Tolérance stratégique-parité stratégique : le Moyen-Orient noyé dans l’encre de ses cartes
La géopolitique intrigue, car elle peut imposer une réalité que personne n'imagine, même ceux qui prétendent tirer aisément les ficelles du repositionnement stratégique. Beaucoup est écrit sur la guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Toutefois, on ne trouve pas une lecture qui fait réellement l’état des lieux sans sombrer dans la conjecture au gré de la vitesse avec laquelle les réseaux sociaux alimentent l’étoile.
L’état des lieux résonne comme un éternel recommencement ; une sorte de représentation de déjà-vu. La géopolitique de la situation est déclinée dans une série d’évidences que les acteurs assimilent ou ignorent à dessein ou par inadvertance. Elle met en présence les mêmes acteurs qui occupent présentement la scène et rappelle le rôle d’autres qui sont repêchés pour accomplir un travail qui ne l’a pas été, il y a plus de cinq décennies.
La première évidence est le fait que le renversement de Saddam Hussein en 2003 a été envisagé depuis que son emprise sur le pouvoir est devenue insupportable sur le plan interne et inquiétante, sur le plan régional et international.
La deuxième évidence coule directement de la première. Elle fait que l'ascension de l'Irak a été conçue (et perçue, dans la foulée) pour créer un trouble cognitif chez les voisins ; une sorte d’épouvantail à agiter chaque fois que le besoin en devient impératif.
La troisième évidence atteste que l'ascension de l’Iran s'est inscrite chez ses promoteurs dans le même schéma tactique. D'une part, faire de l'Iran un épouvantail comme ce fut le cas sous le Shah Reza Pahlavi, et de l'autre, exploiter "la fierté nationale" des Iraniens comme une arme contre le système lui-même.
La quatrième évidence découle du sentiment de trahison que l’Irak et l’Iran ont ressenti pour avoir été cooptés dans un élan d’enthousiasme et rejetés sans préavis au moment où ils se croyaient sévir à leur guise dans le voisinage.
Des évidences abasourdissantes pour les néophytes
La cinquième évidence consiste dans la transformation de la fierté nationale en une sorte d'arrogance hégémonique. La même arrogance hégémonique qui a balayé Gamal Abdel Nasser (1967), ridiculisé Hafez el-Assad (1967 et 1973), fait chuter Saddam Hussein (2003) et renversé Mouammar Kadhafi (2011).
Cette stratégie a bien fonctionné dans la mesure où, à la veille du renversement de Saddam Hussein, les planificateurs politiques et stratèges américains savaient que l'instauration d'un complexe sécuritaire viable avec des acteurs étatiques vulnérables (mais ils n’en étaient vraiment pas conscients) serait impossible. Ils en connaissaient les raisons.
Un : le risque de voir l'Iran se substituer à l'Irak pour créer les mêmes conditions d'instabilité régionale telles qu'ils les percevaient – et souhaitaient qu’elles fussent actionnées et maitrisées à temps.
Deux : le risque de voir l'échiquier politique intranational iranien produire une situation dans laquelle ni les conservateurs, ni les réformistes ne sortent vainqueurs. Les planificateurs politiques et stratèges militaires américains croyaient pouvoir utiliser à leur avantage l’hermétisme du système institutionnel iranien.
Trois : le risque de voir les autres pays de la région résister au fait accompli stratégique qui permettrait à l’Iran de prendre sa revanche historique à dominante religieuse. Ceci, tout en sachant qu'avec le temps, l'argumentaire religieux ne servirait pas les ambitions des Iraniens, ni celles de leurs voisins sunnites.
Par ailleurs, les planificateurs politiques et stratèges militaires américains étaient totalement conscients que : Un, l'Iran continuerait ses efforts pour l'acquisition de la technologie nucléaire, entrerait dans le club restreint des États de seuil et les dépasserait par la suite pour posséder l’arme nucléaire.
