Au Brésil, le Maroc n’étonne plus, c’est la Seleção qui inquiète
Le coup de sifflet final n’a pas seulement scellé un match nul spectaculaire entre le Maroc et le Brésil (1-1) lors du Mondial 2026. Il a donné naissance à un constat largement partagé dans la presse internationale, et particulièrement au Brésil : les Lions de l’Atlas ne sont plus l’équipe surprise. Ils sont désormais confirmés comme un adversaire de premier rang, capable de rivaliser avec les plus grandes nations du football mondial.
Le vrai objectif du Maroc pour cette coupe est moins une performance précise (par exemple, atteindre les quarts ou les demies, voire davantage), que de rester dans l'élite mondiale. Rester dans l'élite signifiera que la performance du Qatar n'est pas un coup de chance sans lendemain ; et surtout que le Maroc a su transformer un exploit en changement structurel.
Au lendemain du match contre le Brésil, joué samedi soir 13 juin 2026, la prestation du Onze marocain et les réactions de la presse internationale ne laissent pas place au doute. Le Maroc continue de s'améliorer, il confirme son nouveau statut.
Et c’est sans doute la principale leçon des réactions médiatiques au lendemain de cette rencontre.
Au Brésil, le résultat inquiète davantage qu’il ne rassure
Dans les médias brésiliens, le ton est loin d’être triomphal.
Plusieurs journaux et sites spécialisés ont surtout insisté sur les insuffisances affichées par la Seleção.
Le portail sportif UOL à forte audience, résume parfaitement ce sentiment dans son analyse intitulée : "Le Brésil d’Ancelotti fait match nul contre le Maroc grâce à un éclair de Vinicius Jr".
Pour UOL, l’égalisation brésilienne doit davantage au talent individuel de Vinicius Jr. qu’à une véritable maîtrise collective. Le média estime même que le Maroc a souvent réussi à imposer son rythme et ses séquences de possession.
Même son de cloche chez Gazeta Esportiva. Le titre est sans détour : "Plus Vini que Brésil".
L’analyse est sévère. Selon le média pauliste, le match a laissé "plus de doutes que de réponses" autour de la sélection dirigée par Carlo Ancelotti. Les difficultés dans l’entrejeu, le manque de fluidité offensive et certaines fragilités défensives alimentent déjà le débat au Brésil.
Le Maroc n’est plus une surprise pour personne
Ce qui frappe à la lecture de la presse brésilienne, c’est l’absence totale de condescendance envers le Maroc.
Personne ne parle d’un "petit" adversaire venu gêner le géant sud-américain. Au contraire.
Les commentaires rappellent systématiquement le parcours historique des Lions de l’Atlas au Mondial 2022 et décrivent désormais la sélection marocaine comme une puissance installée.
Plusieurs observateurs brésiliens ont salué la qualité technique de l’équipe de Mohamed Ouahbi, sa discipline tactique ainsi que sa capacité à presser haut et à ressortir proprement le ballon.
Le constat est révélateur : au Brésil, personne ne considère aujourd’hui qu’un nul contre le Maroc constitue un accident.
Exame : "Le Brésil ne convainc pas".
Le magazine économique et sportif Exame adopte lui aussi une lecture critique du match.
Sous le titre "Le Brésil ne convainc pas et se contente d’un nul contre le Maroc", le média estime que la Seleção peine encore à trouver une identité de jeu malgré l’arrivée d’Ancelotti.
Le sentiment dominant est que le Brésil possède toujours des individualités capables de faire la différence à tout moment, mais qu’il ne dégage pas encore la force collective attendue d’un candidat au titre mondial.
Globo met en avant le respect gagné par le Maroc
Le principal groupe médiatique brésilien, Globo, a consacré plusieurs analyses à la rencontre.
Dans sa revue de presse internationale, Globo souligne que de nombreux médias étrangers ont davantage insisté sur la qualité du Maroc que sur la performance du Brésil.
Un changement de regard qui illustre l’évolution du statut des Lions de l’Atlas sur la scène mondiale.
En Angleterre, The Guardian voit un Maroc très solide
Du côté britannique, The Guardian estime que le choc a tenu toutes ses promesses.
Le quotidien souligne la qualité technique des deux équipes mais considère que le Maroc a longtemps semblé le plus cohérent collectivement.
L’article met notamment en avant la capacité des Marocains à contrôler certaines séquences du match face à un Brésil parfois désorganisé.
En Espagne, le Maroc impressionne
Les médias espagnols ont également été séduits par la prestation marocaine.
Marca insiste sur le rôle décisif de Vinicius Jr., présenté comme le sauveur de la Seleção.
La lecture espagnole est assez proche de celle observée au Brésil : le Maroc a confirmé son niveau international tandis que le Brésil reste en quête de certitudes.
En France, un choc qui a tenu ses promesses
France24 évoque un duel de très haut niveau entre deux prétendants crédibles à un parcours ambitieux dans ce Mondial.
Eurosport insiste également sur l’intensité de la rencontre et sur la qualité affichée par les deux équipes.
La conclusion qui revient partout : le Maroc a changé de dimension. Les réactions internationales convergent donc toutes vers la même idée.
Le Maroc n’est plus observé comme une équipe capable de créer un exploit ponctuel contre une grande nation. Il est désormais jugé à l’aune des grandes nations elles-mêmes.
Et c’est probablement ce qui ressort le plus clairement de la presse brésilienne : les interrogations portent aujourd’hui davantage sur le niveau réel du Brésil que sur la capacité du Maroc à lui tenir tête.
Il y a quelques années, un nul contre la Seleção aurait été raconté comme un exploit marocain.
Aujourd’hui, il est analysé comme un résultat logique entre deux sélections que beaucoup considèrent désormais comme appartenant au même cercle de compétiteurs de haut niveau. C’est peut-être là la plus grande victoire des Lions de l’Atlas.
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