L’USFP et le PPS publient une position commune concernant le nouveau Code de la famille
Dans le cadre d’une initiative de coordination entre l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme, une rencontre consultative et de coordination a eu lieu, ce jeudi 15 février, au siège de ce dernier, sous le thème "Pour une réforme radicale et globale du Code de la famille".
Cette réunion, présidée par Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, et Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, a connu la participation de nombreuses organisations, réseaux associatifs et démocratiques luttant pour la défense des droits des femmes et de l’égalité, indique un communiqué.
La réunion a souligné que le combat pour l’égalité est au cœur du processus de construction d’un Maroc progressiste, démocratique, libre et socialement juste, et a pris en compte le contexte national marqué notamment par les enjeux de la réforme du Code de la famille, poursuit la même source.
La réunion a également mis en avant les principales revendications égalitaires que les deux partis, leurs alliés dans le camp démocratique et progressiste, et en tête de liste, le mouvement féministe démocratique et moderniste, continuent de défendre, notamment :
- La promulgation d’un nouveau Code de la famille rompant avec l’approche conservatrice, portant des changements égalitaires réels et substantiels, avec une forte dynamique de modernisation, conforme aux exigences de la Constitution de 2011 et aux conventions internationales ratifiées et engagées par notre pays ;
- L’intégration dans le nouveau Code de la famille de dispositions égalitaires claires, notamment : l’interdiction et la pénalisation du mariage des mineures de moins de 18 ans ; l’établissement de la responsabilité partagée entre les conjoints dans la tutelle légale sur les enfants ; l’égalité entre les conjoints dans la garde des enfants et la garantie des droits de l’enfant gardé ; l’abolition de toutes les formes de discrimination et d'exclusion exercées à l'encontre des personnes en situation de handicap ; l'interdiction de la polygamie ; la gestion équitable et égalitaire des biens acquis par les conjoints pendant le mariage ; la création d'un mécanisme de médiation sociale ; l'adoption de l'expertise génétique pour prouver la filiation ; l'abolition du Taâsib (l’héritage par agnation) et l'autorisation des héritiers à faire un testament ; la reconnaissance exclusive du contrat de mariage documenté en temps voulu ; l'abolition de la discrimination fondée sur le sexe ou la croyance dans le mariage ; l'abolition de l'article 400 du Code de la famille actuel, etc.
Dans ce contexte, les deux partis soulignent également la nécessité de :
- accélérer la structuration de l'Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination et du Conseil consultatif de la famille et de l'enfance, prévus dans la Constitution, et de les doter des mécanismes nécessaires pour l'exercice de compétences réelles et effectives ;
- réviser l'ensemble des législations nationales relatives à l'égalité, en tête desquelles le Code pénal, selon une approche juridique, démocratique et égalitaire, menant à éliminer toutes les formes de discrimination entre femmes et hommes, ainsi qu'à mettre fin à toutes les formes de violence contre les femmes ;
- intégrer de manière concrète, effective et forte le principe d'égalité et le mécanisme de parité dans tous les aspects de la vie, administratifs, politiques, éducatifs et culturels, faisant de l'égalité une question centrale de la société dans toutes les formes d'action publique.
Renouvelant leur soutien et leur alignement aux côtés des revendications justes du mouvement féministe, pour réaliser l'égalité complète, l'équité et la dignité de la femme, les deux partis expriment leur volonté forte et ferme de s'engager avec toutes les forces et entités démocratiques, afin de poursuivre la lutte, faisant de la réforme du Code de la famille un nouveau levier pour construire un Maroc uni et avancé, où les droits de tous ses fils et filles sont préservés sur un pied d'égalité, conclut-on.
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