Comment Zara a engrangé 16 milliards d’euros malgré la crise
La maison mère de Zara, Inditex, ne connait pas la crise grâce à son incroyable expansion dans le monde, une production hautement automatisée et une organisation infaillible. Décryptage d’un modèle économique à succès.
Fondée en 1963 par Amancio Ortega, Inditex est désormais l'un des plus grands groupes de distribution textile-habillement dans le monde, et ses marques font partie des principales entreprises internationales de mode. Malgré la crise, le numéro un mondial du textile maintient un fort rythme de croissance avec un chiffre d'affaires de près de 16 milliards d'euros en 2012.
Ce géant de l’habillement regroupe huit marques : Zara, le poumon du groupe, mais également Zara Home, Massimo Dutti, Stradivarius, Bershka, Pull&Bear, Oysho et Uterqüe. A lui seul, Zara réalise les deux tiers des ventes.
Au 31 janvier 2013, le groupe comptait plus de 120.000 salariés.
Au départ, Amancio Ortega ouvre un atelier de confection en 1963 à la Corogne (Galice), spécialisé dans la confection de pyjamas et de robes de chambre. En 1975, la première boutique Zara voit le jour. S’en suivront d’autres au Portugal, à New York, au Maroc… en une vingtaine d’années, Zara s’est implanté dans plus de 33 pays.
Pourtant, le groupe fait peu de publicité, n'a pas de service marketing central et ne fait pas appel à des designers de grande envergure. Par quel miracle ?
Il se trouve qu’Inditex conçoit et fabrique des vêtements à la mode dans ses propres usines et les vend dans ses propres magasins, tout cela à des prix attractifs, alors que ses magasins sont toujours situés dans des quartiers attrayants, et ses vêtements joliment exposées.
Pour Cecilia Monllor, biographe de la saga Zara, « Ortega regarde ce qui est à la mode, s’en inspire, et le fabrique moins cher… et ça marche». Une mode inspirée par les grands créateurs et en plus bon marché, voilà le crédo de Zara.
« Les vitrines sont l’arme fatale de Zara. La règle d’or de l’entreprise, c’est qu’elles doivent être complètement modifiées 2 fois par mois, pour pousser les clientes à revenir plus souvent », nous apprend un épisode de l’émission « Capital » de la chaine M6 qui s’était penchée sur le sujet.
Un département est d’ailleurs entièrement consacré à la conception de ses vitrines. Dans la principale usine Zara en Espagne, des centaines de mètres carrés sont uniquement consacrés à la conception de vitrines pilotes.
La société possède des usines en Espagne, mais aussi à proximité, notamment au Portugal, en au Maroc (Tanger), et produit 850 millions de vêtements de mode chaque année. Une grande partie est fabriquée dans usine hautement automatisée à La Corogne.
Les deux tiers de la production sont vendus dans les points de vente de la société en Europe, notamment en Espagne, en Italie et au Portugal.
La production restante est commercialisée dans d'autres marchés, incluant la Russie, la Chine, le Japon et la Corée…
En juillet 2011, Amancio Ortega a passé la main à Pablo Isla, nommé PDG d'Inditex.
Les marketeurs ou les concurrents ont longtemps cherché le secret d’Inditex. Ils s’accordent finalement à dire que l'entreprise est pionnière de le « fast fashion » et que son avantage concurrentiel réside dans sa flexibilité, en s’adaptant à la demande des clients.
Au Maroc, c’est le groupe Aksal, leader du retail au Maroc, détient la représentation exclusive de toutes les marques d’Inditex au Maroc, excepté Stradivarius, attribuée à un autre opérateur.
Seul hic du groupe Inditex, acheter sur Zara.com n'est possible que depuis septembre 2010, selon le Figaro. « Inditex accuse donc un vrai retard sur le Web, qu'il essaie de combler à marche forcée. De six pays au départ, la vente en ligne est désormais ouverte dans seize pays », note le quotidien français.
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