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Monde animal et monde politique : pas si “cliché” que ça !

Entre analogies animales, critique des pratiques partisanes et analyse des recompositions géopolitiques au Sahel, se dessine une réflexion plus large sur la fidélité, la résilience et leurs échos politiques et diplomatiques.

Le 20 avril 2026 à 16h50

Comme c'est souvent le cas lors d'une mission officielle, des visites touristiques programmées à l'avance sont inévitables, mais elles sont néanmoins les bienvenues. Naturellement, il y a toujours un guide pour donner des informations utiles. C'est ce qui arrive à l'occasion d'une visite d'une délégation de diplomates et d'experts marocains à Niamey, la capitale du Niger, du 13 au 18 février 2025. Tout se passe bien. L'hospitalité est chaleureuse, comme les Nigériens savent en faire la démonstration.

Alors, une visite au zoo de Niamey est organisée à la veille du voyage de retour de la délégation. La chaleur est torride. On prend notre mal en patience : une façon de parler. Autant on a apprécié notre séjour, autant on a hâte de rentrer au bercail. Et pour cause, quelques jours auparavant (28-29 janvier 2026), l'aéroport international de Niamey, Diori-Hamani, est attaqué par des groupes armés.

Des mains étrangères et le groupe de l’État islamique dans le Grand Sahara sont accusés par le gouvernement nigérien d’être les instigateurs et les exécuteurs de l’attaque. Niamey est la cible de manœuvres de déstabilisation qui deviennent plus fréquentes depuis la création, le 16 septembre 2023, de la Confédération des États du Sahel regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger en exécution de la Charte du Liptako-Gourma.

Des points de contrôle sont partout dans la capitale Niamey. Une mesure bienveillante pour rassurer la population et les visiteurs étrangers. Le Niger est au centre des tractations diplomatiques et sécuritaires. Le fleuve Niger est témoin de tous les remue-ménages qui préoccupent les chancelleries diplomatiques en Afrique, en Europe et aux États-Unis : l'uranium est la source de toutes les convoitises.

L'histoire se répète. Ce que l’on appelle l’océan saharien connait des chamboulements géopolitiques qui dérangent les habitués à se servir sans se faire rappeler à l’ordre. Les complicités, les compromis et la nonchalance stratégique ne sont plus de mise.

Pardon ! Pardon ! Je me laisse emporter. Quel lien tout cela a-t-il avec le zoo de Niamey ? Un peu de patience. Voilà : dans une cage, notre attention est attirée par une lionne tatouée par des blessures sur tout le corps. On pose la question. Le guide nous explique que la lionne a perdu son compagnon depuis des mois.

Une cage, un souffle, une résilience

La lionne est placée dans une nouvelle cage occupée par un autre lion. Elle refuse l'accouplement. Elle livre un combat à longueur de journée avec ce dernier, qui ne veut pas accepter l’affront de se faire refuser un droit que lui confère son statut de roi de la jungle. La direction du zoo est aux abois. Elle a besoin que la lionne s'accouple, autrement il n'y aura plus de lions dans le zoo si la lionne vient à disparaître.

Préoccupation anodine ? Non. Au contraire. Au-delà des soucis de l'extinction des lions et autres considérations écologiques, il y a l'idée de la fidélité dans le monde animal. On sait que les gibbons, les cygnes, les loups, les tourterelles, les campagnols des prairies, les manchots, les dik-diks, les castors, les chouettes et les inséparables sont réputés pour vivre ensemble jusqu'à ce que mort s'ensuive.

La fidélité animale est attestée dans le comportement de certaines espèces de chiens. On rappelle l'histoire de cette chienne qui, à force d'aboyer dès qu'elle s'approche de sa propriétaire, une femme âgée qui vivait seule, finit par attirer l'attention des voisins. Ces derniers défoncent la porte et trouvent la femme renversée par terre. Elle est évacuée d'urgence vers l'hôpital. Les examens révèlent le début d'un cancer aux genoux. L'obstination de la chienne et son dévouement sauvent la vie de la vieille dame.

