Immobilier : en un an, les prix des biens ont baissé de 5,5% (Bank Al-Maghrib / ANCFCC)
Selon l’indice des prix des actifs immobiliers, les prix se sont globalement dépréciés de 5,5% en glissement annuel. Toutes les catégories enregistrent une baisse des prix. Cependant, une légère hausse est constatée entre le deuxième et troisième trimestre de 2021, tirée notamment par la reprise des prix du foncier.
L’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI), publié conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), se base sur les données des biens ayant fait l’objet d’au moins deux transactions, au cours de la période concernée. L’analyse des prix présentés ne concerne donc que le marché de deuxième main.
En glissement annuel (T3-21 vs T3-20), les prix des actifs immobiliers se sont dépréciés de 5,5%. Tous les segments contribuent à cette baisse :
- Les actifs résidentiels : - 6,3%
-
- Les appartements : - 7,4%
- Les maisons : - 1,3%
- Les villas : - 7,1%
- Le foncier : - 3,7%
- Les actifs professionnels : - 9,5%
-
- Les locaux commerciaux : - 8,7%
- Les bureaux : - 13,8%
L’évolution de l’indice sur l’année 2021, entre le deuxième et le troisième trimestre, confirme la tendance baissière, plus modérée, pour l’ensemble des catégories, à l’exception du segment du foncier. Sur ce segment, les prix ont enregistré un rebond de 1,5%.

En nombre de transactions, le bilan est plus hétérogène. Globalement, les transactions ont baissé de 10,1% sur un an. La baisse est remarquée essentiellement sur deux segments du résidentiel : les appartements et les villas. Tous les autres segments enregistrent une hausse des transactions :
- Les actifs résidentiels : - 17,1%
-
- Les appartements : - 19%
- Les maisons : + 21,1%
- Les villas : - 14,0%
- Le foncier : + 3,2%
- Les actifs professionnels : + 10,6%
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- Les locaux commerciaux : + 2,8 %
- Les bureaux : + 62,5 %
Cela dit, le nombre de transactions connaît un net ralentissement au troisième trimestre 2021, comparé au deuxième trimestre de la même année, comme en attestent les chiffres. La baisse des transactions sur tous les segments ressort à 40,9%. Les baisses les plus fortes concernent le résidentiel (-45,1%) et le foncier (-41,5%). Le segment professionnel enregistre une légère hausse de 1%, portée par la hausse du nombre de transactions pour les bureaux (+25,2%).

Tendance du marché immobilier par ville
Concernant la tendance des prix par ville, le rapport publié par la banque centrale et l’ANCFCC ne renseigne que sur l’évolution trimestrielle. Ainsi, il ressort que le nombre de transactions est en forte baisse sur l’ensemble des dix villes analysées. Cette baisse va de -21,9% à Oujda jusqu’à -54,2% à Marrakech.
Sur le volet des prix, des disparités sont observées. Agadir enregistre une très légère hausse des prix de 0,9%, portée par la hausse des prix des maisons (+4,9%) et des terrains urbains (+2,1%). À Marrakech, les prix affichent une hausse de 3,3% à laquelle contribuent les hausses enregistrées sur les segments résidentiels, notamment les villas (+15,2%).
Toutes les villes affichent des baisses de prix. À Casablanca, la tendance baissière épargne deux segments seulement : les terrains urbains (+0,9%) et les locaux commerciaux (+5,4%). En ce qui concerne Rabat, la baisse globale des prix ressort à 1,8%. Elle s’explique par la baisse des prix des appartements (-2,1%), des maisons (-10,4%) et des terrains urbains (-1,9%).

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