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El Khalfi :“La Suède a boycotté des produits marocains, nous en ferons de même”

La Suède mène contre le Maroc une guerre politique et économique qui va jusqu’au boycott des produits marocains. Le gouvernement “ira jusqu’au bout“ dans sa riposte “légitime“ pour défendre le Maroc, ses droits, ses intérêts.

El Khalfi :“La Suède a boycotté des produits marocains, nous en ferons de même”
Youssef Lakhdar
Le 1 octobre 2015 à 16h12 | Modifié 1 octobre 2015 à 16h12

Mustafa  El  Khalfi , ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a déclaré que la position de la Suède sur la question du Sahara a pris les dimensions économiques, soulignant que la Suède  boycotte les produits du Maroc ainsi que toutes les des entreprises étrangères qui traitent avec le Maroc.

Il a  annoncé lors d'un point de presse organisé juste après la réunion du Conseil  du gouvernement ce jeudi 1er octobre, que Salaheddine Mezouar, minstère des Affaires étrangères a rencontré la ministre des Affaires étrangères de la Suède à New York et lui a exprimé l'indignation du Maroc quant à la  position de son pays sur la question du Sahara.

El Khalfi a également fait savoir que le  Maroc a fait une évaluation de la situation, se dirige vers l'adoption de mesures de réciprocité vis-à-vis de la Suède, ce qui signifie des mesures de boycott économique. 

El Khalfi a rappelé que  la balance commerciale entre les deux pays est désiquilibrée en faveur de la suède (4,5 MMDH d'achats marocains et à peine 450 MDh d'achats suédois). Il a déclaré que le gouvernement marocain espère que la Suède révisera sa position. 

Le Maroc considère la position de la Suède comme hostile et menace les Marocains dans leur niveau de vie et dans leur économie et leurs revenus, et a ajouté que la Suède a oeuvé à boycotter les entreprises marocaines depuis des années, en particulier pour les produits en provenance du Sahara marocain, ce qui est incompatible avec les décisions des Nations Unies, qui reconnaît que le Maroc est l'autorité administrative.

El Khalfi a ajouté: "en face de cette situation,  qui dure depuis des années, il était temps pour le Maroc de prendre  une position claire et explicite, d'autant plus que ce qui a été fait par la Suède n'est pas limité à son territoire, mais il s'est étendu à l'Union Européenne. La Suède mène aussi des campagnes contre le Maroc, et elle est surtout contre  les conventions conclues par l'Union européenne le Maroc".

Le Maroc ira donc jusqu'au bout dans sa position de légitime défense.

Voici par ailleurs le texte du communiqué officiel publié à l'issue du conseil de gouvernement tenu jeudi 1er octobre:

"Le Maroc, tout en évaluant la position suédoise au sujet de la question du Sahara, réfléchit, de manière sérieuse, à prendre des mesures similaires à l'égard de la Suède, conformément au principe de la réciprocité", a annoncé, jeudi, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Mustapha El Khalfi.

"Il est devenu nécessaire de prendre "une décision claire et ferme" à l'égard de la position hostile de la Suède, non seulement à cause des tentatives de ce pays de reconnaitre la fantomatique "RASD", mais en raison aussi des campagnes récurrentes en Suède pour boycotter les produits marocains originaires des provinces du Sud, des entreprises marocaines et des sociétés étrangères qui ont des liens avec le Maroc et qui opèrent dans les provinces sahariennes, a affirmé M. El Khalfi, qui a rappelé les dernières rencontres entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération avec son homologue suédoise à New York, où il lui a fait part de "la ferme condamnation et de la grande inquiétude du Maroc à l'égard des développements dangereux de la politique et de la position suédoises négatives à l'égard de la question du Sahara marocain".

"Cette position de la Suède, qui s'inscrit en faux des résolutions de l'ONU, a dépassé le territoire suédois pour toucher l'Union européenne où des campagnes ont été lancées pour voter contre des accords entre l'UE et le Maroc, tout en mobilisant d'autres pays à adopter la même position, en plus du soutien apporté par la Suède à certaines organisations non gouvernementales internationales et marocaines pour les encourager à adhérer à ces politiques, a souligné le ministre, dans un communiqué lu lors d'un point de presse à l'issue du Conseil de gouvernement tenu sous la présidence du chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane.

"A la lumière de cette situation, qui dure depuis plusieurs années, le Conseil de gouvernement espère que la Suède révise sa politique et ses positions sur la question nationale et revoit sa politique économique à son sujet, "sinon nous irons plus loin dans notre riposte suivant le principe de la réciprocité", a-t-il averti.

"Nous nous orienterons vers le boycott des sociétés suédoises, conformément au principe de la réciprocité, après les campagnes de boycott des entreprises marocaines et la présentation à la justice des entreprises suédoises qui ne respecteraient pas la politique suédoise", a précisé le ministre, expliquant que la balance commerciale est largement déficitaire au profit de la Suède, du fait que les exportations suédoises vers le Maroc sont près de sept fois plus que les exportations marocaines à destination de ce pays.

"M. El Khalfi a rappelé dans ce cadre que le Maroc est fort de par sa position, ses réformes, son capital et ses choix, ainsi que par les politiques qu'il a adoptées et qui ont été couronnées, suite à la révision constitutionnelle, par le lancement du chantier de la régionalisation avancée et l'organisation des différentes opérations électorales nécessaires pour asseoir les institutions de cette régionalisation.

"Le Maroc, a-t-il ajouté, est également fort par les politiques qu'il a lancées dans les domaines économiques et sociaux dans le sillage du lancement du Modèle de développement des provinces du Sud et des réformes sociales dédiées à réhabiliter dans ses droits le citoyen marocain, comme l'Initiative nationale pour le développement humain et le Code de la famille (Moudawana), en plus des réformes entamées dans le domaine juridique, comme la réforme de la Justice militaire, l'instauration du Conseil national des droits de l'Homme et la création de Commissions régionales des droits de l'Homme.

"Tout au long des dernières années, le Conseil de sécurité n'a pas cessé de saluer dans ses résolutions ces "initiatives importantes", en plus des acquis considérables réalisés grâce à l'Instance équité et réconciliation qui ont permis au Maroc de tourner la page des violations passées.

"Il a été également question du traitement responsable et courageux des questions liées à l'identité marocaine et qui ont été consacrées dans la nouvelle Constitution qui met en valeur les composantes de l'identité marocaine, dont l'affluent sahraoui-hassani, outre l'adoption de politiques efficaces dans les domaines de la culture, de l'enseignement et des médias, favorisant le respect de la spécificité culturelle sahraouie et sa valorisation pour en faire un des leviers du rayonnement du Royaume.

"Ces réformes sont le fruit de la convergence des différentes volontés nationales sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu Le préserve, pour aller de l'avant sur la voie de l'édification d'un Maroc développé qui occupe la place qui lui sied parmi les pays émergents, a noté le ministre".

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Youssef Lakhdar
Le 1 octobre 2015 à 16h12

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