Covid-19. La recrudescence des contaminations en Europe fait craindre une vague au Maroc
L'Europe fait face à une forte reprise de l'épidémie. Si le Royaume-Uni et l'Europe de l'Est sont les plus touchés, d'autres pays ne sont pas épargnés. A l'approche de l'hiver, le risque de propagation de cette nouvelle vague au Maroc paraît presque inévitable.
Dans la plupart des pays d'Europe, le nombre de cas positifs au Covid-19 ne cesse de grimper. Il n'est pas exclu que ces vagues deviennent à l'avenir de plus en plus rapprochées et peut-être -on l'espère- de moins en moins virulentes. Dans l'absolu, ce ne sont pas les chiffres de nombre de cas qu'il faut regarder, mais plutôt les cas critiques ou graves, ainsi que les décès. Ce sont ces indicateurs qui renseignent sur la gravité de la situation. Avec la vaccination, on sait en effet que la part de gravité et de létalité est fortement atténuée.
Contacté par Médias24, le Dr Tayeb Hamdi, médecin, chercheur en politiques et systèmes de santé, explique que si les causes de cette nouvelle vague varient selon les pays, elle fait néanmoins craindre une reprise de l'épidémie au Maroc. Cette dernière paraît presque inévitable, mais elle peut être atténuée si l'effort de vaccination se poursuit, si le pass vaccinal est instauré et si les gestes barrières sont respectés.
La situation en Europe
Au Royaume-Uni, si la moyenne du nombre de cas quotidiens confirmés a baissé de 7% entre le mercredi 20 et le jeudi 28 octobre, par rapport à la semaine précédente, il reste toutefois très élevé, atteignant 42.378 cas sur cette période-là. En Allemagne aussi, la situation s'est aggravée, avec une hausse de 24% des contaminations (également sur la période précitée), pour s'établir à 15.216 cas. La situation est pire en Belgique, aux Pays-Bas et au Danemark, où le nombre de cas a augmenté respectivement de +73%, +64% et +96%, toujours sur la même période.
En Europe de l'Est, la situation, déjà préoccupante, continue d'empirer, notamment en République Tchèque (+189%), en Hongrie (+121%), en Pologne (+89%), en Croatie (+81%), en Slovaquie (+78%) et en Slovénie (+73%). Dans les pays les plus touchés comme la Russie, la Roumanie et l'Ukraine, même si la situation semble relativement se stabiliser, le nombre de cas reste très élevé, avec respectivement une moyenne de 36.381 cas, 13.785 cas et 22.438 chaque jour.
Les causes de cette reprise
Le Dr Tayeb Hamdi estime qu'entre le Royaume-Uni, les pays de l'Europe de l'Ouest et ceux de l'Europe de l'Est, chaque cas doit être analysé séparément.
D'abord au Royaume-Uni, qui enregistre les chiffres les plus alarmants. Le Dr Hamdi estime que le pays paie les conséquences de décisions trop laxistes. En effet, s'il a été l'un des premiers pays à atteindre des chiffres élevés en matière de vaccination, le Royaume-Uni a fait le choix de ne pas appliquer le pass vaccinal et les restrictions sanitaires, comme l'obligation de porter le masque ou la distanciation physique.
Concernant l'Europe de l'Est, voici ce qu'explique le Dr Hamdi : "Ces pays ne parviennent toujours pas à se sortir de la vague de contaminations au variant Delta. Cela est dû principalement à des taux de vaccination très bas et aux restrictions sanitaires presque inexistantes."
Dans les pays d'Europe de l'Ouest, comme l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas, si les chiffres ont sensiblement augmenté, c'est surtout en raison du froid de l'hiver : "On le sait, l'hiver est une saison où les infections au Covid-19 augmentent sensiblement."
En effet, la saison hivernale est propice à la propagation des virus responsables de maladies respiratoires, comme la grippe, notamment "parce que le virus se propage plus rapidement, parce que l'immunité du corps humain diminue et parce que l'on vit de façon plus rapprochée les uns des autres, dans des espaces fermés plutôt que dans des espaces ouverts".
Le Maroc doit s'attendre à une vague hivernale
Or, si le froid hivernal apparaît en novembre dans la plupart des pays européens, au Maroc, c'est plutôt en décembre qu'il commence à se faire le plus sentir. Pour cette raison là, le Dr Tayeb Hamdi s'attend à ce que le Maroc traverse cette même vague hivernale dans quelques semaines, à partir de fin décembre.
Il pense toutefois que, comme dans d'autres pays, si l'instauration du pass vaccinal est maintenue, si l'effort de vaccination se poursuit et si la population applique scrupuleusement les gestes barrières, cette nouvelle vague sera moins grave que ce que l'on peut craindre.
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