Commentaire. Une direction collégiale pour le PAM, que faut-il en penser ?
Le PAM tiendra son 5e congrès du vendredi 9 au dimanche 11 février inclus. Parmi les pistes présentées et discutées, celle d'une direction collégiale. Bonne idée ou fausse bonne idée ?
Ce fut une grosse surprise. Alors que toutes les spéculations convergeaient vers Fatima Ezzahra El Mansouri ou Mehdi Bensaid pour succéder à Abdellatif Ouahbi, voici qu'on apprend l'existence d'une autre piste, révélée à Médias24 par des sources sûres au sein du PAM, et confirmée par Mansouri : il s'agit de la mise en place d'une direction collégiale bicéphale ou tricéphale en lieu et place d'un nouveau secrétaire général.
Il y a peu d'exemples similaires dans le monde, ayant en outre réussi. Les prérequis d'un parti politique durable sont le leadership, la plate-forme idéologique et la démocratie interne. La présence d'un leader, homme ou femme bien sûr, est une condition sine qua non.
La mise en place d'une direction collégiale n'est pas aisée. On parle d'une direction bicéphale ou tricéphale. Qui la composerait ? Mansouri peut-elle être au conseil national et à la direction collégiale ? On peut supposer que Mehdi Bensaid en fera également partie. Et qui d'autre ?
Outre le nombre et la direction, cette option pose un problème de fonctionnement. Les décisions seront-elles prises par consensus ou par vote ? Le système du consensus accorde de facto un droit de veto à chaque membre. Le système du vote signifie un nombre impair.
Tout cela se résume par la formule connue du fonctionnement des groupes : s'il y a deux personnes, ce sera un contre un ; trois personnes, deux contre un ; quatre personnes, deux contre deux ; et ainsi de suite...
Outre ces difficultés de fonctionnement, la collégialité dilue la responsabilité et désincarne le leadership.
L'idée est donc intéressante mais difficile à mettre en œuvre, coûteuse en temps, en énergie et en image. De plus, elle contribuerait à diluer l'identité du parti.
En fait, le recours à cette piste illustre simplement la difficulté à trouver un leader capable de mobiliser et fédérer le noyau dur du PAM. À part Fatima Zahra El Mansouri bien sûr, qui refuse clairement d'y aller malgré ses qualités reconnues par tous.
Le parti devrait au contraire vivre sa vie. Laisser les candidats qui le veulent se déclarer. Et laisser la base voter. C'est la meilleure solution.
5e congrès : les dirigeants du PAM examinent l'idée d'une direction collégiale pour le parti
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