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Oriental : lancement prochain des études pour un projet de dessalement d’eau de mer

La future unité de dessalement d’eau de mer de l’Oriental sera réalisée dans le cadre d'un partenariat public-privé. Elle aura une capacité de production de 100 millions de m3, extensible à 200 millions de m3.

Oriental : lancement prochain des études pour un projet de dessalement d’eau de mer

Le 12 mai 2022 à 11h27

Modifié 2 août 2022 à 8h47

La future unité de dessalement d’eau de mer de l’Oriental sera réalisée dans le cadre d'un partenariat public-privé. Elle aura une capacité de production de 100 millions de m3, extensible à 200 millions de m3.

Les études pour la mise en place d’un projet de dessalement d’eau de mer dans la région de l’Oriental font l’objet d’un appel d’offres lancé par la Direction de la recherche et de la planification de l’eau (DRPE), au sein du ministère de l’Equipement et de l’eau.

Ce projet vise à sécuriser l’approvisionnement en eau potable, industrielle et touristique dans la région, notamment la zone de Nador-Driouech, et à atténuer le déficit en eau d’irrigation dans la Basse Moulouya. Il aura une capacité de production de 100 millions de m3, extensible à 200 millions de m3.

Ces prestations sont estimées à 20,75 MDH. Elles comportent une étude technique, une étude du milieu marin pour la réalisation du projet de la station de dessalement dans la région de l’Oriental, une étude d’impact cadre sur l’environnement, une étude d’évaluation préalable selon la loi relative aux partenariats public-privé (PPP), et enfin la mise en place du projet de PPP.

Ces prestations seront réalisées sur une durée totale de 15 mois. Elles visent entre autres à déterminer la variante optimale d’implantation du projet, notamment le choix du site de manière concertée avec les autorités à l’échelle nationale, régionale et locale, sur la base d’une analyse multicritères.

Elles visent également à concevoir la station de dessalement et des adductions d’eau potable à un stade d’avant-projet sommaire. Ces prestations iront jusqu’à l’assistance pour le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt du projet, en passant par la préparation du dossier de consultation des entreprises et l’établissement des documents nécessaires à la passation du contrat de PPP.

Ce projet rentre dans le cadre d’une convention de partenariat de 1,3 milliard de dirhams, signée le 15 décembre 2021 entre le ministère de l’Equipement et de l’eau et le Conseil de la région de l’Oriental, pour le financement et la réalisation des actions urgentes et structurantes au niveau du bassin hydraulique de la Moulouya.

Régler le déséquilibre croissant entre l’offre et la demande en eau 

La réalisation, l’étude de faisabilité et la mise en œuvre d’une station de dessalement dans la région de l’Oriental revêtent un caractère urgent, indique la DRPE.

Compte tenu des effets du changement climatique qui continuent à accentuer la vulnérabilité des ressources en eau dans cette région, le recours au développement des eaux non conventionnelles, notamment le dessalement de l’eau de mer, devient indispensable en vue de diversifier les sources d’approvisionnement en eau potable des villes de la région de l’Oriental, selon la DRPE.

D’après cette dernière, le bassin hydraulique de la Moulouya se heurte à une multitude de défis qui mettent en péril la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable des villes de l’Oriental, notamment la zone de Nador-Zaïo, ainsi que la pérennisation des investissements de la grande hydraulique de la basse Moulouya.

Le principal défi est la diminution nette des apports durant les dernières années et l’effet du changement climatique augmentant la récurrence de séquences de sécheresse. 

La DRPE explique qu’une réduction des apports a sérieusement impacté l’approvisionnement des périmètres agricoles de la zone, avec des apports moyens durant les année 2019-2020 et 2020-2021 atteignant 470 millions de m3/an et 436 millions de m3/an, par comparaison avec des apports moyens d’environ 830 millions m3/an (1939-2017).

Par ailleurs, le bassin de la Moulouya souffre du problème de l’envasement de ses barrages, plus précisément au niveau du barrage Mohamed V avec un taux d’envasement de l’ordre de 10 millions de m3/an. Cela engendre une diminution de sa capacité de stockage et, par conséquent, la réduction des fournitures d’eau à partir du barrage et une perturbation de l’approvisionnement en eau potable, de l’irrigation et de la production d’énergie hydro-électrique.

Afin de faire face à ce déséquilibre croissant entre l’offre et la demande en eau dans la région de l’Oriental, des actions ont été entreprises, notamment le projet de surélévation du barrage Mohamed V qui a été lancé en 2020 pour porter sa capacité de stockage à près d’un milliard de m3.

Actuellement, la région de l’Oriental est alimentée principalement par le complexe des barrages Mohamed V – Mechraa Homadi, faisant partie du bassin de la Moulouya. 

Ce complexe répond à la fois à l’approvisionnement en eau potable (AEP) de la zone de Nador- Zaïo et de la zone de l’Oriental englobant Oujda, Taourirt, Berkane et toutes les localités associées, avec une demande globale d’approvisionnement en eau potable d’environ 147 Mm3/an à l’horizon 2050, ainsi qu’à l’irrigation d’importants périmètres agricoles de la Basse Moulouya (Grande Hydraulique) s’étendant sur plus de 69.000 ha avec une demande en eau agricole autour de 500 Mm3/an.

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