Bachir Abdellaoui, nouveau maire: voici ce qu’il veut faire à Tanger
EXCLUSIF. Accélérer Tanger-Métropole, améliorer les finances communales et services aux citoyens constituent les trois priorités du nouveau maire que nous avons rencontré quelques jours avant son élection officielle ce mardi 15 septembre.
Mohamed Bachir Abdellaoui, 57 ans, a officiellement été élu ce mardi 15 septembre avec 66 voix pour un mandat de six ans après avoir passé les six dernières années dans l’opposition communale. Son parti a obtenu 49 voix.
Des élus de l’Istiqlal, de l’UC, du PAM et du RNI ont également voté en faveur du candidat PJD. Un élu de l’UC a été intégré au sein du bureau du conseil communal.
Accélérer Tanger-Métropole
«Tanger-Métropole est en retard» constate de prime abord le nouveau maire de Tanger. Il attribue cela à une mauvaise programmation globale: «l’argent est disponible mais les projets n’avancent pas».
En passant, il met les points sur les «i», sur le rôle et les priorités du maire: «J’ai souvent fait remarquer à M. Fouad El Omari [ndlr: maire sortant] que les projets de Tanger-Métropole prenaient du retard et notamment les projets qui relèvent du conseil communal. Le chantier des nouveaux abattoirs n’a pas démarré et la décharge communale est un scandale».
«Je lui ai textuellement dit, poursuit M. B. Abdellaoui, que son rôle était d’être à Tanger et à son bureau pour s’occuper des affaires de la ville. Son rôle n’est pas de faire de la diplomatie et de faire des voyages à Paris, Barcelone et Dubaï; pour cela, le Maroc a un ministère des Affaires étrangères».
Parmi les projets du plan Tanger-Métropole qui relèvent de la responsabilité de la ville de Tanger figurent le transfert de la gare routière, le futur marché de gros des fruits et légumes, les abattoirs et le marché au bétail, la fourrière municipale et le projet de décharge municipale.
Doté d’un budget de 7,6 MMDH dont près de 2 MMDH à la charge de la commune, Tanger-Métropole connaît des progrès inégaux. L’ensemble des investissements et projets doivent être bouclés pour le deuxième semestre 2017.
Des services communaux plus efficaces
Le chantier de la gare routière a démarré mais pas celui des abattoirs ni celui de la décharge municipale.
Pourtant, ce dernier projet a vu la proximité de l’actuelle décharge au centre de la ville, de ses nuisances environnementales et sanitaires et du fait que le Maroc accueille la conférence de la COP 22 en 2016 devait revêtir une forme de priorité.
Cette situation inchangée depuis plus de 30 ans reflète depuis des décennies la mauvaise coordination entre administrations centrales, wilaya et les différents conseils communaux de Tanger.
Une visite sur le site de la décharge communale de Tanger cette semaine a permis à Médias 24 de constater l’étendue des dégâts avec des fumées qui enveloppent des habitations ainsi qu’une école mitoyenne et traversent la route principale Tanger-Tétouan pour atteindre la zone industrielle de Moghogha où travaillent chaque jour plus de 20.000 personnes
Bachir Abdellaoui «souhaite agir pour les gens», pas à des projets ou à des déclarations de «grandeur». Son souci est d’ «améliorer les services rendus chaque jour au citoyen» précise-t-il à Médias 24.
Abdellaoui est mécontent de l’état des services municipaux, de l’état de la voirie, des poubelles ou des services de légalisation des signatures.
Finances communales
Troisième point à corriger pour Abdellaoui, les finances communales. «Tétouan avec 500.000 habitants encaisse 22 MDH par an grâce à son marché de gros. Tanger avec un million d’habitants encaisse 24 MDH. Vous trouvez que c’est normal?» interroge-t-il.
Un récent rapport de la cour des comptes a mis en relief la faiblesse des recettes communales au niveau de la gare routière de Tanger. L’ensemble de la filière des établissements communaux semblent touchés par cette faiblesse des recettes fiscales.
Abdellaoui sait que la marge existe pour accroître les rentrées municipales notamment du côté des restaurants et du secteur de l’immobilier «qui bénéficie d’un nombre anormal de dérogations».
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