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Renseignement, recherche, interventions, structures: voici le bilan 2017 de la DGSN

Gestion administrative, formation, moralisation, répression des crimes, appui à la communication, coopération internationale... La DGSN publie ce vendredi 22 décembre son bilan 2017 et les grandes lignes de son plan d'action 2018.

Renseignement, recherche, interventions, structures: voici le bilan 2017 de la DGSN

Le 22 décembre 2017 à 17h49

Modifié 22 décembre 2017 à 17h49

Gestion administrative, formation, moralisation, répression des crimes, appui à la communication, coopération internationale... La DGSN publie ce vendredi 22 décembre son bilan 2017 et les grandes lignes de son plan d'action 2018.

>Modernisation des infrastructures.

– création de 6 nouvelles Brigades régionales de recherche et d’intervention (BRI), portant le total des brigades régionales créées entre 2016 et 2017 à 13, outre les Brigades centrales d’intervention (BCI), qui sont spécialisées dans les interventions de crise et les grandes affaires criminelles;

– mise en place de 20 brigades de renseignement criminel et d’appui technique au niveau national, avec pour mission la collecte et l’analyse des données à caractère criminel et leur exploitation en vue d’appuyer les investigations criminelles;

– une nouvelle salle de commandement et de coordination au niveau du district de Témara-Skhirat, doublée d’unités mobiles de police de secours;

– l'intervention territoriale des services de sûreté nationale a été étendu au district de M’Hamid à Marrakech, qui a connu la création d’un district de sûreté, deux arrondissements de police et un service d’accidents de la circulation;

– création de 6 nouvelles structures sécuritaires qui se répartissent entre des arrondissements de police, des services d’accidents de la circulation, un service central de formation continue en faveur des unités mobiles pour maintenir l’ordre ainsi que des forces d’intervention rapide;

– rattachement du Système d'identification automatique par empreintes digitales (AFIS) et du Centre national cynophile à la Direction centrale de police judiciaire, avec tout ce que cela implique en matière de reformulation de leurs objectifs en tant que structure de soutien aux investigations criminelles;

– restructuration de la Direction centrale chargée de gérer l’infrastructure informatique des services de sûreté nationale sous l’appellation "Direction des systèmes d’information et de communication" (DSIC), et dont la nouvelle mission consiste à moderniser les bases de données, développer les logiciels de travail et les orienter de manière à faciliter les services proposés aux citoyens et aux étrangers et contribuer ainsi à l’efficience des enquêtes judiciaires;

– la Direction de police judiciaire a été raccordée au réseau Cheikh Zayed, qui regroupe les pays membres au Conseil des ministres arabes de l’Intérieur en vue de faciliter les procédures de coopération sécuritaire arabe;

– élargissement du raccordement au réseau sécurisé d’Interpol en vue de permettre à la police aux frontières nationales d’accéder aux bases de données des individus recherchés ou déclarés disparus, ainsi qu'aux bases de données des documents et véhicules déclarés volés ou perdus.

>Répression de la criminalité, des indicateurs positifs.

– 559.035 affaires répressives en vertu desquelles 538.344 personnes ont été déférées devant la justice, dont 38.358 femmes et 22.236 mineurs;

– le taux de répression (de résolution des crimes) a atteint 92%, soit une hausse de plus de 2% par rapport à 2016;

– une augmentation de 4,5% a été enregistrée au niveau du nombre de personnes arrêtées;

– le nombre de victimes ayant porté plainte s’est apprécié de 7%. Il s’agit d’un indicateur positif dans le cadre de la diversification des mécanismes de dénonciation des crimes (salles d’appel et de coordination et police de secours), de l’amélioration des espaces d’accueil au sein des bâtiments de police, outre la prise en compte de la dimension psychologique lors de l’écoute des victimes dans les affaires de violence contre les femmes et les enfants;

– les crimes violents ne représentent que 9,72%. Ses indices ont connu un recul notable de -18% par rapport à l’année dernière dans les affaires de meurtre, coups et blessures provoquant la mort, de -3% dans les affaires d’agression sexuelle et -4% dans les vols avec violence.

>Lutte contre le trafic de drogue, des indices records.

– 97.688 interpellations, en hausse de 4%; 

– 2,844 tonnes de cocaïne saisies, soit une augmentation de plus de 1,5 tonne en comparaison avec 2016;

– 60,173 tonnes de Haschich;

– 21,842 kg d’héroïne, en hausse de 35%;

– 939.424 comprimés psychotropes (comprimés hallucinogènes et Ecstasy);

– 18.343 armes blanches de différentes tailles, 4.329 véhicules, entre voitures et motos, acquises à travers des activités criminelles ou en lien avec des activités criminelles. 

>Sûreté scolaire.

– 6.518 (+10%) établissements scolaires ont été sécurisés au cours de l’année scolaire 2016-2017 et le premier trimestre de cette année;

– 6.915 visites de sensibilisation au profit de 804.175 élèves avec une moyenne de présence de 40 élèves par séance au lieu de 200 auparavant;

Ces campagnes de sensibilisation ont été marquées par l’évolution du contenu pédagogique, l’ouverture sur de nouveaux sujets comme la violence scolaire et la citoyenneté numérique…

– 6.711 arrestations pour implication présumée dans 5.785 affaires répressives.

>Coopération sécuritaire internationale.

– le poste d’officier de liaison a été promu au sein de l’ambassade du Maroc à Madrid à celui de bureau de liaison afin d’assurer la liaison avec les aéroports de Madrid-Barajas, de Las Palmas et d’Algésiras.

Ainsi, les services de sûreté nationale sont devenus un point central de la coopération multilatérale liant le Maroc aux Etats Unis d’Amérique et les pays africains en matière de formation policière. Des officiers de la police marocaine ont été formés pour superviser la formation de leurs homologues du Tchad, du Mali, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Niger dans le domaine des investigations cybercriminelles, de gestion des interventions dans les accidents sensibles et les affaires terroristes…etc.

L'Institut royal de police a abrité 19 sessions de formation au profit de 204 officiers de Madagascar, de Guinée Conakry, de Tanzanie, du Nigéria et du Soudan, ainsi que 98 stages supervisés par des formateurs des Etats-Unis, du Royaume Uni, de France, d’Espagne et d’Allemagne, qui ont bénéficié à 1.418 cadres de sûreté travaillant dans différentes spécialités.

– traitement de 4.130 demandes d’information ou de coopération pénale émises par des officiers de liaison accrédités auprès de missions diplomatiques étrangères au Maroc ou officiers de liaison marocains à l’étranger, avec une hausse de plus de 45% par rapport à 2016.

– Les services de sûreté ont également diffusé 109 mandats d’arrêt international ayant permis l’arrestation de 119 personnes au niveau international, et publié 11.503 avis de recherche lancés par Interpol (+35%).

>Sécurité routière:

– 127 barrages judiciaires ont été mis en place dans les entrées et sorties des villes ayant donné lieu au contrôle de 1.712.083 véhicules et l’arrestation de 5.745 individus recherchés ou impliqués dans des affaires criminelles.

– 2.497 missions de préservation de la sécurité et de l’ordre publics, dont 1.364 missions pour assurer les manifestations sportives et 1.133 opérations de maintien de l’ordre.

– 1.890.736 infractions routières, soit une hausse de 21,32% par rapport à l’année précédente, avec une moyenne mensuelle de 160.000 infractions. Cette moyenne a connu une légère hausse durant les mois de juillet et août.

61.954 accidents de la circulation avec dommages corporels, engendrant 908 morts en périmètre urbain, soit une baisse 4,34% par rapport à l’année précédente, et 3.682 blessés graves, avec une hausse de 6,51%, ainsi que 78.220 cas de blessures légères (+9,24%).

