Les secteurs qui recrutent le plus au Maroc
Les fonctions les plus recherchées sont celles liées aux métiers de la vente, de la gestion-finance et de la production-maintenance. Les services, l'offshoring, l'IT... sont les secteurs les plus demandeurs.
Loin de parler de « crise », le marché de l’emploi au Maroc a vu des jours meilleurs. « Il ne s’agit pas encore réellement de crise, mais d’un ralentissement en tout début d’année, qui a ensuite laissé place à un mois de février prometteur. L’indicateur de mars, quant à lui, a connu une baisse qu’il faut tempérer vu le contexte des clôtures des comptes », nous explique Charlotte Lefort, directrice des opérations à Rekrute.com.
La bonne nouvelle est, qu’en dépit de cette conjoncture « mitigée », certains secteurs sont toujours très actifs et continuent à recruter notamment l’offshoring, les métiers de la vente, le BTP, le secteur financier, les télécoms, les nouvelles technologies, la distribution et l’industrie agroalimentaire.
Rien que pour l’offshoring, et à l’horizon 2015, le secteur ambitionne de recruter à lui seul près de 70.000 personnes. Depuis une dizaine d’années, le marché est en constante croissance : plus d’une cinquantaine de centres d’appel ont vu le jour et plus de 10.000 postes ont été pourvus.
Concernant le BTP, le secteur est un véritable moteur de l’économie nationale, grâce à la multiplication des chantiers lancés à travers le pays notamment les infrastructures et l’habitat. Toutefois, il souffre d’une pénurie de main-d’œuvre, surtout celle qualifiée. L’offre est bien présente mais la demande ne suit pas.
Par ailleurs, un changement de taille est à noter. En 2011, le secteur de l’automobile se plaçait comme le secteur le plus actif en terme de recrutement. Aujourd’hui, il affiche une baisse au profit de celui des centres d’appel. Selon la dernière analyse du portail Rekrute.com sur les tendances RH de l’année 2012, le secteur de l’automobile est moins actif avec 6% de part des annonces diffusées contre 11%. Ce phénomène trouve sans doute son explication dans le développement des usines de Renault-Nissan à Tanger.
Les débutants sont de plus en plus demandés
Autre bonne nouvelle, les nouveaux diplômés sont de plus en plus sollicités par les recruteurs. Selon la même analyse, 14% des annonces diffusées par le portail Rekrute.com, concernent les débutants et les profils de moins d’une année d’expérience, soit une augmentation de 75% par rapport à 2011. Pratiquement absents en 2010, ces postes, en revanche, n’ont représentés que 8% des annonces en 2011.
Les profils juniors ont également la côte. Les entreprises sont à la recherche de profils avec des expériences relativement récentes : 60% entre 1 et 5 ans contre 22% de 5 à 10 ans.
Si le marché de la demande est très actif - chaque annonce attire en moyenne de 50 candidatures, voir plus pour certains postes - les recruteurs ont pourtant du mal à dénicher certains profils. « Les profils les plus difficiles à trouver sont ceux qui demandent des compétences expertes, ou encore quand les recruteurs recherchent de multiples spécialités, combinées avec la maîtrise de langues ou la connaissance de normes précises par exemple. A titre d’exemple, nous pouvons mentionner des métiers liés à la supply chain », conclut Charlotte Lefort.
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