La CGEM valide les mécanismes de l'indemnité de chômage
L’indemnité pour perte d’emploi est en passe d’entrer en vigueur. Elle concerne essentiellement les travailleurs à faible revenus. La CGEM vient d’en valider le mécanisme. L’Etat double la mise du fonds en le portant à 500 millions de DH.
Si l'objectif d’un filet social, c’est de protéger de la précarité, le but est atteint avec la mise en place d’un système d’allocation chômage. L’annonce, c’est la CGEM, qui vient de la faire. Elle donne son accord pour la mise en application de l’indemnité pour perte d’emploi (IPE).
Qu’en est-il de ce mécanisme?
Il concerne les salariés ayant perdu leur emploi involontairement, suite à un licenciement économique ou un licenciement tout court. Il leur est versé une indemnité correspondant à 70% du salaire moyen mensuel perçu durant les 36 derniers mois de leur activité. Elle peut couvrir une période de 6 mois depuis l’arrêt de travail, une indemnité toutefois plafonnée à hauteur du Smig. Par conséquent, les montants alloués restent modestes. Quelques soit le niveau de rémunération, le revenu indemnitaire ne dépassera pas les 2.300 DH du Smig.
Quant à la répartition des cotisations, celle versée par l’employeur, sera à hauteur de 0,38% et celle du salarié à 0,19%.
Originalité de ce système
Les pouvoirs publics mettent la main à la poche. «En principe dans d’autres pays, le financement se réalise uniquement à travers les contributions financières du patronat et des salariés», ne manque pas de préciser une source autorisée auprès de la CGEM. En effet, les pouvoirs publics ont cédé et doublé le fonds d’amorçage qui passe de 250 à 500 millions de DH. «En acceptant le montant initial, la deuxième année aurait été déficitaire et le projet aurait avorté. Car il aurait été inenvisageable de demander aux employeurs d’augmenter leur part de cotisation», explique notre source.
D’ailleurs, les scénarios réalisés par la CNSS, principal collecteur des cotisations, ont démontré les limites d’un régime fondé sur un fonds de 250 millions de DH. Ce qui ne contredit en rien les études menées par la CGEM. Laquelle, dès le début des années 2000 avait défendu l’idée. Le gouvernement d’alors dirigé par l’istiqlalien Abbas El Fassi, avait entrepris les négociations avec les syndicats et les organisations salariales. En 2004, avec l’adoption du nouveau code du travail, la disposition portant sur l’IPE fût intégrée. Et ce sont les négociations portant sur le budget alloué au fonds d’amorçage qui ont pris du temps.
«Il faut considérer ces mesures dans leur globalité, il s’agit d’un ensemble comprenant une indemnité, une assistance de l’Anapec et un programme de formation qualifiante via l’OFPTT», apprend-t-on toujours de même source. Le tout œuvrant pour une réinsertion rapide du chercheur d’emploi.
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