img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
BUSINESS

Thomas & Piron au Maroc : le développement touristique n’est pas à l’ordre du jour

Le groupe belge fait son retour au Maroc à travers un projet immobilier à Casa Anfa. Ce site constitue une cible d’investissement privilégiée, y compris dans le cadre des prochaines tranches.  

Thomas & Piron au Maroc : le développement touristique n’est pas à l’ordre du jour
Nabila Fathi
Le 21 mai 2014 à 17h31 | Modifié 21 mai 2014 à 17h31

«Louis-Marie Piron n’a jamais quitté le Maroc. C’est un amoureux du royaume où il passe une grande partie de ses vacances. Il y est d’ailleurs toujours propriétaire de biens immobiliers et fonciers, y compris à Lixus», lance d’emblée Luc Devos, directeur financier du groupe Thomas & Piron.

Cette déclaration a un seul objectif : affirmer que le groupe immobilier belge, qui devait développer la station Lixus, proche de Larache, n’aurait jamais plié bagage courant 2009 «s’il n’y était pas contraint». Le retour au pays à travers le lancement d’un projet immobilier à Casa Anfa pour un investissement de 450 MDH en donne la preuve, selon lui.  

«Quand j’ai vu, en juillet 2011, l’appel d’offres de l’AUDA concernant le développement du site Casa Anfa, j’en ai tout de suite fait part à M. Piron. J’étais persuadé que ce projet allait l’intéresser. D’ailleurs, il a été tout de suite conquis», raconte Hassan Mellouki, proche collaborateur du fondateur du groupe éponyme.

De retour au Maroc, six ans après l’avoir quitté, le groupe n’y investit pas en solo. Son partenaire est AG Real Estate, filiale immobilière d’AG Insurance, groupe d’assurances basé en Belgique. «L’idée est de s’associer à un partenaire structurant et pérenne. Nous ne sommes pas dans l’esprit de faire une seule opération au Maroc, mais nous sommes dans une configuration de durée. Le secteur visé est la promotion immobilière, un métier que nous aimons et qui correspond parfaitement à l’esprit Thomas & Piron», tient à préciser M. Devos.

En clair, le groupe ne compte pas reproduire la même « erreur » » en mettant un pied dans le développement touristique. «Cette fois-ci, le contexte dans lequel nous allons opérer est purement marocain, que ce soit au niveau de la clientèle cible, ou du projet lui-même. Nous tenons d’ailleurs à ce que la touche marocaine soit visible au niveau de l’architecture. L’artisanat marocain sera aussi très présent. Il se marie d’ailleurs très bien avec l’aspect contemporain», souligne M. Mellouki, en charge du volet commercial du projet. 

Par ailleurs, Thomas & Piron préfère ne pas s’éparpiller. Il fait un focus sur le projet Casa Anfa et n’exclut pas de soumissionner dans le cadre des prochaines tranches. « Casa Anfa, toutes tranches confondues, est un chantier qui durera une vingtaine d’années. Cela constitue pour nous d’excellentes opportunités d’investissement », ajoute M. Mellouki.

Pour le moment, le projet de Casa Anfa n’est pas encore complètement ficelé. Les bureaux d’études ainsi que les cabinets d’architectes sont sur le pied de guerre. Ce n’est qu’une fois leur travail bouclé que les appels d’offres pour la construction seront lancés. La commercialisation ne sera lancée qu’une fois tous ces aspects finalisés et le permis de construire obtenu. «C’est le seul moyen qui garantit le respect des surfaces vendables promises aux clients au moment de la commercialisation. Nous y tenons mordicus», assure le responsable commercial du projet.

Sur le plan administratif, la structure commune où Thomas & Piron et AG Real Estate détiendront chacun 50% n’est pas encore créée. Là aussi, il faudra attendre que la constitution des deux sociétés marocaines représentant les deux opérateurs belges soit finalisée. « Le processus est en cours. Dans un mois, tout sera prêt », tient-on à préciser.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Nabila Fathi
Le 21 mai 2014 à 17h31

à lire aussi

Avenue Royale. Ce que les documents officiels révèlent sur le chantier le plus sensible de Casablanca
SOCIETE

Article : Avenue Royale. Ce que les documents officiels révèlent sur le chantier le plus sensible de Casablanca

À Casablanca, le projet de l’avenue Royale franchit une nouvelle étape, marquée par l’accélération des démolitions dans l’ancienne médina. Si les opérations avancent sur le terrain, le projet reste entouré d’un flou persistant, notamment sur sa configuration finale et son calendrier. Consultés par Médias24, les marchés publics permettent toutefois d’en éclairer plusieurs volets. Le point sur l’avancement du projet.

Bourse. Le pourquoi de la décision de Sothema de diviser ses actions par cinq, l'intérêt pour les investisseurs
Actus

Article : Bourse. Le pourquoi de la décision de Sothema de diviser ses actions par cinq, l'intérêt pour les investisseurs

À compter du 5 mai 2026, le titre Sothema changera de format à la Bourse de Casablanca. Derrière cette opération technique, des enjeux de liquidité, d’accessibilité du titre et d’attractivité auprès des investisseurs particuliers. Décryptage.

Bonnes feuilles. Et si on faisait renaître le Conseil national du commerce extérieur ?
IDEES

Article : Bonnes feuilles. Et si on faisait renaître le Conseil national du commerce extérieur ?

Ancienne conseillère auprès de plusieurs Premiers ministres, Nezha Lahrichi revient, dans "Le Pouvoir entre réalisme et illusion", sur une trajectoire passée au plus près de la décision publique. Le livre tient à la fois du témoignage, du portrait politique et de l’essai sur les dérives contemporaines du pouvoir. Médias24 en publie ici des bonnes feuilles consacrées au Conseil national du commerce extérieur, institution dont l’histoire contrariée résonne avec une question très actuelle : comment penser, organiser et anticiper le commerce extérieur marocain ?

African Lion 2026 : à Cap Drâa, les drones FPV s'invitent sur le théâtre d’exercice
Defense

Article : African Lion 2026 : à Cap Drâa, les drones FPV s'invitent sur le théâtre d’exercice

Une précision chirurgicale pour quelques centaines de dollars : le drone FPV a brisé les codes de la guerre conventionnelle. Face à ce prédateur qui impose un stress permanent aux troupes au sol, les Forces armées royales ripostent.

Du jamais vu. Flambée de la viande ovine qui frôle les 200 DH/kg
ECONOMIE

Article : Du jamais vu. Flambée de la viande ovine qui frôle les 200 DH/kg

À l’approche de Aïd al-Adha, la viande ovine atteint jusqu’à 170 DH le kilo chez le boucher. Pour les morceaux les plus demandés, les prix grimpent à 190, voire 200 DH le kilo. Ces niveaux sont inédits au Maroc par leur ampleur, mais aussi par la rapidité avec laquelle ils se sont imposés.

“Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd
CULTURE

Article : “Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd

ENTRETIEN. Dans un contexte de transformation accélérée des infrastructures de la capitale, le ministre de la Culture évoque pour Médias24 les leviers qui doivent faire de Rabat un pôle culturel majeur à l’international. Entre modernisation, développement de la formation et démocratisation de l’accès à la culture, Mehdi Bensaid défend une vision globale à long terme.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité