Casablanca. La nouvelle politique de stationnement coûtera 285 MDH à la ville.
L'investissement évalué concerne l'achat d'horodateurs ainsi que la construction de parkings en surface, en ouvrage ou souterrains.
Cet investissement sera réalisé sur 10 ans en recourant à des emprunts sur une durée de 7 ans, le pic d'investissement se situe aux années 6 et 7 (2022 et 2023), avec un budget d'investissement annuel estimé de près de 45 MDH.
Un horodateur coûte 60.000 DH, pose comprise
Les hypothèses de coûts retenus sont les suivantes:
-Horodateur: 60.000 DH, soit environ 2.400 DH / place.
-Parc en surface (création): environ 10.000DH / place.
-Parc aérien (création): environ 75.000 DH / place.
-Parc souterrain (création): environ 150.000 DH/ place.
Tout ce qui relève de l'embellissement de l'espace public, de la politique sociale de replacement des gardiens situés dans les futures zones horodateurs et les éventuels dédommagements n’entre pas en compte dans ces calculs.
"Le coût global de la nouvelle politique de stationnement peut être bien supérieur à ces estimations en prenant en considération tous les effets collatéraux de la nouvelle poltique", note une étude élaborée par Casa Transport au sujet du stationnement dans la métropole.
Exploitationet maintenance, entre 15 et 50 MDH par an
La maintenance du stationnement concerne à la fois le parc de surface et les parcs fermés. Il s’agit de la maintenance des horodateurs (mises à jours logicielles, adaptation de tarification…) et pour les parcs fermés de l'ensemble des frais d'éclairage, de surveillance, d'énergie…
La maintenance est de 600 DH par horodateur et par mois.
Le budget de fonctionnement ira crescendo à partir de l'année 1 (2017) (environ 15 MDH) jusqu'à l'année 6, date à laquelle l'ensemble du processus sera achevé (environ 45 MDH).
L'effet de l'inflation amène les frais de fonctionnement à hauteur de 50 MDH annuels à horizon 2026, note une étude de Casa Transport.
Recettes potentielles: entre 25 et 110 MDH par an
Les recettes potentielles sont directement liées au contrôle effectué à la fois vis-a-vis des usagers (taux de paiement) et de l'espace public pour éviter le vandalisme ou le détournement de la politique de stationnement par des gardiens, pratique assez courante dans les espaces horodateurs.
En cas de contrôle efficace - l'objectif est d’atteindre 70% de taux de respect du paiement-, les recettes générées pourraient atteindre près de 25 MDH annuels dès la première année et jusqu'à 110 MDH annuels dès 2021, en considérant une stabilité des tarifs pratiqués.
"Une augmentation progressive des tarifs permettrait de générer des recettes plus importantes mais cette mesure n'a pas été considérée à ce stade", souligne l’étude.
Il reviendra à l'observatoire du stationnement que la ville compte mettre en place de mesurer la nécessité ou pas d’augmenter les tarifs.
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