img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
NATION

Reprise du dialogue entre le Maroc et l'Espagne sur les frontières maritimes atlantiques

Madrid confirme la réactivation du groupe maroco-espagnol de travail pour la délimitation des eaux de la façade atlantique, quinze ans après la dernière réunion. Un dossier riche en enjeux.

Reprise du dialogue entre le Maroc et l'Espagne sur les frontières maritimes atlantiques
Par
Le 27 avril 2022 à 16h46 | Modifié 27 avril 2022 à 16h46

Sujet de frictions entre le Maroc et l’Espagne, les frontières maritimes reviennent sur la table des discussions, résultat du réchauffement des relations entre les deux voisins. Symbole de cette reprise : la réactivation du groupe de travail pour la délimitation des eaux de la façade atlantique.

Intervenant ce mercredi au Congrès des députés, le ministre espagnol des Affaires étrangères a confirmé le dégel de cette entité paralysée « depuis quinze ans ». José Manuel Albares a abordé le même sujet la veille, au Sénat, au moment d’évoquer les travaux de prospection pétrolière effectués par le Maroc à 170 km de l'île canarienne de La Graciosa.

Pour l’heure, on se garde de communiquer un calendrier précis. Dans une conférence de presse tenue mardi, le chef de la diplomatie espagnole annonce une réunion qui aura lieu « prochainement », assurant qu’il existe déjà « un dialogue interne à l'administration et avec les Marocains », rapporte l’agence EFE.

Mis en place au début des années 2000, le groupe de travail sert de plateforme de négociation sur le problème de chevauchement des zones maritimes entre les deux pays. Sa réactivation fait partie de la feuille de route établie à l’occasion de la visite, début avril, du chef du gouvernement espagnol au Maroc, épilogue d’une crise diplomatique ayant duré plus d’un an.

Pour le gouvernement ibérique, l’enjeu est de parvenir à des accords sur les eaux qui entourent les îles canariennes. Du côté marocain, il s’agit de concrétiser un des piliers de sa doctrine en matière de gestion du domaine maritime : l’unité de ses eaux du nord au sud, élément qui servira de base aux futures tractations, surtout au vu du changement de position espagnole au sujet du Sahara marocain.

Lire aussi :

Domaine maritime marocain : « de Tanger à Lagouira, de Tanger à Saïdia »

Depuis mars 2020, le Maroc dispose d’un cadre juridique modernisé, qui lui permet de délimiter son domaine maritime en s’appuyant sur le droit international. Il s’agit de la loi 37.17 modifiant et complétant le dahir fixant la limite des eaux territoriales, ainsi que la loi 38.17 modifiant la loi 1.81 instituant une zone économique exclusive.

La refonte a eu pour effet d'intégrer l’espace maritime faisant face aux côtes du Sahara, exclu des textes adoptés avant la Marche verte. Plus généralement, la mise à jour est venue adapter la loi marocaine à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, ratifiée par le Maroc en 2007. Ce traité fixe les règles de délimitation à appliquer pour les eaux territoriales (12 milles marins au maximum), les détroits, la zone économique exclusive (200 milles marins), le plateau continental (entre 200.000 milles et 350.000 milles marins au maximum).

A l’époque, la démarche marocaine avait déjà suscité les réactions, parfois virulentes, de la partie espagnole, précisément aux îles Canaries. Pour sa part, le Royaume a plaidé un « droit souverain » sans « chercher à imposer le fait accompli », ouvrant ainsi la voie au dialogue avec l’Espagne.

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 27 avril 2022 à 16h46

à lire aussi

Cosmétiques de luxe : comment trois importateurs verrouillent l'accès au marché marocain
BUSINESS

Article : Cosmétiques de luxe : comment trois importateurs verrouillent l'accès au marché marocain

Fondatrice des Drugstores du Maroc, Wafaa Ghiati est à l'origine de la saisine qui a conduit le Conseil de la concurrence à ouvrir une procédure sur le marché des parfums et cosmétiques de luxe. Refus de vente, critères opaques, alignement imposé des prix... elle détaille les pratiques qui ont bloqué l'accès de son enseigne à plusieurs marques pendant trois ans.

Engrais : le Kazakhstan veut renforcer son partenariat avec OCP autour du soufre
BUSINESS

Article : Engrais : le Kazakhstan veut renforcer son partenariat avec OCP autour du soufre

À Casablanca, l’ambassadrice Saulekul Sailaukyzy a rencontré Faris Derrij, patron d’OCP Nutricorps, pour ouvrir une nouvelle séquence industrielle entre les deux pays. En toile de fond, les flux kazakhs de matière première, devenus stratégiques pour l’approvisionnement du groupe marocain, et l’ambition d’élargir une relation encore peu visible entre l’Asie centrale et l’Afrique du Nord.

Création d'entreprises : près de 35.000 nouvelles immatriculations au Maroc à fin avril 2026
Quoi de neuf

Article : Création d'entreprises : près de 35.000 nouvelles immatriculations au Maroc à fin avril 2026

Le Maroc a enregistré la création de 34.954 entreprises au cours des quatre premiers mois de 2026, dont 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques, selon l'OMPIC. Les SARL à associé unique dominent les nouvelles immatriculations avec 65,6% des créations, tandis que la région de Casablanca-Settat concentre 39,1% des entreprises personnes morales.

Revolut au Maroc : Jouahri explique pourquoi le dossier n'avance pas
Actus

Article : Revolut au Maroc : Jouahri explique pourquoi le dossier n'avance pas

Aucune demande d'agrément n'a été déposée par Revolut auprès de Bank Al-Maghrib, a indiqué Abdellatif Jouahri. Le wali explique que la Banque centrale est actuellement mobilisée par plusieurs chantiers réglementaires et institutionnels. Dans ce contexte, la fintech britannique a adressé à Médias24 un commentaire en réaction aux déclarations du gouverneur.

Mondial 2026 : avant Haïti, Ouahbi refuse les calculs et veut “gagner le match d’abord”
Mondial2026

Article : Mondial 2026 : avant Haïti, Ouahbi refuse les calculs et veut “gagner le match d’abord”

Le Maroc a quatre points, une qualification presque acquise et la possibilité de finir devant le Brésil. Mais Mohamed Ouahbi veut surtout empêcher son groupe de sortir du cadre : Haïti reste un match de Coupe du monde, les calculs viendront après, et les Lions de l’Atlas doivent confirmer leur progression sans se laisser distraire par le tableau des seizièmes.

Code du médicament : la Chambre des conseillers adopte le projet de loi 27-26
Quoi de neuf

Article : Code du médicament : la Chambre des conseillers adopte le projet de loi 27-26

La Chambre des conseillers a adopté le projet de loi n° 27.26 modifiant le Code du médicament et de la pharmacie, un texte destiné à moderniser le cadre réglementaire national, à renforcer la sécurité pharmaceutique et à soutenir la souveraineté sanitaire du Royaume.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité