PLF 2025 : les industriels de la pharmacie revendiquent une mesure sur les droits de douane
Les industriels marocains du médicament comptent défendre une de leurs principales revendications lors des débats autour du projet de loi de finances 2025. Ils veulent que soient imposés des droits de douane aux produits finis importés quand ceux-ci sont également fabriqués au Maroc. Explications.
Cette revendication portée par la Fédération de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) nous a été révélée par Mia Lahlou Filali, PDG de Pharma 5. Médias24 l'a rencontrée lors de la 2e édition de la Journée nationale de l’industrie, organisée ce mercredi 16 octobre à l’UM6P (Benguérir).
Selon notre interlocutrice, la principale préoccupation des acteurs marocains du secteur actuellement est "de faire appliquer des droits de douane aux produits finis importés lorsqu’ils sont fabriqués au Maroc par au moins deux acteurs".
Mais pourquoi cette exigence ? "Pour éviter les risques de monopole", répond Mia Lahlou Filali.
Lors de l’entretien qu’elle a eu avec Médias24, la PDG de Pharma 5 constate à regret que tous les médicaments dont le Maroc a besoin (hors génériques) sont importés, alors que les acteurs nationaux sont en mesure de produire au moins la moitié des médicaments qui figurent dans le Top 10 (en volume et en valeur) des médicaments importés.
Certains médicaments importés sont vendus 3, 4, voire 10 fois plus cher que dans les pays d’origine
"Certains médicaments importés sont vendus 3, 4, voire 10 fois plus cher que dans les pays d’origine", se désole Mia Lahlou Filali qui affirme défendre bec et ongles la souveraineté sanitaire du Royaume.
"Le socle de la souveraineté sanitaire, c’est la recherche et développement locale pour être capable de développer le produit dont notre pays a besoin au moment où il a en a besoin", explique la PDG de Pharma 5.
À l’en croire, les acteurs marocains de l’industrie pharmaceutique ont bien accueilli la décision du gouvernement de rembourser, en 2024, la TVA sur les intrants importés et attendent le remboursement de cette TVA à la fin de l’année. "Cela a eu et aura un effet direct sur l’accès au médicament", se réjouit notre invitée.
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