Elections. Sur les réseaux sociaux, le PJD numéro 1 incontesté au Maroc
L’étude réalisée par deux cabinets marocains spécialisés dans le traitement de l’information, montre clairement la supériorité du PJD sur Facebook.
Quelques jours avant les élections communales et régionales du 4 septembre, les cabinets marocains CMAIS et BoldData ont scruté à la loupe la communication des partis politiques sur le réseau social Facebook. Intitulée SMART Owl, l'étude analyse l'usage des partis politiques de Facebook. Au jeu des comparaisons, il n’y a pas photo, le PJD est le maître sur le réseau social de Mark Zuckerbeg.
Si le PJD est en tête des partis politiques sur Facebook, c’est parce qu’il a pris conscience rapidement de l’impact des réseaux sociaux comme outil d’information et de communication, et donc de visibilité et de notoriété.
L’analyse a été effectuée à travers 4 indicateurs: Cible, création de contenu, interactivité et viralité.
La bataille 2.0 gagnée par le PJD
Sur les réseaux sociaux, et spécialement Facebook, c’est le PJD et les autres. Le parti de la lampe sort vraiment du lot dans la communication 2.0. En termes de publications, CMAIS et BoldData ont recensé, en date du 28 juin 2015, 34.069 publications. Le PJD arrive en tête avec un total de 45% des publications, suivi par le PAM avec 14,2%. Des partis comme l’UC, se présentant comme adeptes de l’efficacité à bas bruit, frôlent le 0% (0,2% des publications).

Côté interactivité, les partis politiques ont généré plus de 200.000 commentaires. Le parti d’Abdelilah Benkirane arrive en tête avec 183.000 commentaires, soit 91% du total des commentaires. Quant aux mentions «J’aime» sur les publications des pages officielles, elles représentent un total de 2.850.000 likes, dont 90% effectuées sur la page du PJD.

Au niveau de la viralité, mesurée principalement par le nombre de partage des publications sur un page, là aussi, le PJD écrase la concurrence. Sur les 34.069 publications au total, 85% des publications partagées sont des publications de la page du PJD.
Finalement, sur le plan du contenu, les internautes sont davantage intéressés par le contenu du PJD.

La communication 2.0 se fait de la place
Cette opportunité qu’offrent les réseaux sociaux pour les partis politiques se fait petit à petit sa place au dans leurs stratégies. Si elle reste marginale en comparaison avec les expériences américaines et européennes, elle occupe de plus en plus d’espace dans le paysage politique marocain, constatent les deux cabinets.
Se faire une place sur la toile est devenu primordial pour les partis politiques. Certains partis l’ont compris, pour d’autres, ce n’est pas encore le cas. Sur les 34 partis qui composent la scène politique marocaine, 17 d’entre eux, soit 50%, disposaient d’un portail web en date du 27 juin 2015.
Ces 17 sites web contiennent des liens vers une page Facebook, avec une différence au niveau des intervalles de temps de publication. En outre, certains partis possèdent une page Facebook officielle, sans disposer d’un site web.
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