Taubira et Ramid se sont réunis à Paris
PARIS. Ramid et Taubira ont tenu une réunion de travail. Aucun communiqué n’a été publié. “Ils avaient besoin de se parler“, apprend-on de source informée à Paris.
Pour le moment, on en est réduit aux conjectures. Soit la rencontre a échoué, soit elle a effectué quelques pas mais sans aboutir, soit enfin les uns et/ou les autres ont besoin de consulter en haut lieu. En tous les cas, il n’y a pas encore de résultat concret annoncé. A part des déclarations rassurantes de la partie marocaine. M. Ramid a en effet déclaré à l'agence MAp que les entretiens ont été positifs et qu'ils se poursuivront ce vendredi.
Jeudi 29 janvier, les ministres de la Justice marocain et français se sont rencontrés pour une «réunion de travail» au cabinet de Mme Taubira. Ils ont évoqué la coopération judiciaire entre le Maroc et la France, dans une situation de «crise diplomatiqu» qui dure depuis un an.
Si toutes les relations connaissent des hauts et des bas, les liens historiques d’amitié entre la France et le Maroc ont certainement été mis à mal, et cela fait longtemps que ça dure.
Depuis le 27 février 2014, le Maroc a suspendu sa coopération judiciaire, et de fait sécuritaire, avec la France. Une façon pour le Royaume de protester contre le dépôt, en France, de plaintes visant le patron national de la DST pour «complicité de torture» et «torture».
Cet évènement, conjugué à un rapprochement franco-algérien, a brouillé des relations d’ordinaire bien cadrées et toujours étroites.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, a annulé la semaine dernière une visite prévue à Paris dans le but de résoudre cette brouille qui dure depuis presque un an.
Un voyage reporté, selon Mustapha El Khalfi, porte-parole du gouvernement, pour «se donner plus de temps de régler les dossiers». La rencontre jeudi 29 janvier entre les deux chefs de la Justice vient donc trancher avec une longue période d’absence de communication. Côté marocain, comme français, des espoirs reposent sur cet entretien.
Le chef de la diplomatie marocaine, Mr Mezouar, a annoncé à la presse qu’il espérait que «cette rencontre amorce une reprise des pourparlers diplomatiques entre les deux parties».
Côté français, l’ancien ministre UMP Luc Chatel a lancé le débat mercredi à l’Assemblée nationale en questionnant le Premier Ministre français, Manuel Valls, sur l’état des relations franco-marocaines.
Le discours du Premier Ministre était sans ambiguïté et exprimait clairement sa volonté de dépasser le gel diplomatique. "La France est l'ami du Maroc et le Maroc est l'ami de la France (...) Chacun doit y contribuer,il nous faut dépasser cet épisode basé me semble-t-il sur de nombreuses incompréhensions".
«Le Maroc est un partenaire majeur dans bien des domaines», a également affirmé le Premier ministre en préambule. Il est vrai qu’au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo, et alors que la France se dote activement pour lutter contre le jihadisme, l’absence de coopération judiciaire marocaine sur le sujet, d’habitude très active, se fait ressentir. Paris souhaite ainsi renouer avec Rabat afin d'obtenir, notamment, des renseignements sur des personnes soupçonnées de terrorisme.
En contrepartie, le gouvernement marocain a démenti la semaine dernière avoir demandé à ce que ses diplomates en poste en France bénéficient d'une immunité, ce que laissaient entre certaines informations.
Les enjeux de la réconciliation sont cependant clairs pour le royaume, Paris étant son premier partenaire économique, et le domicile de plus de 1,3 million de Marocains résidant en France tandis qu’entre 60.000 et 80.000 français résident au Maroc.
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