Une première : dix autorisations délivrées par l'ANRAC pour le cannabis légal
Sitôt après la nomination de son directeur par intérim, l'Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis vient de délivrer ses premières autorisations. Elles concernent des activités de transformation, de fabrication ainsi que de commercialisation et d’exportation du cannabis et de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles.
Dans le cadre de la mise en application des dispositions de la loi n°13-21 relative aux usages licites du cannabis, l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a procédé à la délivrance de dix autorisations d’exercice des activités de transformation et de fabrication du cannabis, ainsi que de commercialisation et d’exportation du cannabis et de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles, annonce un communiqué de l'agence.
"Suite à la délivrance de ces autorisations, l’Agence entamera, conformément aux dispositions de la loi n°13-21, le processus d’autorisation des agriculteurs installés dans le périmètre réglementaire (provinces d’Al Hoceima, Chefchaouen et Taounate) pour exercer l’activité de culture et de production du cannabis dans le cadre de coopératives agricoles. Les agriculteurs seront autorisés de façon progressive sur la base des besoins exprimés par les industriels autorisés."
"L’ANRAC continue de prospecter les opportunités offertes par le marché du cannabis afin de développer cette filière et de promouvoir la reconversion des agriculteurs de la culture illicite vers une culture licite, durable et génératrice de revenus", conclut le communiqué.
Une agence qui avance à un rythme soutenu
La récente nomination de Mohammed El Guerrouj, en tant que directeur général par intérim de l’ANRAC, marque l’accélération de l’opérationnalisation de l’agence. Celle-ci a pour mission de mettre en œuvre ce chantier ambitieux et de suivre le processus tout au long de la chaîne de valeur.
L'agence est chargée de délivrer les autorisations aux opérateurs de ce nouveau secteur. Depuis la nomination de son directeur général par intérim, elle devient éligible à débloquer les premières autorisations sur le plan industriel.
Bien que sans direction depuis son premier conseil d’administration en juin dernier, l’ANRAC a reçu de nombreuses demandes d’autorisation, notamment à la suite de la publication des six arrêtés au Bulletin officiel, dans lesquels toutes les modalités et conditions sont détaillées.
Outre l'octroi d'autorisations, l'ANRAC est également chargée d'élaborer un cahier des charges. Ce dernier prévoit, entre autres, les conditions de stockage, de protection de l'environnement, ainsi que les normes techniques et de transport. Cette agence a pour mission de suivre le parcours du cannabis à chacune de ses étapes (production, transformation, fabrication, commercialisation, export et import) et d'accompagner les opérateurs tout en développant la filière du cannabis.
C'est aussi à l'agence que revient le rôle de certification des semences et des plants à importer et à commercialiser dans le but de les cultiver au Maroc. Ces certifications seront basées sur les catégories inscrites et sur les listes officielles et cultivables au Maroc, conformément aux lois en vigueur.
L'agence doit également tenir des registres, à savoir celui des autorisations délivrées par ses soins, celui portant sur les différentes activités et opérations relatives au cannabis et celui des stocks de cannabis. L'ANRAC sera donc chargée de chapeauter et de contrôler ce grand projet auquel nombre d'investisseurs locaux et étrangers portent un intérêt considérable.
Différentes sources ont confié à Médias24, dans le cadre de précédents articles, avoir reçu de nombreuses sollicitations pour investir dans ce secteur. C’est ce qu'affirmaient, en juin dernier, Mounir Bouyoussfi, le directeur général de l'Agence pour la promotion et le développement du Nord, ainsi que Mia Lahlou Filali, directrice générale du groupe Pharma 5.
Rappelons que, selon les études menées par le ministère de l'Intérieur, le marché mondial du cannabis légal s'élève à 13,8 MM de dollars (selon les données de 2018). Il devrait être porté à 233 MM de dollars selon les prévisions de 2028.
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Usage légal du cannabis : l’essentiel des six arrêtés publiés au Bulletin officiel
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