Santé mentale et psychique. Un programme national global sera élaboré (Amine Tahraoui)
À la Chambre des conseillers, le ministre de la Santé, Amine Tahraoui, annonce le lancement de l’élaboration d’un programme national global de santé mentale et psychique couvrant l’ensemble de ses dimensions.
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, a indiqué que son département travaille pour améliorer la qualité des services dans ce domaine. Amine Tahraoui a annoncé le lancement de l’élaboration d’un programme national global de santé mentale et psychique. Des réunions techniques démarreront la semaine prochaine au sein du ministère, lesquelles marqueront le point de départ de ce projet, a-t-il précisé.
Lors de son intervention ce mardi 29 avril 2025 à la Chambre des conseillers, le ministre a présenté des données relatives au secteur, notamment celles ayant trait aux ressources humaines spécialisées et à leur répartition inégale sur le territoire.
Il a révélé que le nombre de professionnels de la santé mentale s’élevait à 3.230 en 2025 dont :
- 319 psychiatres dans le secteur public ;
- 274 psychiatres dans le secteur privé ;
- 62 pédopsychiatres dans le public ;
- 14 pédopsychiatres dans le privé ;
- 1.700 infirmiers spécialisés en santé mentale dans le secteur public.
Dans le cadre des efforts pour combler ce déficit, le ministre a annoncé l’allocation de 123 postes budgétaires au profit du secteur pour les années 2024-2025, dont 34 psychiatres (prévu en 2025) et 89 infirmiers spécialisés en santé mentale (prévu en 2024).
Le ministre a indiqué qu'un travail de renforcement de la formation dans ce domaine est prévu.
Il coordonne également avec le secteur de l’enseignement supérieur pour activer les comités régionaux de formation pratique, tout en mettant en œuvre la convention-cadre signée en 2022 visant à intensifier l’offre de formation et de recherche scientifique en santé mentale à l’horizon 2030.
Dans le cadre du plan stratégique national multisectoriel de santé mentale 2030, une généralisation des services de santé mentale intégrés aux hôpitaux publics est prévue. Il est aussi question de développer les unités de consultations psychiatriques externes, de créer des équipes de gestion des crises psychosociales, et de renforcer les services de réhabilitation psychologique et sociale.
À découvrir
à lire aussi
Article : Incivilités : le CESE propose un plan national pour changer les comportements
Du trottoir aux stades, en passant par les services publics, l’institution présidée par Abdelkader Amara dresse un état des lieux sévère des usages de l’espace commun. Son avis, présenté le mercredi 10 juin, met en cause autant l’éducation, l’application des règles que la gestion de proximité.
Article : Marhaba 2026 : le Maroc modernise le poste-frontière de Bab Sebta
À quelques heures du coup d’envoi de l’opération d’accueil des MRE, la nouvelle zone d’entrée a été ouverte dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 juin 2026, après plusieurs mois de travaux. La voie de sortie reste, elle, provisoirement en service avant une nouvelle phase de réhabilitation prévue après l’été.
Article : Santé : lancement effectif du groupement sanitaire territorial Casablanca-Settat
Réuni le mercredi 10 juin à Casablanca sous la présidence de Aziz Akhannouch, le premier conseil d’administration a adopté le programme d’action et le budget 2026 de cette nouvelle structure, appelée à piloter une offre publique de soins qui compte 376 établissements de santé primaire et près de 4.943 lits dans la région la plus peuplée du Royaume.
Article : Industrie : à Jorf Lasfar, Falcon veut produire le graphite qui manque au Maroc
Sans graphite, pas de batterie électrique. C’est ce maillon discret, mais indispensable, que Falcon Energy Materials veut produire à Jorf Lasfar. Retardée par l’arrivée d’équipements depuis la Chine, son usine pilote s’apprête à démarrer. Mais avant la grande unité prévue à l’horizon 2028, l’entreprise doit franchir l’étape qui décidera de tout : convaincre les industriels de la batterie que le produit marocain peut entrer dans leurs chaînes d’approvisionnement. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce grand pari industriel pour le Maroc.
Article : Exclusif. OCP reprend sa pleine cadence de production, transformant la crise en opportunité
Depuis quelques semaines, le groupe OCP est scruté de près à cause d’un contexte tendu. Crise d’Ormuz, hausse du soufre, des milliards contractés en dette, annonce de réduction de la production… Le tout assoit l’idée que le groupe traverse une crise sans précédent. La réalité est plus nuancée et plus intéressante. Fin mai, le groupe a pris une décision qu’il nous a confirmée en exclusivité : remonter à 100% de ses capacités de production d’engrais d’ici fin juin. Une annonce à rebours de toutes les lectures faites jusque-là. Révélations.
Article : Batteries électriques. La Chine défend ses investissements au Maroc et nie tout contournement commercial
EXCLUSIF. Les investissements chinois au Maroc dans les batteries et les composants destinés aux véhicules électriques continuent d’alimenter les inquiétudes en Europe. Contactée par Médias24, l’ambassade de Chine défend une coopération industrielle alignée sur la stratégie du Royaume, tandis que la Commission européenne ne les remet pas en cause par principe, mais affirme surveiller les flux commerciaux, les structures de production et le respect des règles d’origine.