City Bus réclame un dédommagement de 2,8 milliards de DH à la ville de Fès
Après les déclarations de Abdeslam Bekkali à Médias24 accusant la société de ne pas avoir investi dans de nouveaux bus, City Bus accuse la commune d’être à l’origine de son déficit financier. Elle sollicite l’arbitrage du ministre de l’Intérieur.
La société City Bus, gestionnaire déléguée du service de transport urbain à Fès, se dit "extrêmement surprise d’être l’objet d’une campagne de dénigrement orchestrée par le nouveau président de l’autorité délégante", dans un communiqué daté du 6 février 2022.
Ce communiqué a été publié après les déclarations du maire de Fès, Abdeslam Bekkali, à Médias24. Il nous avait en effet expliqué la suite qu’il avait donnée au conflit opposant la commune de Fès à la société City Bus. Médias24 avait alors contacté City Bus pour obtenir davantage de détails, mais nos appels étaient restés sans réponse.
Dans son communiqué, la société accuse la commune d’être à l’origine d’un déséquilibre financier qui l’a empêchée de mettre en œuvre son plan d’investissement. Elle déplore que la commune lui ait interdit d’appliquer des augmentations tarifaires "contractuellement prévues", et réclame le paiement d’arriérés "importants" dus par la wilaya de Fès.
Comme solution à cette crise, City Bus affirme s’être mise d’accord avec le bureau du conseil précédent, présidé par Driss El Azami, sur l’établissement d’un avenant au contrat de gestion déléguée, dont les conditions et modalités auraient dû permettre, selon elle, de rétablir l’équilibre économique de la gestion déléguée à moyen et long terme. Cet avenant n’a finalement pas vu le jour "pour des raisons inconnues de la société", poursuit cette dernière.
Elle indique avoir tout de même passé, en juillet 2021, une commande pour l’achat de 211 nouveaux bus en attente de livraison afin que ces derniers soient intégrés et exploités dans le réseau de transport urbain de Fès.
City Bus dit également avoir transmis une proposition, à la mi-décembre 2021, basée sur la programmation de nouveaux investissements et l’activation de l’option d’extension du contrat de gestion déléguée jusqu’en 2035, "ce qui se traduira par un coût nettement moindre pour l’autorité délégante", explique-t-elle. Elle indique cependant n’avoir reçu aucune réponse à cette proposition.
"Face à cette situation de blocage, City Bus Fès, après avoir mis en demeure l’autorité délégante, a décidé de saisir le ministre de l’Intérieur pour demander son arbitrage dans le cadre de sa demande en dédommagement pour l’ensemble des pertes subies, estimées à 2,8 milliards de dirhams", révèle la société dans son communiqué.
À découvrir
à lire aussi
Article : Première : à Dakhla, l’École française Odette du Puigaudeau organise les épreuves du baccalauréat
Créé en 2012, l’établissement accueille aujourd’hui 241 élèves, de la petite section à la terminale. Cette année, 33 candidats ont pu passer l’examen directement dans leur ville, sans devoir se déplacer vers un autre centre.
Article : À Kariat Ba Mohamed, une affaire présumée d’exploitation sexuelle de mineures suscite l’émoi
Selon des sources locales, deux adolescentes issues d’un milieu précaire seraient concernées par le dossier, dans lequel sept personnes feraient l’objet de poursuites ou de mesures de détention. L’AMDH a saisi le procureur général près la cour d’appel de Fès pour demander des éclaircissements.
Article : Figure des arts plastiques au Maroc, Saâd El Hassani est décédé
L’artiste marocain est mort mardi 9 juin 2026 à Casablanca, à l’âge de 77 ans, des suites d’une longue maladie. Il laisse derrière lui un parcours marqué par la discrétion, une sensibilité esthétique affirmée et plusieurs décennies de création.
Article : Textile : comment le Maroc veut transformer ses déchêts en usines et en emplois
Avec 230.000 emplois, une dépendance persistante aux matières importées et des règles européennes de traçabilité appelées à se durcir dès 2027, la filière textile marocaine voit dans l’économie circulaire bien plus qu’un chantier environnemental. Après trois ans d’essais pilotes menés avec la Société financière internationale, le pays dispose désormais d’une première preuve de faisabilité. Décryptage.
Article : Poulet de chair : pourquoi les prix s’effondrent chez les éleveurs sans baisser pour les consommateurs
À moins de 7 dirhams le kilo pour un coût de revient estimé au minimum à 15 dirhams, la filière avicole traverse l’une de ses plus fortes secousses depuis des années. Au-delà de l’urgence financière dénoncée par les éleveurs, la crise révèle les déséquilibres d’un marché où la production reste peu planifiée et la formation des prix largement opaque. Détails.
Article : Hajj 1448 H : les frais devront être réglés du 29 juin au 10 juillet
Les personnes retenues au tirage au sort devront accomplir les formalités auprès des agences de Barid Bank, alors qu’un montant indicatif de 65.000 dirhams a été fixé pour les pèlerins de la liste officielle.