Loi de Finances 2021 : Premier semestre arrêté en phase avec les prévisions

| Le 11/8/2021 à 17:28

L’exécution de la loi de finances à fin juin 2021 fait ressortir un déficit budgétaire de 27,4 MMDH résultant des recettes ordinaires qui se sont élevées à 180 MMDH, et des dépenses hors amortissements de la dette qui se sont chiffrées à 207,5 MMDH.

En ajoutant 48,2 MMDH d’emprunts aux recettes et 22,8 MMDH d’amortissements de la dette aux dépenses, l’exécution de la loi de finances ressort avec un déficit de 2 MMDH au 30 juin 2021.

Recettes fiscales :  55,3% des prévisions réalisées en 6 mois

Concernant les recettes, elles sont composées à 54,4% de recettes ordinaires (124,2 MMDH), elles-mêmes ventilées entre recettes fiscales (90%) et non fiscales (10%). Les recettes des comptes spéciaux du Trésor (CST) ont participé à hauteur de 24,1% des recettes de l’État avec 54,9 MMDH, suivies par les emprunts à moyen et long termes qui en constituent 21,1% avec 48,2 MMDH. Enfin, les SEGMA (Services de l’Etat Gérés de Manière Autonome) ont généré 923 MDH aux caisses de l’Etat participant ainsi à hauteur de 0,4% aux recettes globales.

Les recettes ordinaires ainsi que celles des CST ont dépassé 50% de taux de réalisation par rapport à la Loi de Finances au premier semestre, avec respectivement, 54,4% et 58,2%. Cette performance est due à la réalisation de 55,3% de recettes fiscales prévues par la Loi de Finance avec 111,74 MMDH. Ainsi, l’Impôt sur les Société a rapporté à l’Etat au premier semestre 22.637 MMDH, soit 59% des prévisions et l’Impôt sur le Revenu 24.307 MMDH, soit 61% des prévisions. S’agissant des emprunts à moyen et long termes, ils n’ont été réalisés qu’à hauteur de 45% des prévision de la Loi de Finance à fin juin 2021. Le taux de réalisation globale des prévisions de la Loi de Finances s’est fixé à 52,8%.

Intérêts de la dette publique supérieurs aux prévisions

De leur côté, les dépenses sont réparties entre les dépenses ordinaires qui constituent 57,1% du volume globale des charges avec 131,6 MMDH, suivies par les émissions des CST à 18,9% avec 43,4 MMDH. Les dépenses d’investissement représentent quant à elles 13,9% des charges de l’Etat avec 32 MMDH, et les amortissements de la dette se sont élevés à 22,8 MMDH, soit 9,9%.

Le taux de réalisation des prévisions de la Loi de Finances relatif aux dépenses de l’Etat est de 48,4%. Les dépenses ordinaires ont enregistré un taux 51,7%, alors que les autres dépenses n’ont pas dépassé 50% des prévisions de la Loi de Finances, ainsi, les dépenses d’investissement ont été réalisées à 41,4%, les émissions des CST à 46,5% et les amortissements de la dette à 46,5% également.

Les dépenses de fonctionnement sont composées à 86,4% de charges de fonctionnement et 13,6% de dépenses en intérêts et commissions se rapportant à la dette publique. Réalisées à hauteur de 50,4%, les dépenses de fonctionnement sont composées à 62,9% de dépenses de personnel. Notons que trois ministères s’accaparent 60,2% des charges de personnel, à savoir, le ministère de l’éducation (34,7%), le ministère de l’intérieur (18,2%) et le ministère de la santé (7,3%). Les dépenses en intérêts et commissions se rapportant à la dette publique se sont élevés à 17.838 MMDH soit une réalisation de 62,2% des prévisions de la Loi de Finances pour l’année 2021.

 

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