Deux, le prétexte de la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme se révélerait un guet-apens. Ces planificateurs comptaient sur la complicité des mouvements proxies à la solde des intérêts occidentaux pour noyer le poisson et faire le chantage aux pays de la région qui se trouvaient dans une situation de vulnérabilité aiguë.
Trois : l'Iran exploiterait cette brèche pour activer ses agents interposés dans la région. Des agents outre ceux déjà connus tels que le Hizbullah (au départ), les Houthis, le Hashd al-Chaabi et le Hamas (dans la foulée). Il s’agit d’agents interposés au sein des systèmes de prise de décision dans certains des pays de la région et au-delà, qui sont conquis par le prosélytisme chiite.
Les planificateurs politiques et stratèges militaires américains ont cru pouvoir alléger le fardeau militaire et financier qui pèse sur le trésor en confiant l'organisation de la sécurité régionale à un pays, revanchard, certes, mais affaibli par dix ans de guerre contre l'Irak (1980-1988).
Ils ont été acculés à favoriser cette option pour répondre aux pressions des néoconservateurs et des évangélistes traumatisés par les attentats du 11 septembre 2001 qui ont tissé un narratif séduisant sur la théorie du complot et des complicités transnationales.
Les États-Unis n’ont pas changé leurs objectifs. D’une part, ils ont adopté une approche souple combinant la coopération militaire et sécuritaire bilatérale et, de l’autre, ont travaillé à la réalisation d'un minimum de soutien à la lutte globale contre le terrorisme.
Cependant cette stratégie a été minée par la difficulté à mettre en place certains paradigmes d’accompagnement. Il s’agit notamment de l'échec du paradigme de "la nouvelle génération de dirigeants arabes", à cause du pari exagéré sur Bachar el-Assad en Syrie. Très vite celui-ci entre dans l'équation du renforcement de l'axe Iran et de ses proxies dans la région.
Bachar reste fidèle à la vision de son père, tout en allant encore plus loin, pour, justement, prendre sa revanche contre les pays voisins et notamment l'Irak. Il accepte en sourdine que l'Iran mette la main sur ce pays et par là même aide Téhéran à réaliser son rêve d'avoir un accès à la Méditerranée.
Dans la foulée, une question, qui ne cesse d’intriguer, s’impose : est-ce que l’Iran et Israël se détestent vraiment ? Et pourquoi, alors ? Une seule réponse confirme l’évidence : les deux pays nourrissent séparément le rêve de créer un empire au-delà de la réalité géographique actuelle. Ils doivent se neutraliser.
L’encre sèche froisse les croquis
Pour Israël, l’argument consiste en la réalisation du Grand Israël selon une vision biblique contestée par une bonne partie de l'orthodoxie juive. Le projet prend son élan à partir de 1990 bien que, selon certains linguistes israéliens, l’interprétation de l’expression prête à confusion.
Israël utilise tous les moyens possibles, y compris les souvenirs atroces de l’Holocauste, pour jouer le rôle de la victime. Toute contestation de ce projet est associée à l’antisémitisme, quelle qu’en soit l’origine, même à l’intérieur du pays.
Pour l'Iran, l’argument consiste en la reconstitution d'un espace géographique qu'il a perdu par la signature dans le passé de certains accords dans une position de résignation et de soumission. Des souvenirs qui sont vécus comme un cauchemar interminable. L’Iran utilise également le statut de la victime pour se refaire une santé et mettre en œuvre sa vision géopolitique régionale.
L’Iran actuel est nostalgique des extensions territoriales, notamment sous la dynastie séfévide (1501-1736) qui a établi le chiisme duodécimain et sous la dynastie Qadjar (1786-1925).
Les études commandées sur l’histoire de l’Iran font l’impasse sur la dimension religieuse qui a été à l’origine de l’affaiblissement de ces deux grandes dynasties. Les Séfévides ont chuté à cause, en partie, de la persécution des sunnites, notamment les Afghans, qui finissent par se révolter contre eux.
