programme national "La prothèse auditive pour tous". Un programme inédit destiné à rendre l’appareillage auditif gratuit et accessible aux Marocains les plus démunis.
Article : André Azoulay reçoit le prix Boutros Boutros-Ghali de la Paix
Le Forum de Crans Montana salue l’engagement de longue date du conseiller du Roi Mohammed VI en faveur du dialogue interculturel, de la mémoire judéo-marocaine et du rayonnement d’Essaouira.
Article : Fruits rouges : l’émirati Elite Agro porte son pari marocain à 1,3 MMDH
Avec une septième ferme de 200 hectares inaugurée à Kénitra, le groupe place le Royaume au cœur de sa production de myrtilles et de framboises.
Article : Maroc-Écosse : l'Ouzbek Tantashev au sifflet, deux ans après la demi-finale olympique mouvementée contre l’Espagne
Désigné par la FIFA pour la rencontre du 19 juin au Boston Stadium, celui qui est arbitre international depuis 2013 avait quitté le terrain dès la 15e minute aux Jeux olympiques de Paris après une collision avec Marc Pubill.
Article : Mr. Bricolage vise 45 magasins au Maroc d'ici 2032 et un plan d'investissement de 700 MDH
Mr. Bricolage Maroc prévoit le déploiement de 45 magasins d’ici 2032, au rythme d’une ouverture toutes les huit semaines, dans le cadre d’un plan porté par un investissement de 700 millions de DH.
Article : Loi 16.22 sur les adouls : l’Ordre réagit à la décision de la Cour constitutionnelle
L’invalidation partielle du texte par la Cour constitutionnelle est accueillie avec soulagement par une partie de la profession, qui y voit la confirmation de réserves exprimées depuis plusieurs mois. Mais pour Maître Driss Trali, membre du bureau exécutif de l’Ordre national, la réforme reste incomplète tant que le dépôt des fonds, l’officialité pleine de l’acte et l’indépendance de l’instance professionnelle ne sont pas consacrés par la loi.