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L'ONEE lance l'avis de présélection pour la station de dessalement de Casablanca

L’ONEE vient de lancer l'avis de préqualification en vue de sélectionner une liste restreinte de candidats pour la réalisation du projet de dessalement de l’eau de mer de la région de Casablanca-Settat. Ce partenariat public-privé permettra de financer, concevoir, réaliser et exploiter la station.

Photo : MAP

L'ONEE lance l'avis de présélection pour la station de dessalement de Casablanca

Le 21 mars 2022 à 16h20

Modifié 21 mars 2022 à 20h03

L’ONEE vient de lancer l'avis de préqualification en vue de sélectionner une liste restreinte de candidats pour la réalisation du projet de dessalement de l’eau de mer de la région de Casablanca-Settat. Ce partenariat public-privé permettra de financer, concevoir, réaliser et exploiter la station.

Le processus pour la réalisation de la station de dessalement d’eau de mer de la région Casablanca-Settat est enfin lancé. L’ONEE vient de publier, ce lundi 21 mars, l’avis de préqualification pour « sélectionner une liste restreinte de candidats (entreprises ou groupements d’entreprises) réputés être techniquement et financièrement capables de réaliser le projet de dessalement de l’eau de mer de la région de Casablanca-Settat (financement, conception, réalisation et exploitation) ».

Selon les documents de l’avis consultés par Médias24, le projet consiste, dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP), à concevoir, financer, réaliser et exploiter pendant une durée de 30 ans (3 ans pour la réalisation et 27 ans pour l’exploitation), une station de dessalement d’eau de mer, ayant une capacité de 548.000 m³ par jour (200 millions de m3), extensible à 822.000 m³ par jour  (300 millions de m3) d’eau traitée, y compris les travaux maritimes de prise d’eau de mer et de rejet, ainsi que son alimentation électrique essentiellement par de l’énergie renouvelable.

Le principal objectif attendu de ce partenariat est la production et la fourniture, à moindre coût, des débits fixés d’eau potable et d’irrigation répondant aux normes de qualité nationales.

Il est précisé que la station de dessalement sera réalisée en deux phases. Toutefois, précise l’ONEE, les ouvrages maritimes de prise d’eau de mer et de rejet, ainsi que le génie civil de la station de pompage d’eau brute et de la station de dessalement, seront dimensionnés pour la phase finale (822.000 m3/jour) et réalisés en première phase.

L’alimentation électrique de la station de dessalement doit se faire « essentiellement à partir d’énergies renouvelables pour satisfaire les besoins du projet, à travers l’autoproduction ou un contrat d’achat auprès d’un (ou plusieurs) développeur(s) local(aux) d’EnR ».

Les critères de présélection

Plusieurs critères de préqualification sont exigés des candidats quant à la situation administrative, la taille de la société, la situation financière et les expériences professionnelles, dont :

– Justifier une moyenne de capitaux propres sur les trois exercices (2017, 2018 et 2019) supérieure ou égale à 1,2 milliard de dirhams. En cas de groupement, ce dernier doit remplir dans son ensemble de manière complémentaire et cumulative le montant minimal de capitaux propres susmentionné.

– Un chiffre d’affaires annuel moyen hors taxe sur les trois exercices (2017, 2018 et 2019) supérieur ou égal à 2 milliards de dirhams. Dans le cas de groupement, le mandataire doit à lui seul réaliser un chiffre d’affaires annuel moyen, égal ou supérieur à 1 milliard de dirhams.

– Avoir réalisé durant les quinze dernières années deux usines de dessalement (par osmose inverse), dont le cumul de capacité est supérieur ou égal à 548.000 m3/j.

– Avoir réalisé durant les quinze dernières années au moins deux projets d’émissaires en mer, d’un linéaire au minimum de 500 m et d’un diamètre supérieur ou égal à 1 m.

– Avoir exploité durant les quinze dernières années au moins une station de dessalement d’eau de mer d’une capacité supérieure ou égale à 200.000 m3/j d’eau dessalée pour une durée d’exploitation continue supérieure ou égale à trois ans.

Dans la documentation relative à l’avis, l’ONEE précise « qu’il sera fait recours aux mesures prévues par la réglementation en vigueur, en matière de préférence en faveur des entreprises nationales qui participeront seules ou en groupement ».

La station approvisionnera 6,7 millions d’habitants

L’objectif de cette station est de sécuriser l’alimentation en eau potable au niveau du Grand Casablanca, de la zone de Berrechid-Settat, et de la zone d’El Jadida-Azemmour, et d’atténuer le déficit en eau enregistré au niveau du bassin de l’Oum Er-Rbia.

Une fois ces trois zones desservies par la station de dessalement, il sera possible de rediriger la dotation supplémentaire, prévue à partir de ce bassin, pour l’alimentation en eau potable de la ville de Marrakech.

Aussi, la station de dessalement d’eau de mer de Casablanca est appelée à desservir une aire géographique dont la population est estimée à environ 6,7 millions d’habitants.

>> Zone du Grand Casablanca

La zone du Grand Casablanca qui couvre la wilaya de Casablanca, la ville de Mohammédia, les centres urbains et ruraux avoisinants, les projets touristiques et industriels. L’alimentation en eau potable de cette zone est assurée par les systèmes suivants :

  • Du côté nord, par les systèmes adducteurs dits BR1, BR2 et BR3 et de l’adduction Fouarat Sud, en provenance respectivement du système de production des eaux du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah à Rabat et de la nappe Fouarat située au niveau de la ville de Kénitra.
  • Du côté sud, par les systèmes Daourat et SEOER, qui transitent respectivement les eaux produites au niveau des stations de traitement de Daourat et de Sidi Said Maachou.
  • Une production à partir de quelques forages au niveau de la zone de Casablanca.

>> Zone de Berrechid-Settat

La zone de Berrechid-Settat concerne les villes de Settat et Berrechid, les centres urbains et les collectivités territoriales avoisinants, les projets touristiques et industriels.

Les ressources en eau de cette zone sont assurées principalement à partir du barrage de Daourat et, dans une moindre mesure, à partir du barrage Sidi Said Maachou et de ressources souterraines.

>> Zone d’El Jadida-Azemmour

La zone d’El Jadida-Azemmour concerne les villes d’El Jadida, Azemmour, Haouzia, Chtouka, les collectivités territoriales voisines et les projets touristiques et industriels, dont la desserte en eau potable est assurée à partir des systèmes de production des barrages Daourat et Sidi Daoui.

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