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Des convois à la carte : enthousiasme, indifférence et revers de la médaille

La mobilisation sociale est un phénomène qui passionne et intrigue à la fois. Elle est foncièrement politique bien qu’elle puisse apparaître limitée dans l’objet et la portée. L’identification des acteurs et des initiateurs peut être trompeuse dans la mesure où les vrais commanditaires tirent les ficelles de loin ou dans les coulisses non loin des théâtres d’opération.

Le 18 juin 2025 à 16h09

La mobilisation se fait par l’organisation de manifestations de protestation, de marches, de convois, de réalisation de spots publicitaires et de signature de pétitions. L’impact de chacune de ces expressions de la liberté est variable ; il est jugé en fonction de la cible visée au sein de l’opinion publique nationale, régionale et internationale.

De toutes ces formes de mobilisation, l’organisation de marches et de convois est de loin la plus importante en termes d’impact. Des marches sont inscrites dans les annales de l’histoire de certains peuples. Elles sont intégrées dans des projets de construction et de reconstruction nationale à connotation stratégique d’envergure. D’autres, tout en y associant cette dimension, y incluent des outils qui façonnent la stratification sociale, l’empreinte politique et le changement de régimes.

La Marche Verte organisée par Feu le Roi Hassan II (1975) qui a permis au Maroc de récupérer ses provinces du Sud entre dans le cadre de la première catégorie. Le succès qu’elle a enregistré résidait dans l’art de la discrétion et la maitrise de la retenue.

La Longue Marche de Mao Zedong, un périple d’un an entrepris par des communistes chinois et l’Armée populaire de libération (1934-1935), entre dans le cadre de la deuxième catégorie. La Longue marche a eu recours aux concepts de la géométrie pour contourner les points stratégiques contrôlés par l’Armée nationale révolutionnaire du Kuomintang de Tchang Kai-chek.

Les convois constituent une autre perte de manche. Ils sont limités dans le temps et l’espace. Souvent, l’agenda qu’ils défendent n’est pas aussi transparent qu’il en a l’air. Il y a quelques jours, l’actualité a été dominée par l’organisation d’un "convoi de résilience" dont les auteurs ont déclaré vouloir lever le blocus décrété par Israël contre Gaza. Les interprétations et les lectures suscitées par cette action fusent et font apparaître, encore une fois, les clivages politiques et idéologiques de l’opinion publique arabe.

Pour  les uns, le timing de l’organisation du "convoi de la résilience" sent la manipulation et l’exploitation malsaine. Ils en ont pour preuve la coïncidence de l’organisation du convoi avec des actions militaires en Libye, au Soudan et sur les frontières entre l’Algérie, le Mali et le Niger. Pour les autres, le contexte est d’exprimer une opinion critique à l’encontre des pays (ou régimes)  arabes taxés de briller par leur absence matérielle et morale à l’égard du drame palestinien.

Au moment où les organisateurs du convoi vers Gaza s’emmêlent les pinceaux en Libye, allant jusqu’à implorer les autorités de l’Est libyen de venir à leur rescousse par la mise à leur disposition des moyens élémentaires pour subvenir à leurs besoins immédiats, l’actualité internationale est secouée par les attaques d’Israël contre l’Iran et la riposte de ce dernier.

Des attaques sans précédent qui valident une analyse que j’ai faite il y a quelques mois sur la fin des proxies (H. Hami : Dépendance stratégique et État-ascenseur : La fin de la lune de miel ; Maroc Diplomatique,  le 17 janvier 2024).

Par ailleurs, dans la foulée des transformations que connait la structure du système international en transition, la géopolitique du Moyen-Orient est en train de changer, à son tour (H. Hami : L’échiquier géopolitique moyen-oriental : domestication, nouveau protectorat ou désordre créatif réinventé ; Médias24, le 12 décembre, 2024).

De même, une analyse prospective est faite sur la politique des Etats-Unis à l’égard de l’Iran à la veille des élections présidentielles américaines de novembre 2024 (H. Hami : Les élections présidentielles américaines : Le bon sens, l’évidence et le jackpot ; Médias24, le 15 août 2024).

Mobilisation sociale et agenda politique

En 1978, Convoy, un film américano-britannique, fait éclater le Box-Office aux Etats-Unis. Cependant, le film est sévèrement descendu par les critiques. Il raconte l’histoire de la mobilisation instantanée d’une centaine de camionneurs pour exprimer leur solidarité avec un collègue (rôle joué par Chris Christoffersen) qui est victime d’exactions de la part d’un chérif pour des considérations inavouées. Le phénomène surprend même les organisateurs. La mobilisation spontanée exprimait en fait le ras-le-bol des professionnels de la route qui saisissaient cette opportunité pour se révolter contre la police des frontières entre l’Arizona et le Nouveau-Mexique.

En 1987-1988, une équipe internationale composée de chercheurs appartenant à plusieurs disciplines scientifiques organise un convoi à partir de l’Europe à destination de plusieurs pays africains. L’objectif est de faire une marche inverse vers l’Afrique pour expérimenter les conditions climatiques et écologiques qui ont conduit aux grands exodes humains. Il est assumé que l’Afrique est le berceau de l’Humanité. L’équipe est bloquée au port de Tanger et aux portes de la ville occupée de Sebta.

L’équipe n’aurait pas attendu le feu vert final des autorités marocaines compétentes avant d’entrer dans les eaux territoriales marocaines. C’était l’explication officielle. La vérité était que la traversée du territoire marocain comprenait le passage par les villes côtières marocaines, notamment par les provinces du Sud à un moment où les tractations sur le conflit du Sahara étaient sur la dérive. L’arrivée de cette équipe aurait attiré l’attention et aurait été exploitée par des mouvances adverses à des fins de propagande et d’obstruction.

Convoy décrit apparemment le caractère spontané d’une marche qui prend une dimension inattendue. La marche est déclenchée par un évènement anodin qui cristallise les passions d’acteurs qui défendent des agendas diamétralement opposés. S’agissant du convoi des chercheurs scientifiques, le timing est faussé par la certitude de ces derniers que l’ambition scientifique peut triompher des obstacles bureaucratiques.

Cependant, entre les motivations politiques et les motivations scientifiques, il y a un lien étroit. Il est matérialisé dans le fait que les participants sont mus par une obligation de résultat qui doit, en principe, faire mouche. C’est compter sans la vigilance et la suspicion des autorités des pays par lesquels les convois doivent passer. Dans cette configuration, le réel et le fictionnel se mélangent.

L’objet de ce papier est de faire d’une part une lecture sur la pertinence des marches populaires destinées à atteindre des objectifs politiques et de l’autre sur les motivations des organisateurs. Une distinction est faite entre les marches spontanées et les marches inspirées et exécutées à distance.

Il est un secret de Polichinelle que l’organisation de marches et de convois est politiquement motivée. Dans le cas du "convoi de la résilience", il y a une coïncidence qui saute aux yeux. Les participants sont principalement originaires de Tunisie, d’Algérie, de Libye ; trois pays qui font face à des difficultés politiques intranationales indéniables.

Les décideurs de ces pays sont conscients du fait que les changements sérieux qui ont lieu sur les échiquiers géopolitiques international et régional vont profondément les affecter. Ces changements peuvent aller jusqu’à bouleverser les équilibres de répartition de rôles sur le plan institutionnel. Ils peuvent également, à moyen et court terme, provoquer le changement de régime.

Par ailleurs, les défenseurs de l’islam politique reconnaissent que leur image est relativement ternie par une série de compromissions. Ils acceptent, à leur insu, ces accusations par le fait de leur connivence avec des parrains transnationaux étatiques et non étatiques, qui utilisent, depuis deux décennies, la question palestinienne comme un fonds de commerce.

De la manipulation acceptée sans procès

"Le convoi de la résilience" ressemble comme deux gouttes d’eau à celui des convois et forums organisés par les altermondialistes qui ont sillonné les capitales mondiales durant les années 1980-2000 (Penang, Malaisie-1984 ;  Berlin-1988 ; Paris-1989 ; Seattle-1999 ; Gênes-2001 ; Porto Algre-2001-2003 ; Bombay-2004 ; Atlanta-2007 ; Toronto-2010 ; Le Havre-2011 etc.). Leur militantisme contre la mondialisation, dans sa dimension néo-libérale, commence cependant à perdre de son impact.

