Tanger : le bilan grimpe à 28 morts, le patron sous surveillance médicale
Les investigations pour révéler les circonstances et les causes du drame qu'a connu la ville de Tanger ce lundi 8 février matin se poursuivent. Voici ce que l'on sait jusqu'à présent sur cette affaire.
Quatre nouveaux corps ont été retrouvés dans cette unité de production de textile clandestine, apprend Médias24 auprès d'une source policière à Tanger. Le bilan des décès grimpe ainsi à 28 morts, au moment où nous mettons en ligne cet article.
Les opérations de sauvetage se poursuivent pour secourir d'autres personnes éventuellement piégées, ajoute notre source. "On ne connaît pas encore le nombre de personnes qui étaient à l'intérieur de cette unité. Nous attendons encore la fin de l'intervention de la protection civile pour extraire l'eau de la cave, afin de déterminer le nombre définitif de victimes".
Par ailleurs, "le patron de l'usine est sous surveillance médicale, sur instructions du parquet, en raison de son état de santé". D'après notre source, "le patron se trouvait avec les employés dans cet atelier au moment de l'incident".
Toutefois, "les investigations se poursuivent pour savoir si ce dernier dispose d'une autorisation pour exploiter cet atelier".
Jusqu'à présent, les éléments de l'enquête n'ont pas encore permis de savoir si les victimes ont été noyées ou électrocutées.
Selon une autre source bien informée, "des pluies torrentielles se sont abattues sur la ville ce lundi matin. Il s'agit d'environ 50 mm d'eau en une heure".
"Cinq oued traversent la ville de Tanger, qui font désormais partie du réseau des eaux pluviales, sous forme de canaux principaux. Plus d'un milliard de DH ont été investis dans la ville depuis les inondations de 2007 pour mettre fin à ces incidents, mais le problème persiste dans les voies des lotissements".
"Cette unité de production est très ancienne. Elle se trouve dans ce quartier depuis, au moins, une vingtaine d'années, et elle se situe dans une cave".
"Presque la majorité des caves de Tanger ne sont pas autorisées vu la topographie de la ville, à l'exception de quelques immeubles. Les caves des villas sont également presque toutes interdites. A la Commune, les responsables sont en train de chercher dans les archives l'autorisation pour cette cave", conclut notre source.
Selon des vidéos publiées par des médias locaux, les dépouilles seront remises à leurs familles à partir d'aujourd'hui.
Médias 24 va continuer à suivre cette affaire.
Lire aussi: Drame à Tanger : 24 personnes mortes dans une usine clandestine de textile
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