Barclays visée par des enquêtes sur le marché des changes

Barclays, déjà ébranlée par le scandale du Libor, a révélé mercredi faire partie des banques visées par des enquêtes des autorités sur de possibles manipulations du marché des changes.  

Barclays visée par des enquêtes sur le marché des changes

Le 30 octobre 2013 à 13h01

Modifié 30 octobre 2013 à 13h01

Barclays, déjà ébranlée par le scandale du Libor, a révélé mercredi faire partie des banques visées par des enquêtes des autorités sur de possibles manipulations du marché des changes.  

« Barclays a reçu des demandes de renseignements de la part de certaines autorités liées à leurs enquêtes », a annoncé la banque britannique, dans le cadre de la publication de ses résultats du troisième trimestre qui ont marqué son retour dans le vert.

La banque indique « examiner ses opérations sur le marché des changes sur une période de plusieurs années jusqu'à août 2013 et coopère avec les autorités compétentes dans leurs investigations » qui « semblent impliquer de multiples acteurs sur le marché dans différents pays ».

Barclays estime qu'il n'est « pas possible à ce stade de prévoir l'impact que ces investigations auront » sur le groupe.

La FCA britannique et la Finma suisse ont annoncé ces dernières semaines avoir lancé des enquêtes en collaboration avec d'autres autorités étrangères sur de possibles manipulations du marché des changes, un nouveau scandale potentiel qui pourrait entacher la finance internationale.

Selon des informations rapportées par le Wall Street Journal, la police fédérale américaine (FBI) a ouvert pour sa part une enquête criminelle. UBS, Deutsche Bank et Royal Bank of Scotland (RBS) ont confirmé ces derniers jours faire partie des banques visées par les autorités. Ces enquêtes sur le marché des changes font planer la menace de nouvelles lourdes sanctions pour Barclays qui avait été en juin 2012 la première banque à avoir écopé d'une amende pour la manipulation du taux interbancaire Libor, une affaire qui a rattrapé depuis d'autres établissements comme UBS, RBS et Rabobank.

L'implication de Barclays dans le scandale du Libor, qui avait suscité une vive polémique en Grande-Bretagne, avait entraîné la démission du flamboyant directeur général de la banque de l'époque, Bob Diamond.

Son successeur, Antony Jenkins, s'est fixé pour priorité de restaurer la réputation de la banque. Barclays a par ailleurs annoncé mercredi son retour dans le vert au troisième trimestre avec un bénéfice net de 511 millions de livres (597 millions d'euros) contre une perte nette de 183 millions un an plus tôt.

Sur neuf mois, le bénéfice net s'est établi à 1,182 milliard de livres contre une légère perte de 35 millions en 2012.Ces résultats ont bénéficié d'une réduction de la charge liée à la valeur de la dette du groupe et du montant des provisions destinées à faire face aux compensations de clients lésés par les ventes abusives d'assurances-crédit PPI. Ils ont en revanche été pénalisés par 741 millions de livres de charges de restructuration.

Se félicitant de ces résultats, M. Jenkins s'est dit « optimiste » pour l'activité de la banque mais a promis de travailler « plus dur au quatrième trimestre et en 2014 ».

A la Bourse de Londres, les investisseurs saluaient ces résultats et le titre Barclays prenait 3,64% à 275,7 pence vers 09H43 GMT, dans un marché en hausse de 0,64%.

(Par AFP) 

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