Par ailleurs, dans un village azerbaïdjanais frontalier de la Géorgie, je suis hôte d'un ami dignitaire, dont la ferme se trouve sur le chemin d'un ruisseau qui descend de la montagne et la traverse de long en large. Pendant que nous sommes en train d'apprécier le calme et la majesté du lieu, voilà qu'un coq surgit, suivi de quatre poules. Mon ami commente la scène d'un geste de la tête et ajoute : "Vous voyez, la nature promeut la polygamie…" Il se fit réprimander par sa femme.

Deux scènes qui révèlent une perception divergente des rapports entre animaux. La fidélité, la loyauté, la résilience et des valeurs insoupçonnées dont seuls les humains se vantent. La monogamie et la polygamie, pour leur part, posent la question de l’éthique et du libertinisme.

Et si on transposait cela au monde des hommes, notamment à la liberté et aux restrictions imposées par la religion et les lois positivistes ? On risquerait sans doute de s'y perdre. Alors, dans ce cas, on se contentera de transposer cela à l'idéologie, à la politique et à la diplomatie.

Il est assumé par les idéologues inébranlables que les convictions idéologiques, dont ils font leur sacerdoce, ne peuvent pas changer, quelles que soient les circonstances. Si ces idéologues sont contraints de faire des concessions, ils parlent d'adaptation formelle et pas de changements fondamentaux.

Si l'intransigeance et l'adaptation formelle se jouent uniquement sur le plan des idées, il n'y a rien qui dérange au fond. Toutefois, si le processus gagne du terrain et embrasse les autres secteurs de la vie sociale et politique, il y a alors matière à faire travailler ses méninges.

À cet égard, l'analogie avec le monde animal peut inviter à une réflexion d'ensemble. Ce n’est pas la première fois que cela se fait. George Orwell dans "Animal Farm : A Fairy Story (1945)" et Abdullah Ibnou al-Mokafaa dans "Kalila wa dimna كليلة ودمنة (1220)" ont excellé dans ce type de comparaison. D'autres ont fait de même et se sont concentrés sur le génie organisationnel des animaux et des insectes.

De la transhumance politique, engagement et air du temps

Dans toutes les références retenues, la fidélité, la reconnaissance, la résilience et l'abstinence sont interpellées de belle manière. Pourquoi ne pas les vérifier dans le monde politique ? Pour cela, il me tente, encore une fois, d'évoquer les rapports politiques à travers les phénomènes de transhumance partisane, d'alliances traditionnelles, de changements d'alliances et d'errance institutionnelle.

Sur un registre encore plus osé, j’oserais faire le parallélisme entre la loyauté idéologique et la liberté d'expression. Le parallélisme serait, toutes proportions gardées, comparable à la monogamie et à la polygamie ; un renvoie à la nature comme Thomas Hobbes (1588-1679) le décrit si bien dans le Léviathan (1651).

Dans l'arène politique, des alliances se constituent et se forgent. Elles durent le temps qui leur est imparti. Les formations politiques s'accordent sur un programme donné qu'elles s'engagent à respecter et à mettre en œuvre, une fois qu’elles accèdent au pouvoir.

Chemin faisant, des divergences apparaissent. Il appartient donc à chaque formation de tirer son épingle du jeu, soit en s'adaptant, soit en quittant la coalition. S'agit-il du pragmatisme politique ou de non-respect des engagements ? La réponse varie selon la place des partenaires sur l'échiquier politique et la hiérarchie dans le partage des rôles.

La hiérarchie de la puissance inter-partisane souffre d'une pratique qui fausse le débat sur la qualité des programmes adoptés par chaque formation politique et union syndicale. Il s'agit du phénomène de la transhumance politique.

Voilà une pratique qui sonne le glas du sérieux et de l'engagement des professionnels de la politique. On peut accepter que des divergences naissent du débat démocratique au sein du parti ou du syndicat auquel on appartient, mais, de là à claquer la porte pour aller militer au sein d'une autre formation dont le programme est diamétralement opposé, cela n'est pas sérieux. Pire, le geste banalise sinon rabaisse le militantisme politique et syndical.