De même que la guerre entre la Russie impériale et la Perse (1804-1813) impose la signature du traité de Golestân en 1812 et du traité de Turkmanchai en 1828. Deux traités qui sonnent comme une capitulation douloureuse et une humiliation. Cette perception douloureuse se retrouve aussi dans la signature d’autres conventions.
Tout d’abord, la convention de 1907 partageant les zones d'influence entre le Royaume-Uni (le sud) et la Russie impériale (le nord) et une zone neutre (le centre) qui est signée sans au préalable impliquer l’Iran dans les négociations.
Ensuite, le protocole de 1913-1914 fixant les frontières occidentales entre l'Iran et l'Empire ottoman. Cependant, de nos jours, ce protocole est utilisé par l’Iran pour contester les revendications territoriales de certains pays du Caucase et de l’Asie centrale. L’Iran défend aussi le principe de la continuité de certains accords avec la Russie, héritière de l’URSS, quand il s’agit du litige sur la mer Caspienne.
Enfin, l'accord anglo-persan de 1919 plaçant l'Iran sous un protectorat de fait à travers le contrôle des finances. Il est, en partie, le résultat de l'occupation du pays par le Royaume-Uni, la Russie et l'Empire ottoman durant la Première Guerre mondiale.
C’est le cauchemar de l’humiliation que le président du Parlement, chef de la délégation iranienne aux négociations d’Islamabad, redoute. Il a déclaré, pendant les tractations sur la tenue du deuxième round de négociations, que le président américain Donald Trump veut une reddition de l’Iran et non pas une solution équitable à la guerre.
À cela, l’Iran, toutes proportions gardées, ajoute une autre dimension, à savoir le génocide qu’aurait ordonné Saddam Hussein par l’utilisation des armes chimiques contre des populations kurdes et durant la guerre entre les deux pays (1980-1988). Ce faisant, l’Iran rejoint le narratif d’Israël de se défendre par tous les moyens en rappelant le calvaire des Juifs subi sous les nazis.
Les États-Unis auraient sous-estimé l'impact de l'humiliation que ressentaient les Iraniens et les autres peuples de la région indépendamment de leurs origines ethniques et de leurs appartenances à des États-nations séparés.
Le prisme du changement de régime a curieusement ignoré la continuité et l'impact de la culture politique dans toute la région. Le facteur religieux joue dans cette configuration un rôle fondamental. L'attachement à la religion dépasse l'attachement aux régimes politiques et aux individus dirigeants. L’Iran et certains pays de la région ont savamment joué sur cette corde sensible dans l’imaginaire des populations musulmanes.
C'est la raison pour laquelle les tentatives de laïcisation imposée ont échoué dans toute la région. Et c'est le même raisonnement qui s'applique aux tentatives d'islamisation radicale à travers une lecture biaisée de l'orthodoxie et de la réforme en islam, perçue comme étant une hérésie.
De même que l'instauration d'une politique de consolidation des nouveaux pays arabes du Golfe, sans prendre le recul historique et certains patronages nécessaires, a posé des questions existentielles pour l'ensemble des pays de la région.
En favorisant la propension de ces pays à jouer de l'obstruction en surfant entre l'Iran, la Turquie et l'Arabie saoudite, les États-Unis ont vidé de sa pertinence l'idée d'un complexe sécuritaire régional sous contrôle et ont limité le champ de sa mise en œuvre, à l’avenir. Le projet initial concocté durant les années 1970 était d'utiliser ces acteurs dits mineurs pour dissuader à la fois l'Irak et l'Iran. Toutefois, le pari n'a pas réussi.
La consolidation du pouvoir de ces acteurs mineurs a été, en réalité, un cadeau empoisonné. En effet, au lieu de développer leurs capacités militaires, ils sont restés dans une situation de dépendance flagrante à l'égard des États-Unis et des autres puissances régionales et internationales, telles que la Russie, le Royaume-Uni et la Turquie.