De nombreux militants ont été soit récupérés par la machine capitaliste soit ont sombré dans un militantisme gauchiste boiteux, hypocrite et stérile. Une poignée se refait une nouvelle virginité en allant soutenir des causes perdues en Afrique et en Amérique latine à un moment où la boussole géopolitique est tournée vers d’autres cieux.

Il est indéniable que toutes les formes de lutte et de combat pour la justice, l’égalité, la paix et la quiétude des citoyens dans les quatre coins du monde sont légitimes. Toutefois, leur intelligibilité se doit d’être plus cohérente pour que le mouvement soit crédible et obtienne l’adhésion de la majorité. Tel n’est pas toujours le cas. Les raisons sont nombreuses.

Un : la conscience politique et le mimétisme social. Sans aller jusqu’à parler de la mentalité de la meute, force est de constater qu’ils sont nombreux, ceux qui se prennent au jeu de la défense des causes dites justes, et confondent, chemin faisant, leurs revendications purement individuelles et leur association à une cause plus large. Si, dans le premier cas, la perception est défendable, il en est autrement dans la deuxième.

Deux : la marche motivée par des agendas politiques intranationaux et des agendas transnationaux. Ce constat découle de l’observation précédente. Il est intrigant de constater que l’allégeance nationale est asphyxiée par l’allégeance transnationale, même quand celle-ci risque de porter un coup fatal à la première.

Depuis la mi-1990, le constat est le même. Les pays directement concernés par le conflit arabo-israélien adoptent un profil bas tandis que des pays loin de l’arène se proposent de réaliser des prouesses diplomatiques tout en sachant qu’ils ne sont que des agents interposés. Néanmoins, ils persistent et signent, car ils savent que le mimétisme politique l’emporte sur la conscience politique –et de surcroît revêt surtout une dimension sociale.

Trois : le militantisme et la manipulation se côtoient et jouent une partition qui scande agréable dans les oreilles des entêtés politiques intraitables.

Quatre : l’objectif final et le dommage collatéral. Le militantisme se présente comme un broyeur ou une rotative. Les participants, consciemment ou inconsciemment, acceptent de subir les dommages collatéraux. Nombreux sont abandonnés à mi-chemin ou laissés pour compte une fois que l’objectif escompté est intégralement ou partiellement atteint.

Cinq : l’aspiration à la liberté d’expression et la nécessité de respecter la loi. On ne peut faire avancer sa cause et obtenir des résultats qui s’inscrivent dans la durée sans l’utilisation des arsenaux juridiques en vigueur. Les réformes gagnent toujours à être introduites de manière graduelle.

Six : le convoi et la marche les plus prioritaires sont celles qui s’adressent à l’esprit, à l’intelligence du moment et à l’interpellation des vérités premières pour que le convoi soit visible et la marche porteuse.

Les risques du désordre programmé

Sept, le risque le plus dangereux est celui de l’intention réelle des organisateurs du dernier convoi vers Gaza. Il vise à provoquer ‘par ricochet’ des manifestations à l’intérieur des pays dits normalisateurs des relations avec Israël.

L’ambition est de tourner les regards et de ralentir le processus de désintégration des pays initiateurs du "convoi de la résilience". Il est certain que la carte de l’adversité à l’égard d’Israël et celle des réformes démocratiques par le consensus ne portent plus. De là à dire que la périphérie arabe est sur une courbe descendante dangereuse, l’argument se défend.

Le risque est d’autant plus réel qu’il rappelle le souvenir des révoltes du "Printemps arabe" de 2011. Ce printemps qui avait été préparé depuis la fin des années 1980-1990. On sait maintenant de quoi il retournait. Ces marches spontanées qui ont été détournées de leur objectif principal pour conduire à des changements de régime. Le bilan n’est pas des plus reluisants.

Pendant longtemps, je n’ai pas été très convaincu par l’idée selon laquelle il y aurait un plan sordide sinon de morceler la périphérie arabe du Golfe à l’Atlantique, du moins de pousser les dirigeants des pays des deux régions à faire des concessions qui iraient au-delà de celles concédées à la veille des indépendances. Je croyais que ces dirigeants étaient suffisamment intelligents pour faire croire aux étrangers qu’ils jouaient le jeu et à leurs peuples qu’ils luttaient contre eux.

