Salon du Livre : Bensaid promet une édition spéciale pour chacune des 12 régions
Alors que l'événement devait être délocalisé de Casablanca à Rabat provisoirement, le ministre de la Culture annonce à Médias24 que le Salon international de l’édition et du livre va s'installer dans la capitale. Précision importante: chaque région aura le sien à partir de 2024. Objectif : développer la lecture et faire baisser le prix des livres. Explications et projets du ministre.
"Après l'indéniable succès de sa première édition à Rabat en termes d'affluence et de chiffre d’affaires, le Salon international de l’édition et du livre (SIEL) continuera de s’y tenir en juin chaque année, mais nous comptons inaugurer un Salon international de la jeunesse et de l’enfance à Casablanca en novembre 2023", nous révèle Mehdi Bensaïd. Selon le ministre de la Culture, ce choix est motivé par le fait que les salons pour enfants sont ceux qui marchent le mieux dans le monde.
Casablanca abritera le Salon national du livre au plus tard en 2024
Sur le choix de délocaliser le SIEL de Casablanca à Rabat qui a séduit les habitants de la capitale, mais n’a pas fait que des heureux parmi les Casablancais, le ministre s’est voulu rassurant.
Il a en effet annoncé que son département prépare un programme culturel dédié à la région de Casablanca, qui devrait être annoncé dans les semaines à venir.
En attendant la publication de sa date, il nous révèle qu’un Salon national du livre devrait a priori y être organisé en même temps que l’ouverture de la rentrée littéraire afin d’obtenir l’assentiment d'un maximum d'éditeurs concernés.
Et d'ajouter qu'un Salon international de la jeunesse et de l’enfance verra certainement le jour en novembre prochain.
Tous deux financés par le ministère et la Région, la date encore indéterminée du Salon national prévu cette année ou, au plus tard, en 2024, ne devrait toutefois pas coïncider avec la tenue du Salon international de la jeunesse de Casablanca ou du SIEL à Rabat.
"Un budget de 35 MDH pour Rabat et de 20 à 25 MDH pour Casablanca"
Pour ce qui est du coût de l’organisation de ces événements culturels, Bensaïd avance que le SIEL à Rabat coûtera environ 35 millions de dirhams, et que les deux autres salons prévus à Casablanca nécessiteront un budget compris entre 20 et 25 MDH.
En parallèle, avec la reprise en octobre prochain du Salon maghrébin du livre de la ville d’Oujda intitulé "Lettres du Maghreb", qui est interrompu depuis 2020, notre interlocuteur promet d’organiser, à terme, une édition spécifique dans chacune des douze régions du Maroc.
"La généralisation des salons internationaux, nationaux et régionaux sur le territoire national a pour véritable objectif de valoriser le livre et surtout de démocratiser les habitudes de lecture de nos concitoyens afin de développer l’industrie du livre", souligne le ministre.
"La baisse du prix des livres est une priorité ministérielle"
"Cela contribuera aussi à multiplier le nombre de librairies littéraires, au nombre de quatre-vingts dans tout le pays, en lieu et place des kiosques actuels qui se contentent de vendre des cigarettes et très peu de livres", explique Bensaïd.
Optimiste, il espère gagner chaque année au moins vingt ouvertures de librairies littéraires car selon lui la nécessaire démocratisation de la lecture signifie aussi plus de livres vendus.
Conscient de l'inaccessibilité des livres - qui coûtent en moyenne 80 dirhams - pour le pouvoir d’achat limité de la plupart des familles qui doivent en acheter trois ou quatre par mois, le ministre indique avoir chargé la Direction du livre de son département de multiplier les rencontres avec les éditeurs pour trouver des solutions moins onéreuses, comme l’instauration d’un prix unique.
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