La configuration régionale depuis la révolution islamique en Iran s’appuie sur une structure sécuritaire à trois niveaux. Le premier niveau est constitué par un pivot à deux têtes : l'Iran et l'Arabie saoudite avec un léger avantage pour l'Iran. Le deuxième niveau est occupé par la Turquie et Israël. La Turquie y joue le rôle d'accordéon avec le premier et le troisième niveau. Le troisième niveau comprend les acteurs en ballotage qui ne savent pas réellement à quel groupe appartenir.
Cette configuration omet de prendre en considération trois facteurs. Le premier facteur est le rôle des anciennes puissances qui ont façonné l'histoire de la région, à savoir la Russie et le Royaume-Uni.
Le deuxième facteur est l'exagération du rôle de la Turquie et la négligence de celui de la Russie. Cela a commencé bien avant la décomposition de l’Union soviétique en 1989.
Une configuration régionale boiteuse
Le troisième facteur est la myopie à l'égard de l'infiltration de la Chine dans l'espace moyen-oriental. L'imbrication de la Chine a éveillé les intérêts de l'Inde. Dans la foulée, il a miné l'objectif principal, à savoir l'intégration de l'Afghanistan et de l'Asie centrale dans la vision stratégique d’ensemble. Cependant, l’idée de cibler dans une certaine mesure les pays du Caucase du Sud était envisagée. Elle deviendrait inévitable si un fléchissement était constaté chez la Russie et la Turquie.
Parmi les lectures moins inspirées de l'espace stratégique moyen-oriental, il y a la détermination du rôle de l'Otan en cas de crise grave. Dès le départ, la reconfiguration stratégique envisagée écartait l'idée de créer une structure militaire régionale pilotée de loin à l'image de l’Otan ; mais l'absence d’un tel scénario a fait que le projet dans sa totalité n'a pas été pris au sérieux.
La perception partagée alors par certains pays de la région a été la gestion du temps et la retenue vis-à-vis des appels au changement de régime qui les ciblaient dans la foulée. De même que la mise en place d'un système de sécurité collective de substitution s'est heurtée au dilemme de la hiérarchie des acteurs étatiques.
D'autres erreurs d'appréciation ont été commises. Il s’agit par exemple de limiter sinon d’empêcher l'établissement de liens de communication relativement autonomes entre les pays de la région, y compris entre les membres influents au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l'Iran.
En somme, certaines lectures posent des interrogations. Premièrement, le fait de croire que les États-Unis sont entrés en guerre contre l'Iran parce qu'ils ont été manipulés par Israël. Ceux qui avancent cette hypothèse ne comprennent rien au système de prise de décision aux États-Unis. En dépit des apparences, les attributions du président des États-Unis sont très bien définies.
Deuxièmement, le fait de négliger que la promotion de l’islam politique durant les années 1990-2000 ambitionnait de donner un visage acceptable à l'islam iranien. Le pari semblait jouable d’autant plus qu’au sein de l’islam orthodoxe, le débat sur l’interprétation de l’exégèse et son rapport aux courants novateurs de la pensée islamique faisait rage.
Preuve en est le pari que l'Iran a voulu jouer en abritant le 8ᵉ sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) en décembre 1997. Il consistait dans la confection d'un scénario dont l'exécution s’appuyait sur l'ambiguïté du système politique iranien.
Le système est bicéphale avec deux têtes : une civile et une religieuse. Il était prévu qu’à la séance d'ouverture présidée par le président iranien, le Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei émerge à l’improviste et qu’une nuée d’applaudissements savamment orchestrée par l’assistance iranienne se répande dans la salle des conférences.
Le Guide suprême lèverait la main en saluant du haut de la salle les délégations islamiques présidées par des rois, des émirs et des présidents. Ces derniers n’auraient pas le temps de réagir et seraient acculés à suivre le mouvement. Par ce geste, l'Iran chiite imposerait son leadership sur la nation musulmane, chiites et sunnites compris.
