Enseignement français au Maroc. Des parents d’élèves dénoncent l’opacité du système
Ils sont Français, majoritairement des binationaux, et ils se sont organisés en groupe comptant actuellement plus de 160 membres et ont créé une page sur facebook sous le nom "collectif des parents français en colère contre le SCA" (Service de la coopération et de l’action culturelle française).
"L'AEFE (Ndlr: Agence pour l’enseignement français à l’étranger) a été créée pour que les enfants français puissent suivre une scolarité française dans le monde. Petit à petit, les écoles gérées en direct sont devenues des établissements privés onéreux réservés à l'élite locale au détriment des enfants français", peut-on lire dans le descriptif de ce groupe.
Ces parents demandent que les critères d’affectation des élèves à des écoles situées dans tel ou tel autre quartier soient transparents. "Il arrive que des élèves qui résident à Dar Bouazza soient affectés à Belvédère (Casablanca), soit à des heures de trajet de leur domicile, alors que d’autres habitant à proximité de ce quartier soient affectés à Gandhi. Selon quelle logique si ce n’est pour dissuader les parents de fréquenter ces établissements créés pour eux? Nous aimerions bien le savoir", déclare à Médias24, Aicha Benabdeljalil, l’une des deux administratrices de la page.
Autre problème pointé du doigt: les affectations dans des établissements relevant de l’OSUI (Office scolaire et universitaire international) au lieu de celles gérées en direct par l’AEFE. Les écoles de l’OSUI étant plus onéreuses que celles de l’AEFE.
"La priorité doit être accordée aux Français pour les écoles gérées en direct. Or, ce n’est pas toujours le cas", ajoute Mme Benabdeljalil.
Ce collectif souhaite profiter de la visite d’Emmanuel Macron au Maroc pour lui faire part de ses doléances. Le recours aux services d'un avocat pour porter l'affaire devant la justice n'est pas écartée si aucune solution n'est trouvée.
Pour consulter la présentation du réseau de l'enseignement français au Maroc, cliquer ici.
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