En 2019, les prix à la consommation ont stagné, selon le HCP
L’indice des prix n’a cru que de 0,2% par rapport à 2018. Seuls les prix de l’enseignement continuent de croitre à un rythme élevé. Avec une croissance molle, cette faible inflation traduit la persistance du ralentissement économique.
Les produits alimentaires (hors boissons alcoolisées et tabac) ont connu une baisse des prix de 1,3%, selon le HCP. Les produits non alimentaires ont enregistré une légère hausse de 0,9%.
Par catégorie de produits non alimentaires, les résultats vont d’une stagnation (pour le transport) à une progression de 3,1% pour l’enseignement.
Par ville, les prix ont baissé à Oujda (-0,3%) alors qu’ils ont augmenté de 1,2% à Fès.
Cette situation de très faible inflation perdure et interpelle. Accompagnée d’une croissance molle, attendue à 2,6% en 2019, elle reflète la persistance du ralentissement économique que vit le Maroc.
En décembre dernier, Bank Al-Maghrib n’a pas jugé utile de réduire le taux directeur pour relancer la machine, estimant qu’il ne s’agit pas d’un problème général d’accès aux ressources financières. Cela dit, un dispositif spécial de financement dédié aux entrepreneurs, à l’informel et aux TPME exportatrices sera bientôt lancé.
Le ralentissement reflète plutôt les difficultés de plusieurs entreprises de divers secteurs d’activité, la perte de confiance des opérateurs, la faible productivité de l’investissement publique, les multiples entraves (notamment administratives) à l’investissement privé, l’absence de stratégies volontaristes et concrètes pour certains secteurs traditionnels mais surtout l’essoufflement du modèle économique actuel et le manque de visibilité qui nécessite la fixation d’un nouveau cap et la mobilisation de tous les acteurs pour l’atteindre.
>>Lire aussi:
L’inflation est trop faible, faut-il oser une baisse du taux directeur ?
Le ralentissement économique persiste et devient inquiétant
À découvrir
à lire aussi
Article : Adouls : la Cour constitutionnelle valide l’essentiel de la réforme, mais écarte plusieurs dispositions
Saisie par 93 députés avant la promulgation du texte, la Cour a déclaré non conformes des articles touchant aux incompatibilités professionnelles, aux personnes en situation de handicap, au témoignage collectif dit “lafif” et à l’organisation des instances représentatives. Le texte devra donc être corrigé sur ces points, sans remettre en cause le cœur de la nouvelle loi 16.22.
Article : Parlement : deux textes sensibles sur la Samir et les carburants passent en commission
Deux propositions de loi portant sur les hydrocarbures et la Samir ont été récemment adoptées en commission à la Chambre des conseillers. Un vote "surprise" rendu possible par un rapport de forces numérique défavorable à la majorité, lors d’une séance où l’opposition était majoritaire en nombre. Si ces textes ont franchi l’étape de la commission, leurs promoteurs sont conscients qu’ils ont peu de chances d’être adoptés en plénière.
Article : Retail : la guerre silencieuse pour conquérir le panier des Marocains
Pendant longtemps, les courses du quotidien se sont surtout jouées entre l’épicier du quartier, le grossiste et quelques grandes surfaces. Ce modèle commence à se fissurer. Entre fusion capitalistique, rachats d’enseignes, master-franchises, centrales d’achat, logistique commune et formats de proximité, les grands opérateurs installent peu à peu des réseaux capables d’accompagner le consommateur du café du matin aux achats du week-end. Non sans bousculer les équilibres.
Article : Crédit du Maroc : ce que cache l’augmentation de capital à 699 MDH
Depuis son passage sous le contrôle de Holmarcom, Crédit du Maroc a changé de rythme. La banque affiche des bénéfices en hausse, prépare son plan CDM Boost 2028, et propose désormais à ses actionnaires de suivre le mouvement via une opération ouverte du 26 juin au 16 juillet. Derrière le prix fixé à 938 DH par action, le marché devra surtout juger si cette nouvelle étape confirme une trajectoire ou ouvre un pari plus large. Décryptage.
Article : Nador West Med : derrière le port, le pari industriel de l’Oriental
ROUND UP. Prévu pour entrer en service fin 2026, Nador West Med se construit déjà au-delà de ses quais : routes dédoublées, future autoroute vers Guercif, projets chinois dans l’éolien, les pneus et les alliages, ambition énergétique autour du GNL et de l’hydrogène vert. L’enjeu est désormais de transformer cette infrastructure en véritable moteur économique régional.
Article : Pour près de 395 MDH, ce sera Urbagec/Separator qui construira la future gare LGV de l’aéroport de Casablanca
Le marché porte sur le lot 4 du projet, dédié à la construction de la gare ferroviaire de l’aéroport Mohammed V. Cinq candidats étaient en lice, dont SGTM, Sogea Maroc et Construction Management Services, pour une estimation initiale fixée à 380 millions de DH hors taxes.