Ville de Casablanca, les meilleures idées reléguées aux calendes grecques
Le conseil de la ville de Casablanca a tenu jeudi une session ordinaire très attendue. Plusieurs points ont été débattus et validés. Mais les projets les plus importants ont été reportés à la session d’avril.
Plus de cinq heures de discussions ont donné comme à l’accoutumée une piètre opinion du niveau des élus et de la démocratie locale. Car discussion est un grand mot qu’il ne faut pas déranger pour si peu: il s’agit de vociférations plutôt.
Parmi les sujets débattus et validés, le sort du marché municipal de Sidi Maârouf qui sera détruit et reconstruit.
Il y a également le sort des bipèdes et des quadripèdes à qui viendrait l’idée d’occuper l’espace public. Ils se verront tous soumis à une amende, promis-juré. Pour les premiers, marchands ambulants de leur état, l’amende sera maintenue à 2 DH par mètre occupé. Pour les charrettes et les animaux, les amendes ont été fortement augmentées, ce qui est censé prouver à nous autres électeurs, que la ville est désormais bien tenue.
Il en est de même avec les courageuses décisions relatives à la gestion du patrimoine de la ville, décisions extrêmement tardives comme on le constate à la lecture des documents. Le patrimoine en fait, n’était pas géré, c’est la seule impression qui peut se dégager. Il a donc été mis un terme à une partie des contrats jeudi dernier lors de la fameuse réunion.
Par exemple, un certain M. Y. loue un terrain de 4.471 m2 depuis 1996 pour la somme de 1.000 DH par mois. La Boule d’or maârifienne, un club de sport, enfin de pétanque, n’occupera plus un terrain de 1.680 m2 à L’Oasis pour 250 DH par mois, ce qu’il faisait depuis juillet 2003. Un certain B. L. exploitait depuis 1994 un terrain de 550 m2 (officiellement pour la vente de matériaux de construction), contre la somme de 650 DH. Un espace vert sis commune des Roches Noires, est exploité depuis 1993 en tant que café. En 1996, une autorisation provisoire a été octroyée par la Ville à un certain I. H., contre la somme de 5.000 DH … par an. Cette autorisation a pris fin en 2001. Depuis cette date, l’endroit est occupé et la Ville n’a pas pu expulser l’exploitant. Entre temps, pas de recettes.
D’autres points ont été débattus tels que l’obligation de repeindre toutes les façades des immeubles en blanc.
Le conseil était très attendu en raison de quatre projets annonciateurs de réformes qui figuraient à l’ordre du jour. Les quatre projets ont été reportés à la session ordinaire du mois d’avril.
Il s’agissait d’une part de créer la commune des communes et d’autre part de créer trois sociétés mixtes, dans le cadre d’un partenariat public privé, auxquelles la ville comptait déléguer l’animation (exploitation de l’infrastructure socio-culturelle, stratégie d’animation), le contrôle de la gestion déléguée (des abattoirs, du nettoiement, de l’assainissement, de l’électricité et l’eau) et le patrimoine (gérer, préserver, exploiter).
>Commune des communes.
C’est une idée ancienne, et une vraie réforme. Il s’agit de créer une commune dont le conseil ne comptera “que“ 25 membres, c qui est déjà un progrès immense par rapport au cirque actuel. Parmi les compétences de cette commune, citons de grands dossiers transversaux tels que le schéma directeur d’urbanisme, le transport urbain, le traitement des déchets, l’assainissement, l’eau et l’électricité.
>Casa Animation.
L’une des idées intéressantes du nouveau wali Khalid Safir consiste en le partenariat public privé en déléguant une partie des responsabilités de gestion au privé, car les élus ne disposent pas de l’expertise nécessaire, sans compter le fait que leur bilan laisse à désirer.
Casa Animation se verrait donc chargée de tout ce qui concerne l’identité culturelle et sportive de la ville : gérer la totalité de l’infrastructure (salles, terrains de sport…), en créer d’autres, élaborer et faire approuver une stratégie d’animation…
>Casa Contrôle.
Elle concerne la gestion déléguée. Les domaines sont les abattoirs, le nettoiement, l’assainissement, le transport urbain, l’eau et l’électricité.
Il s’agira de contrôler les concessionnaires, d’aider la Ville à rédiger les cahiers de charges… Casa Contrôle serait une S.A. au capital de 15 millions de DH.
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