La transhumance politique démontre que le climat politique est malsain. Il brouille l'antenne des militants et des partisans. Alors fidélité ou trahison ? Pragmatisme, peut-on dire. Opportunisme, aussi. Absurdité, surtout. Balivernes ! Peut-être. Les alliances et la transhumance expriment le droit à la liberté d'expression et à la souplesse des principes pour les rendre plus dynamiques, plus évolutifs et, surtout, en phase avec les changements sur le terrain.

Les prises de position politique expriment une perception qui donne l'apparence d'être le résultat d'une longue réflexion. On se fie à la pratique qui dit que l'opinion personnelle peut être mieux exprimée si elle s'inspire du consensus d'ensemble.

L'idée est que cette opinion peut se faufiler entre les maillons du filet et s'y agripper pour ne pas se noyer. Elle peut se développer et reprendre du poil de la bête jusqu'au moment où elle peut s'imposer. Tout dépend alors de la place au moment où les énergies se dégagent pour dominer l'espace de l’inclusion ou de l'exclusion.

Tant est si plausible que l'on retrouve les mêmes cas de figure en matière de relations internationales. L'échiquier diplomatique offre une mosaïque d'exemples en la matière. Les animaux s'invitent dans deux exemples.

Des précédents qui invitent à la réflexion

Le premier exemple remonte à 1839 quand un lion et une lionne sont offerts par le sultan Moulay Abderrahmane au président américain Martin Van Buren. L’acceptation de ce cadeau est passée par des péripéties dignes d’une épopée qu'Hollywood serait fier de produire dans une prouesse cinématographique dans laquelle le suspense tiendrait les spectateurs en haleine.

Le sultan marocain voulait célébrer de belle manière des relations exemplaires ayant été cimentées à compter de la reconnaissance par le Maroc de l’indépendance des États-Unis en 1777. Le Maroc ayant été le premier à le faire, le Sultan croyait plus judicieux d’aller de l’avant et de marquer les esprits des Américains de l’époque.

Seulement, Thomas Carr, alors consul américain à Tanger, était dans l’embarras. Car il était tenu par une loi du Congrès américain interdisant au président et aux hauts responsables américains d’accepter des cadeaux de grande valeur.

Rien à faire ! Les envoyés du sultan ne voulaient rien savoir. Un cadeau de l’auguste sultan ne se refuse pas, même si le destinataire est le président, le Congrès ou le peuple américain (des arguments que le consul utilise pour se dégager du guêpier).

Après moult tentatives pour convaincre les envoyés du sultan, Carr se résigne à accepter les félins, tout en espérant recevoir des fonds pour les nourrir. L’histoire se termine par une lettre du secrétaire d’État notifiant au consul que les félins peuvent être envoyés aux États-Unis. À leur arrivée tumultueuse, il est raconté qu’ils ont été vendus aux enchères.

Le deuxième exemple est celui de "la diplomatie du panda". La Chine prête des pandas géants pour témoigner de sa politique pacifique et de ses intentions d’avoir des relations amicales avec le pays destinataire. Dans le passé, la Chine offrait des pandas. Elle arrête cette pratique en 1984. Ce geste est hautement significatif : rien n’est acquis éternellement. Le panda géant veille au grain et est prêt à rentrer chez soi, si le pays bénéficiaire renie ses engagements.

En cela, la Chine réhabilite une pratique ancestrale qui remonte à la dynastie Tang qui a régné de 618 à 907. Selon les informations disponibles, la Chine a offert vingt-trois pandas à neuf pays de 1957 à 1982. La plus symbolique est le panda offert à Richard Nixon, à l’occasion de sa visite historique à Pékin en 1972, scellant une ouverture solennelle des États-Unis sur la Chine, revenue diplomatiquement au concert des nations.

Cependant, les animaux sont utilisés parfois comme un moyen de pression politique et diplomatique. On se souvient des campagnes organisées par Greenpeace et Sea Shepherd pour dénoncer le massacre et la chasse commerciale des baleines par le Japon et l’Islande ainsi que contre les îles Féroé qui observent le grindadráp, une tradition qui remonte à 1584, jugée sauvage et inacceptable. Les deux ONG condamnent la complicité de la communauté internationale qui reste muette sur cette affaire, alors que la chasse commerciale de la baleine est interdite depuis 1986.

