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EPIQUE ! Le Maroc se qualifie en quarts de finale et écrit l'histoire (Maroc-Espagne 3-0)

Pour la première fois de son histoire, l'équipe nationale s'est qualifiée ce mardi 6 décembre pour les quarts de finale d'une Coupe du monde, où il attendra la Suisse ou le Portugal, samedi 10 décembre à 16h. Un succès arraché aux penalties face à l'Espagne (3-0).

Crédit Photo : FIFA

EPIQUE ! Le Maroc se qualifie en quarts de finale et écrit l'histoire (Maroc-Espagne 3-0)

Le 6 décembre 2022 à 18h49

Modifié 6 décembre 2022 à 20h08

Pour la première fois de son histoire, l'équipe nationale s'est qualifiée ce mardi 6 décembre pour les quarts de finale d'une Coupe du monde, où il attendra la Suisse ou le Portugal, samedi 10 décembre à 16h. Un succès arraché aux penalties face à l'Espagne (3-0).

Ce mardi 6 décembre restera à jamais gravé dans les mémoires du peuple marocain. L'équipe nationale a éliminé l'Espagne en mondovision, en huitième de finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Magistral lors d'une séance de tirs au but étouffante, Yassine Bounou a dévié tous les tirs espagnols pour porter son équipe en quart de finale de la Coupe du monde (3-0). Un exploit seulement réussi par le Sénégal (2002), le Ghana (2010) et le Cameroun (1990). Grâce à ce magnifique succès, le Maroc a validé son billet pour le tour suivant, où il sera opposé à la Suisse ou au Portugal, ce samedi 10 décembre à 16h.

Le résumé du match :

"On a fait un match énorme. Tactiquement les joueurs ont suivi le plan et n’ont pas lâché malgré la fatigue", s’est réjoui Walid Regragui, le sélectionneur national au micro de BeIN Sports France. "Aux penaltys, on savait qu’on avait un très grand gardien. Je suis très heureux pour le football marocain et notre peuple."

"On voulait que ce soit une belle fête et écrire l’histoire. On travaille beaucoup, nous sommes très respectueux du plan de jeu mis en place par le coach. On est récompensé de nos efforts", a affirmé le capitaine Romain Saïss. "Nous nous attendions à un match compliqué où on allait beaucoup courir. Mais il faut savoir se sacrifier pour le pays. On va encore serrer les dents pour être là en quart de finale et poursuivre notre chemin."

"Yassine Bounou a été héroïque. C’est l’un des meilleurs gardiens au monde et il l’a prouvé", a déclaré avec émotion Mehdi Benatia, l'ancien capitaine de l'équipe nationale. "Tous les joueurs méritent cette qualification", a-t-il ajouté.

Au coup de sifflet final, la communion entre les supporters présents au stade de la Cité de l'éducation à Al Rayann a été à la hauteur des attentes et des espérances. La liesse populaire qui s’annonce sera inoubliable afin de fêter un succès acquis au prix d'une discipline tactique impeccable, d'efforts considérables et de sacrifices, à l'instar de Romain Saïss qui a poursuivi la rencontre malgré sa blessure à l'ischio jambiers.

Comme on s'y attendait, l’Espagne a confisqué le ballon (75%) mais sans véritablement mettre en danger la défense marocaine. Structurés autour d’un bloc compact, les nationaux avaient pour principale consigne de couper les lignes de passes intérieures et de perturber la relation entre Busquets, la rampe de lancement et les milieux plus hauts, Pedri et Gavi.

La stratégie mise en place par Walid Regragui a parfaitement fonctionné puisque les Espagnols n’ont été dangereux qu'en de rares occasions, ne cadrant aucun tir lors de la première mi-temps. Certes, leur défense a tenu le choc, mais l’expression collective des Marocains à la récupération du ballon a souffert d'approximations techniques.

De fait, le Onze national a perdu beaucoup trop de ballons lors de la première demi-heure de jeu pour porter le danger sur le but de Unai Simon. Il y a bien eu le coup franc botté par Achraf Hakimi à la 12’, mais la tentative du Parisien est passée une vingtaine de centimètres au-dessus de la transversale espagnole.