>Rationalisation des dépenses.

Les services de sûreté nationale ont poursuivi leur politique de rationalisation des dépenses à travers l'utilisation d’une procédure d’appels d’offres électronique pour les achats habituels. Ce qui a permis de réduire de moitié le budget qui leur était alloué, de 22% les dépenses relatives à l’entretien et à la réparation de la flotte des véhicules, de 4,98% les dépenses relatives à la consommation d’eau et d’électricité et de 18,11% celle relative aux télécommunications par rapport à l’année 2016.

Ces mesures ont permis l’épurement des arriérés financiers et le paiement de 42.633.205,11 DH au titre des frais de déplacement et de logistique et de la réparation de la flotte des véhicules au titre des années 2012, 2013 et 2014, dégageant un excédent de 15.000.000 DH qui a été réservé à l’exercice 2018 outre un excédent de 43.000.000 DH au titre des bons de carburant.

Ces mesures ont permis de poursuivre la modernisation de la flotte de la sûreté nationale et le développement de ses infrastructures avec l’acquisition de 791 véhicules qui viennent s’ajouter aux 2.115 véhicules achetés en 2015 et 2016, ainsi que la généralisation de la charte de bariolage du parc auto qui a concerné 1.127 véhicules et motocyclettes.

>Structure informatique.

Les services de police ont poursuivi la gestion du système GESTAR relatif à la gestion informatisée des arrondissements de police, passant de la première étape consistant à informatiser les plaintes des citoyens et des rapports de permanence à la deuxième phase relative à la numérisation des certificats et des documents administratifs et les attestations de perte et de vol, et ce en vue d’accélérer leur délivrance et de les unifier au niveau national.

L’année 2017 a été marquée par la connexion à ce système de 13 arrondissements de police relevant de la préfecture de police de Kénitra, de 8 arrondissements de la région de Taza et de 22 arrondissements relevant de la préfecture de police de Tétouan.

Il a été également procédé à la généralisation du système de gestion informatisée des postes frontières SGPF à 26 postes frontières, afin d’améliorer le niveau de contrôle sécuritaire de ces postes et de garantir la fluidité des flux de voyageurs empruntant ces postes.

Dans le même sillage, la DGSN a œuvré à moderniser le Système d'information de gestion et de protection d’infrastructures sensibles (SIGPIC) dans le but de centraliser, d’évaluer et de répertorier les données et les risques concernant les infrastructures sensibles.

Ce système vise aussi à développer la base de données relative aux personnes recherchées pour inclure la photo et une alerte automatique dans le cas des personnes interdites de quitter le territoire national sur ordre judiciaire, outre l’élargissement, au monde rural, du système d’autorisation numérique d’hébergement dans les établissements hôteliers et touristiques et l’accompagnement des projets de renforcement du contrôle numérique via des caméras de l’espace public à Casablanca avec 150 nouvelles caméras et la modernisation de 60 caméras déjà installées, et l’installation de 300 caméras à Marrakech qui viennent s’ajouter aux 74 caméras existantes, tout en les connectant à la base de commandement et de coordination de la ville.

Par ailleurs, la DGSN a réalisé 1.965.644 cartes d’identité nationales (CIN) biométriques, dont 206.464 au profit des Marocains résidant à l’étranger. La DGSN développe une nouvelle génération de CIN, respectant les mesures de sécurité renforcée des titres identitaires et facilitant l’accès aux services numériques.

La DGSN a également réalisé 47.914 cartes de séjour au profit de ressortissants étrangers établis dans le Royaume et 476 cartes d’immatriculation au profit de demandeurs d’asile et d’apatrides, octroyé 1.158.875 fiches anthropométriques, 59.478 visas d’entrée au niveau des postes frontières nationaux, 7.448 permis de séjour exceptionnels et 945 prolongements de séjours.

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