Troisièmement, il est désormais impossible de fractionner les exigences sécuritaires et les ambitions économiques. Une approche intégrée est incontournable. Elle va dans le sens de l'inclusion et non pas de l'exclusion. Celle-ci ne serait possible sans un travail d'assainissement au sein des différents centres de décision chez les protagonistes en ligne de mire.
Quatrièmement, la récupération du pouvoir réel par l'État-nation dans les pays fragiles au Moyen-Orient est une condition non négociable pour éviter l'effacement du pouvoir et la paralysie générale.
Cinquièmement, l’interrogation sur la disposition des forces diffuses au sein des pays concernés à jouer le jeu. En tout cas, elles n'ont plus le choix. Compter sur la lassitude des gouvernements successifs ou sur le changement potentiel des règles de jeu n'est plus une option salutaire.
Sixièmement, cette observation vaut aussi pour les pays arabes membres du CCG qui ont bénéficié de la chute de Saddam Hussein et qui se trouvent actuellement dans une situation inconfortable.
D’aucuns sont déjà d’avis que le modèle des îlots de richesse dans le Golfe traverserait des moments difficiles et il risque même de n’être plus qu’un lointain souvenir.
Stratégie de sortie et dilemme du prisonnier
Septièmement, la logique géographique dépasse la logique de la politique intérieure des États – ou du moins, elle exerce une influence prépondérante sur le déroulement des événements en cas de crises diplomatiques prolongées.
Des observations peuvent être ajoutées, à cet égard. Un, l’impact des sanctions décrétées sur l’Iran et les marchandages déguisés contre les pays arabes du Golfe exercés par plusieurs intérêts dans la région et au-delà n’ont pas produit les résultats escomptés en termes de chaos créatif et d’instabilité en zigzag.
Deux, la Chine et la Russie, qui auraient pu être pénalisées par une guerre continue à laquelle elles ne pourraient pas directement participer, en profitent présentement. Le système financier alternatif qu’elles ont mis en place pour contourner les sanctions semble fonctionner dans une conjoncture stratégique qui ne manque pas de produire des surprises.
Est-ce que ce système alternatif va résister ou non aux nouvelles sanctions et au blocus décrété par les États-Unis à l’entrée du détroit d’Hormoz ? Rien n’est moins sûr. La guerre psychologique entre toutes les parties bat son plein et elle finira par faire des victimes directes et des victimes collatérales.
Trois, l’abandon par les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux de l’idée que le système politique iranien pourrait être réformé à partir de l’intérieur en surfant sur le dogme qui fait de la révolution islamique ce qu’elle est depuis 1979. Le dilemme est tel que, dans l’état actuel des choses, personne ne sait qui dirige vraiment le pays.
Quatre, la neutralisation des proxies iraniens peut fonctionner et être menée à bien –même laborieusement– mais le risque, pour les pays occidentaux et leurs alliés, demeure l’idée de l’exportation de la révolution islamique dans sa version radicale grâce aux mêmes réseaux acquis qui ont été déçus par l’expérience ratée des Frères musulmans.
Pour les doctrinaires iraniens, peu importe les moyens, c’est le résultat qui compte pour laver l’affront de leur histoire volée qu’il faut récupérer et réinventer pour survivre.
Une œuvre de longue haleine d’endoctrinement qui jette un pavé dans la mare des planificateurs de multiples apanages. Or, cette fois-ci, l’erreur d’appréciation brasse large et relance le dilemme du prisonnier, élément clé dans la théorie des jeux.
Effectivement, la géopolitique intrigue si la perception de la politique internationale n’est pas guidée par la souplesse, l’adaptation et la quête des compromis qui perdurent avec le temps. La guerre tripartite entre les États-Unis, Israël et l’Iran était inévitable.
Les limites de la tolérance stratégique étaient franchies. En effet, les planificateurs de tous bords se sont concentrés sur l’hypothèse du changement de régime et ont passé sous silence les facteurs d’obstruction que représentent des projets de société qui ne marchent plus en Occident et en Orient.
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