ASMEX. Tensions, contestations et bras de fer autour de la succession de Hassan Sentissi
Après la fixation du 23 juin comme date de l’assemblée générale élective de l’ASMEX, les tensions sont montées d’un cran au sein de l’association. Le président sortant Hassan Sentissi a laissé entendre, en interne et lors d’une sortie médiatique, que certaines candidatures ne seraient pas éligibles et a tenté de reporter l'assemblée générale élective. Cette position a provoqué des tensions avec une partie des membres, qui estiment que le processus électoral a déjà été engagé, examiné et validé par les instances compétentes.
Le départ de Hassan Sentissi de la présidence de l'ASMEX ne se fait pas sans fracas. Les tensions internes que nous avions rapportées dans un précédent article se sont, ces derniers jours, étalées dans les médias par des prises de parole du président sortant qui conteste l'éligibilité des candidats à sa succession.
Ces tensions ont atteint leur paroxysme avec la convocation d'un conseil d'administration ce mercredi 3 juin.
Selon plusieurs sources, l’objectif était d’ouvrir la voie à un report de l’assemblée générale, au motif que certains candidats ne rempliraient pas les conditions d’éligibilité. Cette initiative a immédiatement provoqué une forte contestation en interne.
"La convocation du conseil d’administration avait pour objectif de remettre en discussion la tenue de l’assemblée générale, pourtant déjà fixée par le conseil du 18 mai. Cela a suscité une forte contestation au sein de l’ASMEX. Une partie des membres envisageait même une action judiciaire si l’assemblée générale n’était pas maintenue conformément au processus engagé", indique notre source.
Le conseil d’administration maintient le calendrier électoral
Un membre du conseil d’administration confie : "J’ai assisté au conseil d’administration, et il y avait clairement des tensions entre le président et plusieurs membres. Le malaise vient surtout de ses dernières sorties médiatiques, dans lesquelles il a laissé entendre que certaines candidatures ne seraient pas éligibles".
Selon une autre source, le débat juridique serait déjà clos. Le processus électoral a été enclenché par le président lui-même, puis validé par les organes compétents de l’ASMEX. À ce stade, toute remise en cause apparaîtrait comme une tentative de blocage.
"Les statuts en vigueur ont été pleinement respectés. Le président a lui-même engagé le processus électoral à travers l’appel à candidatures. Les candidats ont déposé leurs dossiers conformément aux règles applicables. Le bureau exécutif, organe statutairement compétent, a examiné les candidatures et rendu son avis. Le conseil d’administration a ensuite validé les candidatures, désigné nominativement les candidats, fixé la date, le lieu et l’ordre du jour de l’assemblée générale. Sur cette base, le président a procédé à la convocation de l’assemblée générale. À ce stade, le processus suit donc son cours normal. Toute tentative de remise en cause ou de blocage de ce processus serait contraire aux statuts et dépourvue de fondement juridique", souligne notre source.
Le conseil d’administration réuni ce mercredi 3 juin a finalement confirmé la tenue de l’assemblée générale élective du 23 juin. Cette décision prolonge les résolutions adoptées lors du conseil d’administration du 18 mai.
Que se passe-t-il à l’ASMEX ?
L'association représentative des exportateurs vit au rythme de ces tensions et frôle la crise depuis plusieurs semaines. Toutes nos sources nous rapportent un climat délétère au sein de l'association.
Les membres veulent tourner la page de la présidence de Hassan Sentissi qui s'éternise. Et ce dernier tient à continuer. Une situation hitchcockienne qui s'est maintenue des semaines durant, jusqu'à faire finalement valider les trois candidatures par le conseil d'administration du 18 mai.
Cette étape passée, les exportateurs pensaient que le plus difficile était derrière eux, et que désormais la voie était toute tracée pour une nouvelle équipe et un nouveau souffle pour l'Asmex. Mais c'était sans compter l'obstination de Hassan Sentissi qui affirme ne pas vouloir bloquer le processus, mais "seulement s’assurer que son successeur respecte les règles".
Les membres du conseil d'administration considèrent que cet argument ne tient plus, puisque les candidatures ont déjà été validées par les instances compétentes.
"Il dit qu’il ne veut pas bloquer, qu’il veut seulement s’assurer que son successeur soit conforme aux règles. Mais ce discours ne convainc plus. Le processus a été déclenché par lui-même, les candidatures ont été reçues, examinées et validées. Aujourd’hui, revenir sur ce processus reviendrait à agir contre les résolutions déjà prises", nous confie une source proche du dossier.
Pour les membres opposés à Hassan Sentissi, il ne s’agit plus "d’un débat technique sur l’éligibilité, mais d’une tentative de reprendre la main sur une transition déjà encadrée par les statuts".
Une tentative avortée selon toutes les sources contactées. Est-ce qu'il y en aura d'autres ? Rendez-vous le 23 juin !
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