Le Maroc perd une place dans l’Indice de prospérité 2013
Le nouvel Indice de prospérité établi par l’institut londonien The Legatum classe le Maroc 3ème au niveau africain et 1er en Afrique du nord en termes de prospérité et de bien-être. Toutefois, le Maroc perd une place par rapport à l’année précédente.
Cette organisation internationale privée, qui se dit indépendante et non partisane, vient de publier son rapport annuel basé sur un indice de « prospérité » concernant le continent africain.
Le Botswana, l’Afrique du Sud et le Maroc occupent respectivement le trio de tête du Prosperity Index Rankings, sur un total de 38 pays étudiés. La Tunisie occupe la 4ème place, l’Algérie la 6ème tandis que le Tchad est bon dernier.
Mais avant de dévoiler son classement, le Legatum explique que l’optimisme affiché par les dirigeants, les universitaires ou les journalistes au sujet de l’Afrique est de plus en plus palpable.
« Quel lien existe-il entre la couverture du magazine The Economist datée de mai 2000, qui décrit l'Afrique comme «Continent désespéré », par rapport à la couverture de mai 2012 qui décrit l'Afrique comme « une destination privilégiée pour les investisseurs et un pôle de croissance mondiale ?», s’interroge le Legatum par la voix de son directeur de la programmation Nathan Gamester.
Basé à Londres, l’institut qui réfléchit aux politiques publiques et au développement a analysé, pour produire son ranking, de nombreux critères dont l'éducation, les performances économiques, les opportunités d'affaires, la gouvernance, l'entreprenariat, la lutte contre la corruption, la santé, les libertés individuelles, la sûreté et sécurité et enfin le capital social.
Ce rapport ne manque de formuler de nombreuses suggestions pour que le continent continue sur sa lancée. « Il est devenu évident que pour continuer leur progression, les Etats africains doivent entreprendre des réformes sérieuses, construire de meilleures institutions et améliorer l'éducation et les infrastructures ».
« Mais ce sont des choses qu'ils doivent accomplir eux-mêmes », explique le rapport. « L'aide étrangère, si abondante depuis bien longtemps en Afrique, a souvent été contre-productive. Elle a, a contrario, favorisé la corruption, véhiculée l’idée selon laquelle la réforme n'était pas nécessaire, et placé dirigeants incapables ». Et de conclure que « la prospérité croissante permettra aux populations de devenir plus exigeants et obtenir ainsi une meilleure gouvernance ».
L’indice de l’Institut Legatum a été publié pour la première fois en 2006, avec l’ambition, à l’instar de nombreux autres indicateurs comme l’IDH, d’évaluer le bien-être des populations.
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