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PORTRAITS

Asma Mernissi, diva du spa à Casablanca

Tunisienne de naissance et Casablancaise d’adoption, l’ultra dynamique Asma Mernissi est aujourd’hui à la tête du spa haut de gamme la Maison d’Asa. Rencontre avec une femme d’affaires qui a su mettre son expérience et son professionnalisme au service du bien-être.

Asma Mernissi, diva du spa à Casablanca
H.O.M.
Le 16 décembre 2014 à 12h45 | Modifié 16 décembre 2014 à 12h45

Fin d'après-midi dans la capitale économique. Cardigan bleu, lunettes de soleil, visage affable, tout sourire. Un chic au service d’une amabilité perceptible. Chaleureuse, Asma Mernissi accueille la clientèle du spa qu’elle a créé comme des convives vivement attendus. Elle ouvre les portes de sa maison, de son monde soigné et élégant appelant à la détente et aux voyages sensoriels…

Aujourd’hui, elle est exactement où elle souhaitait être ! Bien qu’elle évoque souvent le coup de pouce de la « providence », des années de dur labeur ont indiscutablement ouvert la voie. Elle ne le niera pas. « Très franchement, j’ai carburé ». Cet aveu, esquissé entre deux sourires, résume à lui seul le moteur d’une carrière florissante.

Milieu des 1980. La Tunisienne de naissance, deviendra Marocaine de cœur et d’adoption. La jeune Asma a en effet foulé le sol du royaume pour la première fois, emboitant le pas à l’homme qui a partagé sa vie. « J’ai eu la chance de rencontrer mon mari en France, durant mes études de langue et littérature anglaise ». Elle l’a suivi, dans ce pays dont elle ne savait rien…

L’exaltation du départ et l’attrait de la nouveauté ont nourri le quotidien quelques temps... avant d’être rapidement rattrapé par la nature profonde d’Asma. Cette jeune femme s’ennuie vite et elle a ça en horreur !

« Je ne sais pas rester sans rien faire, j’ai toujours besoin de nouveaux chantiers ». Ainsi lorsque l’occasion se présente de travailler au centre américain de Casablanca, elle bondit sur l’opportunité… Seul hic : aucune rémunération n’est au programme ! Mais, tant pis ça sera toujours mieux que de se tourner les pouces chez soi…

Cette décision audacieuse lui permet rapidement d’appréhender le marché du travail marocain et basculer vers une nouvelle expérience. Le monde du tourisme à travers l’ex-groupe Salam lui ouvre alors une porte, petite, étroite, mais pleine de promesses à qui souhaite s’investir et s’impliquer. Il n’en fallait pas plus !

Se « battre jusqu'à la mort »

Erigeant en bannière son attitude volontaire et son inébranlable sérieux, Asma Mernissi ira alors représenter l’enseigne marocaine sur les salons internationaux comme d’autres s’en vont en guerre pour gagner leurs batailles. C’était un « véritable combat professionnel » à livrer notamment face à la Tunisie, principal concurrent sur la scène touristique maghrébine, de l’époque.

Certains lui reprochaient d’ailleurs de « défendre les couleurs du Maroc », des couleurs pour lesquelles elle était « prête à se battre jusqu’à la mort »… A condition néanmoins d’être convaincue par « le produit à vendre », mue par une valeur qu’elle défend âprement : « l’honnêteté intellectuelle. »

L’engagement est payant ! L’ex-enseignante bénévole du centre culturel américain est propulsée au poste envié de directrice commerciale – la plus jeune - du groupe hôtelier marocain en un tournemain (ou presque). Elle y consacre son énergie, sans ménagements, 7 jours/7.

Comme pour prouver que son exigence aurait raison de tout, qu’elle était largement à la hauteur de la tâche, que sa condition de femme n’était en aucun cas une entrave à la réussite. Revers de la médaille : la vie privée passera fatalement au second plan…

Révélation et rebonds

A la naissance de son second enfant, elle ressent cependant le besoin de lever un brin le pied. Le boulot qui la passionne sera alors remisé durant une année.

« Cette année-là, je me suis sentie perdue ! Tout roulait, tout était sur les rails malgré la masse de travail », l’emploi produisait du sens. Asma tourne alors rapidement les talons et regagne le groupe, mais en pro de la « diplomatie », elle jouera la carte du compromis.

Fini la direction commerciale, la gestion de 17 hôtels et les interminables déplacements, désormais la guerrière rendra les armes pour se charger uniquement du volet thalasso thérapie du groupe, à travers le mythique établissement de la corniche de Casablanca, le Lido.

La passion pour le bien-être se déclare comme une révélation ! Elle se forme auprès du groupe, tisse des contacts à travers le monde et découvre les bienfaits des soins par l’eau…

Bien qu’animée par cette nouvelle passion auprès du Lido, Asma doit à nouveau affronter ses plus grands démons : la crainte de la routine et l’ennui. Elle les déjoue et pare les coups en participant activement au développement d’une franchise nord-américaine de vêtements d’intérieur, s’aventure avec succès dans l’univers de la joaillerie, « ramène la franchise Mont-Blanc » au Maroc, menant plusieurs projets de front.

Mais à quel prix ? « Lorsqu’on s’engage sur une autoroute, le risque est de se laisser embarquer », indique Asma. Alors elle freine sec, lève la tête et prend la première sortie qui la conduira doucement mais sûrement vers son « concept », son sanctuaire du bien-être rendant hommage au Maroc, à ses produits et ses soins ancestraux.

« J’ai repris mes contacts à 300 km à l’heure, j’ai dépoussiéré tous mes livres et cahiers des charges, je me suis entourée des meilleurs » pour donner enfin naissance à la Maison d’Asa et « garantir un service de qualité ». Les économies y sont passées, « j’ai investi et me suis investie », souligne Asma.

Si elle admet, qu’elle aurait aimé « se lancer plus tôt » dans ce projet, elle ne regrette rien de son parcours enrichissant et formateur. D’ailleurs, cela ne semble pas être dans sa nature… Elle a accepté de regarder dans le rétroviseur pour nous, bien que cette femme voue une obsession pour le futur, les nouveaux chantiers et horizons. Son concept est aujourd’hui « rodé et jouit d’une reconnaissance internationale ».

Pas question de se reposer sur ses lauriers pour autant. La prochaine étape est déjà en ligne de mire : « franchiser son spa et exporter sa marque ». Des projets toujours plus ambiteux, certes, mais nous ne doutons pas de sa réussite…

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H.O.M.
Le 16 décembre 2014 à 12h45

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