Le climat général des affaires globalement « normal » au 1er trimestre 2013
Le climat général des affaires est considéré globalement « normal » au cours du premier trimestre 2013, avec un solde d'opinion de 71%, indique Bank Al-Maghrib (BAM) qui précise que dans les industries chimiques et para-chimiques, cette proportion est de 77% contre 54% dans les industries métalliques et métallurgiques.
Pour le trimestre prochain, 79 des industriels s'attendent aussi à un climat d'affaires « normal », selon les résultats trimestriels de l'enquête mensuelle de conjoncture réalisée par la Banque centrale.
En termes d'approvisionnement, 67% des entreprises ont estimé que les conditions d'approvisionnement auraient été normales durant le premier trimestre de l'année et 31% les jugent plutôt faciles.
Au niveau des industries chimiques et para-chimiques, 40% des industriels estiment que ces conditions étaient « faciles » et 59% « normales ».
Quant aux stocks des matières premières détenus par les entreprises, ils seraient restés à leur niveau normal selon 81% des industriels, relève l'enquête qui précise que cette proportion est supérieure à 79% dans toutes les branches d'activité, à l'exception de celle des industries mécaniques et métallurgiques où 51% des enquêtés qualifient le niveau des stocks de « normal ».
Selon l'enquête, l'effectif global des employés n'aurait pas connu de changement durant le premier trimestre de 2013. En effet, dans les industries agroalimentaires, 96% des répondants ont déclaré que les effectifs employés n'ont pas changé, tandis que dans les autres branches, ce pourcentage se situe autour de 80%.
Pour les trois prochains mois, 87% des industriels s'attendent à ce que les effectifs employés restent inchangés, explique la même source.
Par ailleurs, le climat social a été qualifié par 91% des entreprises enquêtées de « calme » au cours du premier trimestre et anticipent le maintien du même climat durant les trois prochains mois.
Au cours du premier trimestre, 69% des industriels estiment que leurs coûts unitaires de production ont stagné et 27% les jugent plus élevés par rapport au dernier trimestre. Ce constat a concerné l'ensemble des industries à l'exception de celles électriques et électroniques où 53% des entreprises les qualifient de plus élevés.
Par facteur, l'évolution des coûts unitaires de production serait en relation avec la stagnation des salaires (72%), des coûts de l'énergie (56%) et avec la hausse des coûts des matières premières hors énergie (62%).
Concernant les obstacles du développement de la production, les chefs d'entreprises ont estimé que la faiblesse de la demande et l'accentuation de la concurrence seraient les principales entraves, avec respectivement 38% et 25% des réponses.
Pour ce qui est de la situation de trésorerie, elle aurait été normale pour 51 pc des entreprises et inférieure à la normale pour 49%. Ces parts seraient respectivement de 76% et 24% pour les industries agroalimentaires et 61% et 36% pour celles du textile et du cuir.
Selon l'enquête, la trésorerie des entreprises aurait été impactée négativement par la baisse des ventes et les difficultés de recouvrement, citées respectivement par 68% et 64% des enquêtés.
Par branche, la baisse des ventes durant les trois premiers mois de l'année, aurait pesé sur la trésorerie de toutes les industries, tandis que les difficultés de recouvrement auraient affecté de manière importante la trésorerie des industries mécaniques et métallurgiques.
S'agissant des dépenses d'investissement, elles auraient stagné selon 46 pc des industriels et baissé pour 37% d'entre eux. Dans les industries « agroalimentaires » et « textile et cuir », les entreprises ayant déclaré une stagnation de l'investissement sont plus nombreuses avec des parts respectives de 63% et 64%.
En revanche, dans les industries chimiques et para-chimiques, presque un industriel sur deux déclare une baisse des investissements.
Pour les trois prochains mois, 37% des industriels estiment une amélioration des investissements et 49% une stagnation. Au niveau des industries chimiques et para-chimiques, 46% des répondants anticipent une augmentation des dépenses au titre de l'investissement sachant qu'ils étaient seulement 14% durant le dernier trimestre.
Pour financer ces investissements, 85% des industriels envisagent de recourir à l'autofinancement, tandis que pour l'accès au financement bancaire, 55% des industriels le jugent normal et 40% difficile.
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