Khadija Rouissi conduira la liste féminine du PAM aux régionales de Rabat
Finalement, c’est Khadija Rouissi qui sera tête de liste femmes du PAM pour les élections régionales de Rabat-Salé-Kénitra. La liste générale sera, elle, conduite par Hakim Benchammass.
Le PAM met ainsi à contribution en œuvre un ticket avec deux personnalités de premier plan.
Hakim Benchammass est l’un des dirigeants les plus en vue du PAM. Sa désignation en tant que tête de liste de la région avait été annoncée avant même le début de la campagne officielle.
La désignation de Khadija Rouissi est, elle, une nouveauté. Mme Rouissi est une figure politique crédible et respectée. Elle fait partie des personnalités qui ont rejoint le PAM après avoir été séduites par un discours de rassemblement des forces modernistes.
Mme Rouissi fut une figure de l’extrême gauche. Elle avait 9 ans lorsque son frère abdelhak a disparu en 1972. Au milieu des années 80, elle s’est engagée dans la défense des droits humains. Elle a été la première secrétaire générale et fait partie des fondateurs du Forum Vérité et Justice. Elle a rejoint par la suite un grand Monsieur de la lutte pour les droits humains, feu Driss Benzekri, à l’Instance d’Equité et de Réconciliation.
Elle a été jusqu’à il y a un an, vice-présidente de la Chambre des Représentants après avoir été élue députée en 2011.
Connue pour son engagement en faveur des droits humains, contre la peine de mort, pour la démocratie, la liberté de conscience et les libertés individuelles, elle a créé également l’association Bayt Al Hikma, un forum rationaliste indépendant marocain, qu’elle a dirigé avant de passer la main à un grand Monsieur de la société civile, Fettah Bennani.
La liste des candidatures comprend des compétences indéniables, comme Fatima Ezzahra Elfenn, centralienne et membre fondateur du Centre Tarik Ibnou Zyad, Omar Chibane, Brahim Joumani et d’autres encore.
Quelle vision pour Rabat?
La lecture du programme du PAM pour la région Rabat-Salé-Kénitra reflète un diagnostic que l’on pourrait résumer ainsi:
-“La région de Rabat, on y habite mais on n’y vit pas“;
-La région doit devenir un levier du développement économique, et c’est possible notamment en ciblant l’agriculture, la pêche et l’industrie;
-La culture est une priorité et un levier d’ouverture et d’intégration sociale;
-Les inégalités sont flagrantes: la région comprend 13% des bidonvilles du Maroc, ce qui en fait la seconde région de cette catégorie.
Plus précisément, le programme veut augmenter la superficie totale irriguée de 15.000 hectares, faire passer le chiffre d’affaires global de l’industrie de 17,5 milliards de DH à 25 milliards en 2020, faire de Kénitra le principal port de pêche de la région, créer de petits ports de pêche à Skhirat et Salé, réaménager et réhabiliter la corniche, longue de 60 km, prendre les mesures susceptibles de doubler le rendement de la céréaliculture, encourager la culture des primeurs, exploiter rationnellement la richesse forestière qui couvre 300.000 hectares dans la région.
Sur le plan social, le programme promet pour 2020, zéro bidonville, ainsi qu’une réduction drastique du taux d’analphabétisme (ramené à 10%) et de pauvreté (ramené à 3,5%). Il cible également les disparités sociales pour les réduire d’une manière significative à l’horizon 2020.
Le programme est également ambitieux sur le plan des activités culturelles et /ou récréatives.
à lire aussi
Article : Le Maroc et l'Argentine explorent les pistes de renforcement de leur coopération économique
Réunis le 11 juin 2026 à Buenos Aires, dans le cadre de la 8ᵉ session de la Commission mixte et de la 6ᵉ session des consultations politiques, le Maroc et l’Argentine ont engagé un dialogue approfondi sur l’état et les perspectives de leur coopération bilatérale, fondée sur l’Accord de coopération commerciale, économique et technique signé en 1978.
Article : “Nidam Tayyibat”, ce régime viral sans validation scientifique qui peut nuire à la santé
Popularisé autour de promesses de digestion améliorée, de perte de poids et de "guérison", ce mode alimentaire exclut notamment les œufs, le poulet, les légumineuses, plusieurs légumes, de nombreux fruits et une partie des produits laitiers. Pour le Dr Mohamed Adahchour, ces restrictions exposent surtout à des carences, à un appauvrissement du microbiote et à des risques métaboliques à long terme. Détails.
Article : Mondial 2026. Maroc-Brésil : un élan à prolonger
Frappés par deux importants forfaits, les Lions de l’Atlas n’en restent pas moins confiants au moment de lancer leur aventure américaine face au Brésil, ce samedi 13 juin (23h) au MetLife Stadium dans le New Jersey. Contrairement à l’édition précédente, Achraf Hakimi et ses coéquipiers ne seront pas épargnés par la lumière qui nimbe les grandes nations.
Article : Maroc-Brésil (Mondial 2026) : quelle heure, quelles chaînes
Le Maroc lance son Mondial 2026 par un choc de prestige face au Brésil, dans une rencontre qui donnera d’emblée le ton de son parcours.
Article : Le géant norvégien des peintures Jotun investit 100 MDH dans une usine à Casablanca-Settat
Avec 100 millions de DH engagés dans la région Casablanca-Settat et 60 emplois directs annoncés à l’horizon 2030, le groupe scandinave va produire localement une partie de ses revêtements. Un projet qui doit renforcer la filière chimique et entraîner davantage de fournisseurs marocains dans son sillage.
Article : Mondial 2026 : le Brésil favori des bookmakers face au Maroc, sans excès de confiance
À quelques heures du coup d’envoi au MetLife Stadium, les grilles consultées donnent la Seleçao autour de 1,60-1,70, contre près de 6 pour un succès des Lions de l’Atlas. Mais les marchés annexes — double chance, buteurs, score à la mi-temps, vainqueur final du tournoi — racontent aussi une affiche jugée moins déséquilibrée qu’elle n’en a l’air.