Aujourd’hui, je m’enfuis dans la littérature et je ne suis pas loin d’admirer la scène décrite dans 'La colonie pénitentiaire' (1919), une nouvelle de Franz Kafka. Kafka se surpasse dans la description de l'enthousiasme d’Octave Mirbeau, le gardien chargé de torturer les condamnés à mort avant de les exécuter à l'aide d'une machine impitoyable.

Cette machine, inventée par son ancien patron, est reclassée par le nouveau chef qui décide de s'en débarrasser. Mirbeau s'offusque à l'idée de voir cette machine abominable détruite ou remplacée par une autre plus 'humaine'.

Tout en étant convaincu que donner la mort à une personne est en soi condamnable, Mirbeau ne peut accepter de s’en débarrasser. Convaincre le condamné à mort qu'il est de son intérêt d'accepter son destin pose une question philosophique à connotation existentielle. Car la victime s'avère, quoiqu’il en pense, être ‘un objet’.

Une scène que j’ajouterai à celles de la roulette russe dans le film ‘The Deer Hunter’ (1978) de Michel Cimino. Des amis, soldats américains qui n’arrivent pas à se débarrasser du traumatisme de la guerre du Vietnam.

Dans 'La colonie pénitentiaire', la mort est banalisée au point qu’Octave Mirbeau tombe amoureux d’une machine qui extrait la vie des corps des condamnés. Dans Deer Hunter, les scènes de la roulette russe rappellent le martyre des soldats qui ont survécu à la guerre du Vietnam et qui, à leur tour, banalisent la mort. De même, qu’ils se préparent à aller tuer des cerfs et des biches, qui n’étaient pas responsables de leur calvaire.

Ce qui se passe dans les territoires palestiniens est insupportable et inadmissible. Les marches de condamnation ont été organisées dans les quatre coins du monde (mais pas en Algérie, en Tunisie et en Libye). En vain. Pas d’arrêt de l’escalade militaire. Le cortège des morts s’allonge. La mort fait peur et dénonce les défenseurs hypocrites des causes justes.

Même si "le convoi de la résilience" partant de Tunis vers l’Egypte avec l’ambition de briser le blocus contre Gaza était arrivé à destination, il n’aurait pas échappé aux scènes d’apocalypse résultant de la confrontation militaire entre Israël et l’Iran. Du reste, à mi-chemin sur le sol libyen, les organisateurs, utilisant les réseaux sociaux, ont lancé des appels SOS pour combler les lacunes dues à la mauvaise organisation qui a été la leur.

La boulimie tue l’appétit et transforme le corps en un dépotoir. Il en est de même de ces convois et marches qui s’improvisent et deviennent comme une sorte de fast-food qui ne rassasie jamais. Au contraire, il tient l’estomac en alerte au point de l’ulcérer en fin de compte. Les marches et les convois qui se sont multipliés ces dernières années ont faussé les débats et atteint par la lassitude les plus fervents d’entre les militants.

La symbolique de la Tunisie et la composition des participants, en grande partie des Algériens, des Tunisiens et des Libyens (en plus de quelques Européens et Marocains qui ne sont même pas cités dans les annonces publicitaires tires par les cheveux) ne laissent l’ombre d’aucun doute sur l’agenda des initiateurs. À moins que toute l’opération ne fût montée à distance pour calmer la scène politique interne dans les trois pays et anticiper sur ce qui allait se passer deux jours plus tard : le déclenchement de la confrontation entre l’Iran et Israël.

Même si cette hypothèse paraît infondée, l’évènement en soi est une participation indirecte aux différents processus de manipulation (domestication) dont est victime ce que certains appellent "la rue arabe" ; cette opinion publique qui se confond dans ses logarithmes à force de succomber aux sirènes qui détournent l’esprit de sa concentration sur l’essentiel.

De la manipulation ? En politique, rien n’est à exclure. La question qui devrait se poser au contraire est de savoir si les commanditaires du "convoi de la résilience" avaient atteint leur objectif ? Rien n’est moins sûr.

De même, il devient plus pressant de s’interroger sur ce que peuvent encore signifier les expressions "société civile", "encadrement politique des partis politiques et syndicats" et "organisation non gouvernementale". Le chevauchement et l’interpénétration sans guide de secours créent l’incohérence et brouillent la visibilité. Or, en politique, à force de prêcher dans le dogmatisme, les certitudes deviennent daltoniennes.

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Le 18 juin 2025 à 16h09

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