CdM Qatar-2022 : Ambiance du public lors du match Maroc-Espagne

Empêtrés dans la nasse défensive marocaine, les hommes de Luis Enrique ont fini par allonger le jeu pour trouver Marco Asensio par deux fois dans la profondeur. Une option favorisée par l’alignement défaillant de la ligne défensive marocaine. Cela dit, les Lions de l’Atlas ont dans l’ensemble été plus dangereux, notamment lors de dix dernières minutes emballantes du premier acte.

D’abord sur un tir de Noussair Mazraoui consécutif à une récupération haute (33’), puis sur une tête de Nayef Aguerd un peu trop enlevée (43’), à la réception d’un centre de Soufiane Boufal, côté gauche. Ensuite, toujours côté gauche, Mazraoui, plus actif, a trouvé Hakim Ziyech (44') dont la déviation de la tête a été interceptée de justesse par la défense espagnole devant un En-Neysiri prêt à envoyer le ballon au fond des filets.

La seconde mi-temps a été à l'image de la première, l'intensité en moins. Il faut dire que les Espagnols sont montés en régime et ont assuré des transmissions qu’ils rataient auparavant. Mais c’est en particulier les entrées de Alvaro Morato et de Neko Williams qui ont fait passer des frissons dans les rangs marocains.

Le premier a pesé physiquement sur la défense par sa stature alors que le second a fait beaucoup de mal aux côtés gauche du Maroc par sa vitesse et sa vélocité. Mais l’un et l’autre n’ont pu que suivre des yeux le déboulé de Hakimi (74'). Le centre du latéral droit a trouvé Walid Chedira, entré dix minutes plus tôt à la place de Youssef En-Neysiri.

Sauf que la reprise en pivot de l’attaquant de Bari en Série B italienne manquait de puissance pour inquiéter Unai Simon, dont les coéquipiers sont devenus de plus en plus menaçants à mesure que la défense marocaine perdait ses meilleurs joueurs, notamment Nayef Aguerd et Noussair Mazraoui, tout deux sortis sur blessure.

Les prolongations, que l’on n’aurait certainement pas pu vivre sans un arrêt époustouflant de Yassine Bounou au bout des arrêts de jeu, ont permis à l’Espagne d’afficher sa supériorité ballon au pied et d’accentuer la pression sur l’équipe nationale. A plusieurs reprises, Saïss and Co ont été sauvés par une jambe ou un pied qui traînait.

Obligé de reculer et de défendre son but âprement, le Maroc aurait pu ouvrir le score si W. Cheddar n’avait pas raté l’immanquable. Seul face à l’attaquant espagnol après un service de l’excellent Ounahi, l’avant-centre a perdu son face à face (105').

Mais ça c'était avant la séance des tirs au but maîtrisée de bout en bout par les Marocains et Yassine Bounou, qui a écœuré les Espagnols en arrêtant toutes leurs tentatives.

Ici, revivez les pénalties :

La fiche technique du match

Voici la fiche technique du match Maroc-Espagne (3-0, t.a.b, 0-0 après prolongations), comptant pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde Qatar 2022 :

Stade : Education City Stadium d'Al Rayyan

Arbitre : F. Rapallini (ARG) Spectateurs : 44.667

Possession de balle :
Maroc : 23 %
Espagne : 77 %

Buts :
Maroc : 0 Espagne : 0

Avertissements : Maroc : Ghanem Saïs (90è) Espagne : Aymeric Laporte (76è)

Les deux formations : - Maroc :
Yassine Bounou, Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui (Yahya Attiyatallah, 82è), Sofiane Amrabat, Nayef Aguerd (Jaouad Yamiq, 84è), Ghanem Saïss, Hakim Ziyech, Azzeddine Ounahi (Badr Banoune, 120è), Selim Amallah (Walid Cheddira, 82è), Sofiane Boufal (Abdessamad Ezzalzouli, 66è), Youssef En-Nesyri (Abdelilah Sabiri, 82è).

Entraîneur : Walid Regragui

- Espagne :
Simón, Llorente, Rodri, Laporte, Alba (Balde 98), Pedri, Busquets (cap), Gavi (Soler 63), Torres (Williams 75, Sarabia 119), Marco Asensio (Álvaro Morata 63), Olmo (Fati 98)
Entraîneur : Luis Enrique Martinez

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