Si des organisations respectées sont, à juste titre, impliquées dans ces campagnes de sensibilisation (et de dénonciation), ce n’est pas le cas pour d’autres. Des organisations non gouvernementales (ONG) montent au créneau depuis plusieurs mois pour stigmatiser le Maroc sous prétexte de la maltraitance réservée aux animaux errants.

Sans prêter attention aux efforts du Maroc tendant à encadrer le traitement des chiens et des chats errants, qui présentent un danger public certain, notamment grâce au projet de loi nᵒ 19.25 adoptée en juillet 2025, des ONG – pourtant sérieuses – telles que People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) tombe dans le piège de la facilité sans prendre des gants.

Apitoiement hypocrite

PETA succombe aux sirènes d’intérêts louches qui visent à diffamer le Maroc pour que lui soit retirée l’organisation conjointe de la Coupe du monde de football 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Elle avance sans preuve tangible le chiffre hallucinant de massacre de trois millions d’animaux sur la base d’une information véhiculée par la Fondation Brigitte Bardot en 2025.

Or, à l’instar des humains, certains animaux ont plus de chances que d’autres. Des chiens, des chats, des hamsters, etc., ont connu des heures de gloire par le fait d’être des animaux de compagnie de personnalités célèbres.

On se rappelle les chiens de certains présidents américains, français, britanniques, russes, etc. Ils défilent en parade avec eux et reçoivent un traitement VIP. Leurs prénoms sont repris en chœur par le commun des mortels qui cherchent à identifier leurs animaux de compagnie à ceux de ces personnalistes de renom.

On se rappelle aussi des scandales qui éclatent en Europe, il y a quelques années, quand des scènes filmées en secret démontrent comment des animaux destinés aux abattoirs de boucherie sont traités. Des images insupportables où l’on voit ces pauvres bêtes malmenées et battues sur leur chemin vers les abattoirs.

Pis, la réglementation en vigueur adoptée en 2009 par la Commission européenne, notamment sur la pratique de l’étourdissement, préalable à la saignée, n’est pas scrupuleusement observée. L’opinion publique est scandalisée. Un émoi de courte durée, qui montre une hypocrisie flagrante, à l’instar de celle dont nous avions fait montre devant le calvaire de cette pauvre lionne au zoo de Niamey.

Hypocrisie, mais aussi ostracisme social et xénophobie criarde comme en témoignent des campagnes orchestrées par certaines associations européennes, notamment en France et en Belgique, contre la célébration par les communautés musulmanes de la fête du grand sacrifice. Elles s’apitoient sur le sort de ces pauvres moutons qui sont sacrifiés en masse, l’espace d’une journée.

Il s’agit là d’une exploitation politique d’une pratique ancestrale d’une communauté à laquelle on reproche sa résilience, voire son refus catégorique de s’intégrer. On est scandalisé de la voir refuser de faire table rase de sa culture et de ses convictions religieuses.

Cependant, la magie des animaux peut ne pas fonctionner comme souhaité. Elle reste impuissante devant les choix rationnels des États. Dans les relations internationales, la transhumance diplomatique n’est pas étalée sous les feux de la rampe. Elle est invisible et peut être associée au changement d’alliances et aux impératifs des contre-alliances inopinées.

Des exemples de l’histoire diplomatique contemporaine témoignent de cette réalité qui saigne doucement les apprentis sorciers de la politique internationale. Il y a des scènes inouïes de dirigeants politiques qui traversent les allées des palais présidentiels ou s’assoient à la véranda de leurs résidences somptueuses et expliquent les raisons qui les poussent à déclarer la guerre ou à l’instrumentaliser. Ils le font en caressant les têtes de leurs chiens, chats, hamsters, etc., qui ont la chance, cette fois-ci, d’être des animaux entre de bonnes mains.

Toutefois, si sur l’échiquier politique interne, les renégats d’une formation politique peuvent se raviser et revenir au bercail, sur l’échiquier diplomatique rien n’est moins sûr. Remettre les choses en l’état prend des années, voire des décennies. Car les manœuvres continuent dans les coulisses.

Les parties dans une alliance qui s’étiole préfèrent porter des verres de correction plutôt que subir une opération chirurgicale qui clarifie la vision et la visibilité. Les exemples en la matière sont nombreux.  Et encore une fois, c’est le Niger qui en offre l’illustration.

