Ecosystème Stellantis : un objectif de sourcing local de 31 MMDH en 2025
Le Royaume du Maroc et Stellantis (ex-PSA) ont signé un nouvel amendement de la convention de partenariat industriel conclue en 2015. Le constructeur s'engage entre autres à porter son sourcing local à plus de 31 MMDH en 2025 et à recruter 3.000 ingénieurs et techniciens supérieurs dès 2022. Détails.
Après Renault en juillet dernier, c'est au tour de Stellantis de revoir ses ambitions industrielles au Maroc. Lors d'une conférence de presse organisée ce jeudi 2 septembre, le ministère de l'industrie et Stellantis ont annoncé la signature d'un amendement de l'accord signé en 2015.
Cet amendement permet à Stellantis de franchir un nouveau cap dans son projet industriel au Maroc avec des engagements plus ambitieux.
L'un des principaux engagements du constructeur automobile est de positionner davantage son usine à Kénitra sur le segment électrique. Cela se concrétise avec l'annonce de "la production de l’Opel Rocks-e, nouveau véhicule électrique, dans son usine de Kenitra au Maroc, au côté de la Citroën AMI".
Le groupe Stellantis s’engage également à augmenter considérablement son sourcing local. D'un objectif initial de 600 millions d'euros, Stellantis ambitionne de développer le tissu des fournisseurs locaux pour atteindre un volume d’achats au Maroc de 2,5 milliards d’euros (26,5 MMDH) en 2023, avant de le porter à 3 milliards d’euros en 2025 (31,7 MMDH).
Il est également question de créer environ 3.000 postes d’ingénieurs et de techniciens supérieurs en 2022. Ces postes hautement qualifiés viennent en complément des 2.500 emplois de production déjà créés à l’usine de Kénitra.
Selon les deux partenaires, l'objectif est de développer de la largeur et de la profondeur d’intégration locale, avec une compétitivité accrue du sourcing, en partenariat avec le Royaume du Maroc qui soutiendra les efforts d’investissements et assurera la fourniture d’une énergie décarbonée compétitive.
Le taux d'intégration est de 60% actuellement. L'objectif du Maroc est d'atteindre 80% en touchant des segments comme le verre, l'aluminium, le plastique... des matières énergivores; d'où le rôle important des énergies renouvelables et de la décarbonation.
Pour le ministre de l'industrie, Moulay Hafid Elalamy, "c'est un nouveau tournant pour l’industrie automobile au Maroc. Cette étape stratégique qu’entame, aujourd’hui, l’écosystème Stellantis conforte une fois de plus l’attractivité de notre plateforme automobile nationale et son positionnement qui a, désormais, atteint un niveau d’excellence de renommée internationale, sous la conduite éclairée du roi Mohammed VI".
Pour sa part, Samir Cherfan, Chief Operating Officer Stellantis Moyen-Orient et Afrique s'est dit heureux "de franchir cette nouvelle étape stratégique dans notre partenariat avec le Royaume du Maroc. Après avoir dépassé les objectifs fixés en 2015, ce nouvel accord vise à accélérer le développement de la filière automobile marocaine, en contribuant à la formation de personnels marocains et en ciblant une compétitivité au meilleur niveau mondial".
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