En effet, une semaine après notre visite, un collègue m’envoie une dépêche informant qu’une délégation algérienne, conduite par le premier ministre, visite Niamey les 23 et 24 mars 2026 dans le cadre des travaux de la 2ᵉ Commission mixte algéro-nigérienne. Une centrale électrique (40 MW) serait installée dans les mois à venir.

Pas si cliché que ça !

Comme d’habitude, le geste vient surtout après une année de promesses non tenues. Il est surtout une réaction au Maroc qui a installé, le 12 décembre 2024, une centrale thermique de 22,5 MW pour renforcer la souveraineté énergétique nigérienne. Le Maroc est le seul pays à avoir répondu à la demande du gouvernement nigérien au moment où le pays a été en crise à cause de l’interruption de l’approvisionnement émanant du Nigéria.

La visite du Premier ministre algérien est suivie par la visite officielle du président nigérien Abdourahamane Tiani à Alger (15 et 16 février 2026). Une visite importante pour les deux pays. Le Niger veut confirmer sa neutralité et son indépendance par rapport aux luttes de leadership que se livrent certains pays voisins. L’Algérie veut signifier qu’elle ne peut pas se laisser faire, alors qu’elle perd du terrain dans la bande sahélo-saharienne.

Le Niger meurt d’expliquer qu’il entend avoir des relations normales avec l’Algérie, mais qu’elle refuse les termes qui ont prévalu depuis plus de quatre décennies. L’Algérie s’acharne à clarifier qu’elle ne peut avoir de relations normales avec ses voisins que par l’entretien de la confusion.

C’est ce que l’Algérie sait (et aime) faire. N’étant plus l’acteur étatique proxy favori de ses mentors, elle cherche à se débrouiller. À l’occasion de cette visite, l’Algérie annonce que la tranche nigérienne du gazoduc transsaharien Nigéria-Algérie sera inaugurée sous peu. Une promesse de plus.

Deux semaines plus tard (le 8 avril 2026), le Niger et le Maroc tiennent la 5ᵉ commission mixte de coopération à Niamey. Des décisions sérieuses et exécutives sont prises confirmant le partenariat stratégique qui se développe à une cadence respectable entre les deux pays.

Le Maroc agit et rejette le luxe des promesses pompeuses. Il le fait, fidèle à ses engagements à l’égard de l’Afrique. Témoin de cela, la tenue de la commission mixte entre le Maroc et le Kenya, le 9 avril 2026, et de la première session de la Commission de coordination et de suivi entre le Maroc et l’Égypte au Caire, le 6 avril 2026.

Rabat reçoit des personnalités africaines : l’Envoyé spécial du président de la République de Zambie (le 10 avril 2026) et les ministres des affaires étrangères du Gabon et de Sao Tomé-et-Principe (le 14 avril 2026), etc.

Ceci, sans oublier la visite du chef de la diplomatie marocaine au Mali, les 9 et 10 avril 2026, à l’issue de laquelle le Mali annonce qu’il retire sa reconnaissance de la pseudo ‘Rasd’ (Hami H. ‘Sahara marocain-Mali : Fin des ambivalences, les pendules remises à l’heure', Medias24, le 11 avril 2026).

Le monde animal est plein de surprises. Et l’histoire de la lionne de Niamey est impressionnante. Plus impressionnante encore est la passe d’armes entre les Lions de l’Atlas et les Lions de la Téranga sur la question épineuse de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. C’est une autre paire de manches.

Dans quelques mois, la place idéale de chacun sera confirmée. Elle sera décidée à Lausanne par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). On n’en serait pas arrivé là si les valeurs de fidélité, de bonne foi et de reconnaissance étaient respectées.

L’image de cette lionne dans le zoo de Niamey me revient à l’instant. Je ne peux qu’admirer sa bravoure. Car elle enseigne sur le génie (et pas seulement l’instinct) dont peut s’enorgueillir le monde animal. Ce n’est pas toujours le cas dans le monde des hommes. Alors cette histoire ? Un cliché ? Non, pas si cliché que ça.

Par
Le 20 avril 2026 à 16h50

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